Le coronavirus est une maladie qui est venue nous surprendre comme un voleur et auquel on n’était guère préparé. Le bilan est lourd, certains y laissent la vie ne trouvant plus la force de lutter contre cette pandémie. En France, à la date du 24 mars 2020, on dénombrait à peu près 23.300 cas officiels avec 1100 personnes décédées, dont 240 de plus en 24 heures. Pour limiter les dégâts, plusieurs mesures ont été prises par les États. Pour accompagner toutes ces mesures, les autorités françaises ont rendu gratuite la téléconsultation médicale. Vous pouvez alors vous faire consulter gratuitement à distance.

Coronavirus : les signes qui montrent qu’on est affecté

La maladie Covid-19 est apparue en Chine vers la fin de l’année passée d’où son nom d’ailleurs et a pour cause le SARS-CoV-2. Il s’agit d’un virus qui se retrouve dans la famille des coronavirus. Plusieurs symptômes sont attribués à ce mal. En effet, les personnes atteintes peuvent avoir une forte fièvre avec une température au-delà de 37,5 °C suivie d’une toux sèche ou grasse. Par ailleurs, même si ce n’est pas fréquent, le malade peut être confronté à une perte brutale de l’odorat et même perdre le goût. Ces deux derniers symptômes ont été reconnus par le ministère de la Santé publique le 22 mars dernier. En outre, les personnes atteintes peuvent avoir des courbatures ou encore des maux de tête. Le malade peut également avoir une fatigue inhabituelle, des frissons. Aussi, comme symptôme, il y a l’infection respiratoire aiguë pouvant provenir entre autres d’une sensation d’essoufflement. De plus, ce virus peut être à l’origine d’une défaillance multiviscérale. Il peut être aussi observé chez l’intéressé, une détresse respiratoire ou encore une insuffisance rénale aiguë. Tous ces derniers cas peuvent conduire à la mort.

Les mesures prises pour endiguer le mal

Nous vivons actuellement une crise sanitaire d’ordre mondiale et chaque nation doit prendre ses responsabilités selon ses moyens pour limiter la propagation du Covid-19. La transmission du virus peut être environnementale ou interhumaine. Les bonnes mesures pourront maintenir le plus grand nombre en vie, le temps qu’un remède puisse être trouvé. Aujourd’hui, l’une des mesures efficaces pour limiter cette propagation est déjà de limiter le plus possible les contacts entre les hommes. À cet effet, les gouvernements ont pris des mesures de confinement interdisant toute sortie inutile. Ce confinement est respecté dans la plupart des pays européens, dont la France. En outre, la plupart des frontières européennes sont contrôlées ou fermées. En effet, l’Union Européenne a opté le 17 mars 2020 pour la fermeture des frontières extérieures pendant 30 jours même s’il y a quelques exceptions. Il faut noter aussi que les rassemblements sont interdits dans les pays tels que la France, la République de Chypre, etc. Les commerces sont également fermés dans ces grands pays, de même que les écoles.

La téléconsultation, un moyen pour limiter les dégâts

Avec toutes les mesures prises, il serait alors difficile de sortir de chez soi. Toutefois, il fallait que même en confinement, ceux qui ressentent les symptômes puissent se rendre à l’hôpital pour se faire consulter. Ainsi, les dégâts au sein d’un même foyer seront limités. Cependant, un déplacement en cabinet est encore un risque que la population prend. Afin de limiter une fois encore la propagation du coronavirus, les autorités sanitaires françaises ont préféré encourager la téléconsultation médicale. 

La téléconsultation médicale est une consultation médicale effectuée à distance par un praticien habileté à le faire. Il peut s’agir d’un médecin généraliste ou encore d’un spécialiste de la question.

La nouvelle est tombée le 17 mars 2020. C’est à cette date que le directeur général de la santé Jérôme Salomon annonçait que la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) prendrait entièrement à charge la téléconsultation médicale. Cette décision a pris effet le lendemain de ladite annonce. L’objectif ici est de développer convenablement la présente consultation pour contrer un tant soit peu cette pandémie. La télécommunication médicale va davantage limiter les déplacements. Il faut noter qu’avant cette pandémie, la téléconsultation n’était pas aussi populaire dans le monde médical en France. C’est également une mesure qui va réduire le risque de contamination du personnel médical. Il s’agit ici des mesures dérogatoires qui régissent la pratique de certaines professions de même que la prise en charge des actes par l’assurance maladie.

