Le virus d’immunodéficience humaine (VIH) découvert en 1983 par des chercheurs de l’Institut Pasteur, représente toujours près de quarante après, un problème de santé publique majeur dans le monde. Le VIH dans sa phase terminale d’infection produit le syndrome de l’immunodéficience acquise (SIDA), caractérisé par des maladies opportunistes et potentiellement létales pour les patients. Il s’agit entre autres de :

  • La toxoplasmose ;
  • La cryptococcose ;
  • La pneumocystose ;
  • L’infection à CMV ;
  • L’infection à mycobactéries ;
  • Le sarcome de Kaposi, etc.

La recherche scientifique a été l’arme déterminante contre ce fléau et a permis de développer un certain nombre de réponses salvatrices pour les patients, mais pas suffisantes pour éradiquer le virus. Les travaux continuent donc dans les laboratoires et centres de recherches, avec de bonnes perspectives pour l’avenir. Découvrez dans cet article 03 des découvertes les plus récentes sur le sujet.

Une découverte importante sur les patients contrôleurs

Ciblés depuis plusieurs années déjà, les patients contrôleurs du VIH sont des personnes séropositives qui arrivent à maintenir le virus à une charge indétectable dans le sang sans aucun traitement antirétroviral ou parviennent à l’éradiquer spontanément sans aucun traitement.

Ces sujets miracles, sont devenus un principal axe de recherche dans la lutte contre le VIH/SIDA parce qu’en arrivant à comprendre les mécanismes mis en œuvre par l’organisme dans ces cas, l’on pourra définir des procédés pouvant rendre « contrôleurs du VIH » des patients qui ne l’étaient pas.

C’est dans ce cadre qu’en 2018, des chercheurs de l’Institut Pasteur ont réussi à comprendre un premier mécanisme chez les contrôleurs du VIH, laquelle met en jeu une sensibilité plus élevée des récepteurs TCR à la surface de leurs cellules immunitaires CD4, comparativement à la moyenne. Cette sensibilité élevée fait que les cellules CD4 détectent précocement le virus même en quantité infime et produisent une réponse immédiate. Si les différents tests sont concluants, cette découverte pourra aider les patients séropositifs à se débarrasser du virus.

Les patients contrôleurs en République démocratique du Congo (RDC)


Des chercheurs de plusieurs fronts scientifiques ont mis en évidence une proportion significativement plus élevée de contrôleurs du VIH dans ce pays que dans le reste du monde. Nous parlons quand même d’un pourcentage de 2,7 % à 4,3 % observé en RDC contre 0,1 à 2 % ailleurs. Les chercheurs pensent que cette découverte ouvre de nouvelles perspectives prometteuses dans la lutte contre le VIH.

En effet, il s’agira de mieux cerner la particularité biologique que détient cette population africaine et qui la démarque dans le contrôle du VIH. Ce pays pourra donc devenir une plateforme majeure dans la lutte contre le VIH et il est important de mobiliser autour de tels axes de recherches, les meilleurs chercheurs VIH en Afrique pour de réelles avancées.

Découverte d’une enzyme digestive intervenant dans l’attaque du système immunitaire

Récemment en 2020, une équipe au sein de l’Institut Pasteur, a découvert qu’une enzyme digestive présente en chaque être humain, coopère avec le virus dans l’attaque du système immunitaire. Cette enzyme est donc une sorte de taupe ou de traitre servant de tremplin au VIH, dans la neutralisation de notre immunité. Si les chercheurs arrivent donc à développer un anticorps qui réussit à neutraliser cette enzyme chez les personnes séropositives, alors le système immunitaire de ces derniers deviendrait beaucoup plus résistant et pourra performer normalement contre le virus. Cet anticorps a été déjà mis au point et les prochaines années s’annoncent prometteuses dans la lutte contre le VIH/SIDA.