Avec l’avènement de la pandémie mondiale de Covid-19, les modes de vies et de travail ont dû être entièrement repensés : suspension des rassemblements, confinements successifs, application de mesures barrières… Des protocoles sanitaires ont été mis en place dans la plupart des administrations et entreprises. Si les uns visaient la protection contre les particules du virus en suspension, les autres concernaient leur éradication des surfaces de contact. Ainsi, le port du masque, la désinfection, l’aération et la stérilisation quotidienne des espaces confinés ont été rendus obligatoires.

Les mesures de désinfection classiques n’étant efficaces qu’à court terme, des solutions novatrices ne cessent de voir le jour. Centrale de traitement d’air, rayonnement UV, utilisation de l’ozone… Nous faisons le point sur les avancées en matière de stérilisation de l’air.

Les centrales de traitement d’air pour renouveler l’air inspiré

Le virus de la Covid-19 est un virus respiratoire à transmission aéroportée. Les « gouttelettes de Pflügge » émises lors d’une toux ou d’un éternuement se déposent sur les surfaces avoisinantes, mais se dispersent également dans l’air, jusqu’à plus de 2 m. Ce constat justifie les recommandations d’aération et de ventilation des espaces intérieurs. La meilleure solution reste par ailleurs de se tourner vers les centrales de traitement d’air (CTA) dont le rôle est de modifier les flux d’air : humidification/déshumidification, chauffage/climatisation, stérilisation de l’air.

L’emploi des CTA pour la stérilisation de l’air en cette période de pandémie est donc une adaptation d’une technologie existante. L’innovation concerne les nouvelles CTA à double flux qui conjuguent économie d’énergie et épuration de l’air. La propagation du virus est réduite en évitant tout mélange entre l’air vicié et l’air neuf. Ici, il est question de renouvellement de l’air, et non de recyclage. Les industries thermiques, aérauliques et frigorifiques rivalisent en effet d’ingéniosité dans la fabrication de nouvelles CTA aux performances optimisées.

Grâce à leur système de régulation embarquée, les nouveaux modèles sont automatisés, modulables et polyvalents. Il leur est ajouté des composants performants comme les récupérateurs à double échangeur de chaleur à eau (qui assure une étanchéité parfaite entre les circuits d’eau), les échangeurs à plaque, le revêtement antibactérien et les batteries à détente directe. N’hésitez pas à vous rendre sur le site https://airinnovationindustrie.fr/ pour trouver des centrales de traitement de l’air de nouvelle génération, dites « plug & Play », adaptées aux zones classées.

Le rayonnement ultraviolet ciblé pour détruire les virus

L’usage du rayonnement ultraviolet pour éliminer les microorganismes dans le secteur médical n’est pas nouveau non plus. Depuis plusieurs années déjà, il est employé pour stériliser le matériel médico-chirurgical en remplacement des traitements chimiques nocifs et inefficaces sur certains germes résistants. Les rayons UV sont donc déjà utilisés en tant que désinfectant. La longueur d’onde de la lumière du soleil est en effet suffisamment puissante pour tuer les agents pathogènes par destruction des liaisons chimiques des molécules qu’ils contiennent. Pour preuve, chez l’homme, cette longueur d’onde provoque des coups de soleil, voire des cancers cutanés si elle est appliquée à forte dose. Le fait est qu’autant les niveaux élevés d’énergie sont nuisibles aux germes, autant ils le sont pour les cellules de l’organisme. Ceci explique que la désinfection classique par UV nécessitait des protections (containers hermétiques) pour la peau et pour les yeux. En grande surface et dans les pièces occupées, ce procédé était jusqu’alors laborieux.

De là sont nées les nouvelles technologies à base d’UV destinées aux espaces occupés. Il s’agit particulièrement de la lampe à ultraviolet conçue initialement par une société japonaise. Cet outil est constitué d’une lampe à excimère émettant un rayonnement ultraviolet de longueur d’onde d’environ 222 nanomètres (nm), mais également d’un filtre unique dont la propriété est de bloquer les rayonnements ionisants éventuellement dangereux de plus de 230 nm.

Moins dangereux pour l’organisme humain, cette lampe à ultraviolets serait capable d’inactiver, sur une surface de 2,5 mètres, jusqu’à 99% des SARS-CoV-2 en moins de sept minutes. Cette technologie bactéricide et germicide est destinée aux espaces publics et ouverts tels que les halls d’entrée, les couloirs, les poignées de porte, les rampes d’escalier, les toilettes ou les salles de réunion. L’un des objectifs des programmes sanitaires de lutte contre la Covid-19 peut donc être atteint grâce à cette innovation. Les rayonnements émis détruisent le virus en suspension et sur les surfaces. Les personnes qui fréquentent ces endroits sont protégées en continu. Des expériences sont en cours pour étendre cette révolution aux voitures, bus et autocars.

L’ozone pour lutter contre le coronavirus SARS-CoV-2 dans l’air

Pour comprendre l’implication de l’ozone dans la stérilisation de l’air vicié, il faut tout d’abord expliquer sa composition. L’ozone est une combinaison de trois atomes d’oxygène, d’où son autre nom : le trioxygène. L’oxygène de l’air (oxygène moléculaire) est quant à lui l’association de deux atomes d’oxygène intimement liés entre eux. Il est prouvé qu’un atome d’oxygène se lie facilement avec n’importe quelle molécule, ce qui la rend très efficace pour détruire les agents pathogènes.

L’association d’oxygène à l’ozone étant instable, l’ensemble se dissocie facilement. Libéré dans l’air, l’ozone se transforme rapidement en oxygène moléculaire ordinaire et écologique. L’atome d’oxygène isolé sert à éliminer les germes. Par ailleurs, contrairement aux antibiotiques, les microbes ne développent aucune résistance envers l’oxygène.

Sur cette base, l’ozone a été envisagé comme traitement préventif du coronavirus. D’autant plus qu’il avait déjà été utilisé auparavant comme désinfectant contre des virus de la grippe, appartenant à la même famille que les SARS. Cependant, l’ozone est connu pour être particulièrement toxique et oxydant. Inhalé à une certaine dose, il peut s’avérer très dangereux pour l’homme. Son utilisation se limitait donc aux espaces clos.

Avec les nouvelles découvertes, les lieux de passage quotidiens peuvent désormais être stérilisés. En effet, un groupe de chercheurs a réussi à prouver que l’ozone était efficace, même à des concentrations très faibles et sans risque pour l’homme. À une concentration de 0,1 partie par million (ppm), l’ozone est capable d’éliminer 95% du virus en 10 heures. Notons que ce niveau de concentration est la limite d’exposition maximale de l’homme. De même, avec une concentration continue de 0,05 ppm (concentration qui ne présente aucun risque pour l’homme), la destruction des virus est obtenue en 20 heures environ à un taux similaire. Fort de cette conclusion, des générateurs d’ozones sont de plus en plus utilisés dans les zones de passage élevé. Cet usage est effectif dans certains hôpitaux (salles d’attente et chambres d’hospitalisation), dans les taxis et les transports en commun.

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