La prise en charge par la CPAM : une mesure incitative

La prise en charge à 100 % de cette prestation par l’assurance maladie est une mesure incitative pour amener les Français à l’adopter. Dans un passé récent, les rendez-vous à distance en vidéo étaient pris en charge par la CPAM à hauteur de 70 %. Il faut noter que durant la période de l’épidémie, le médecin peut faire recours à la téléconsultation sans connaître auparavant le patient. Dans ces mesures dérogatoires, retenez aussi qu’il est encore plus facile que vous soyez suivi par un infirmier. Dans la période de la pandémie, vous pouvez bénéficier d’un télésuivi infirmier gratuitement, car cet acte de télésuivi est facturable à la CPAM. Le nombre de fois que cela se fera et le nombre d’actes découleront d’une prescription médicale. Par ailleurs, sachez qu’une simplification provisoire est faite du circuit des pièces justificatives à la facturation des actes à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie.

Simplification des arrêts de travail

En outre, retenez que dans cette prise en charge par la CPAM, il y a la protection des patients les plus vulnérables. Il s’agit ici des femmes enceintes et les personnes déjà prises en charge en ALD pour des pathologies concernées. Ces dernières sont autorisées à demander elles-mêmes un arrêt de travail à la CPAM. Ainsi, les cabinets de médecine en ville seront moins encombrés. Pour ce fait donc, un téléservice a été mis en place par ladite caisse pour traiter de ces cas. Toutefois, pour les cas qui ne bénéficient pas de l’ALD, le médecin doit se baser sur les prescriptions du HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique). Cela dit, ils verront avec cette catégorie de patients si un confinement est nécessaire dans leur maison ou s’il faudrait délivrer un arrêt de travail. Par ailleurs, la CPAM prendra aussi en charge pour cette période, les indemnités journalières pour tous les assurés des professions libérales, médicales et également paramédicales. Cela sera effectif si ces derniers doivent interrompre leur activité dans certains cas précis.

Mais, qui aura-t-on de l’autre côté de l’écran ? 

Notons d’abord que toute personne malade qui présente les symptômes du coronavirus peut profiter de ce service. La présente crise a ses conséquences sur tous les plans. Parmi ces conséquences, il faut reconnaître que le personnel pourrait manquer pour satisfaire toutes les demandes de la téléconsultation et répondre encore aux exigences des cabinets, cliniques et hôpitaux. Vous pourrez alors contacter votre médecin traitant ou n’importe quel autre praticien. En effet, tout médecin peut vous faire la consultation. Cependant, il vous fera la consultation via ce canal si et seulement s’il trouve pertinent de faire une consultation à distance plutôt que physique. Dans certains cas, vous aurez des infirmiers pour le télésuivi infirmier. Par ailleurs, sachez que les médecins peuvent se voir délivrer des autorisations d’assistanat s’ils le désirent et en font la demande. De plus, selon l’article L 4132-2-1 du Code de la santé publique, il peut être sollicité l’intervention d’un adjoint étudiant titulaire d’une licence de remplacement. Par ailleurs, les sages-femmes peuvent se servir aussi de la téléconsultation pour que les femmes enceintes qui venaient les consulter ne se sentent pas obliger de quitter leur domicile.  

Par quels moyens faire la téléconsultation ?

Aujourd’hui, une exigence n’est pas définie pour faire la téléconsultation. Vous avez la possibilité de le faire au moyen de toute technologie capable de faire une vidéotransmission. Cela dit, vous n’avez pas besoin d’avoir une solution de télécommunication avant de joindre votre médecin traitant. Il est possible de faire usage de Whatsapp, FaceTime, Skype et autres. Par ailleurs, il y a aussi des plateformes spécifiques que vous pouvez consulter pour prendre rendez-vous en ligne avec les médecins. Parmi celles-ci, il y a Doctolib qui est le leader français dans la téléconsultation. La Start-up Avec mon Doc vous permettra aussi de prendre rendez-vous. Pour les médecins qui le désirent, ils peuvent s’offrir gratuitement les services de la plateforme Hello Care tout le temps que durera cette crise sanitaire. De plus, les patients ont à leurs dispositions des plateformes comme :

  • Qare ;
  • Medaviz ;
  • CompuGroup Medical ;
  • ConsuLib ;
  • Livi ;
  • Docavenue, etc.

Au-delà de ça, il y a également des plateformes dirigées par les organisations régionales. Au nombre de ces derniers, il y a l’Union Régionale des Professionnels de santé ou encore, les Agences Régionales de Santé (ARS).

Les plateformes sont plus sollicitées et se mettent dans la danse

Les différentes plateformes font de leur mieux pour soutenir le gouvernement en cette période de crise sanitaire. En effet, Doctolib a mis gratuitement à disposition de 80 000 médecins son service de téléconsultation pour contribuer à la réduction de la propagation du virus. Chez Hello Care, le nombre de praticiens clients a été multiplié par 9 en une semaine. Livi fait plus 20 % de recrutement par jour tout en rémunérant partiellement ses médecins. La téléconsultation est donc plus prise au sérieux en France aujourd’hui à cause de la pandémie. En effet, depuis septembre 2018 où sa généralisation fut autorisée, elle n’était pas aussi répandue.

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