Ressources généralistes

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Politiques de santé

  • Stratégie Nationale de Santé :
  • Développement des métiers et compétences en santé : Rapport de Chantal de Singly “Pour une politique régionale de développement des métiers et des compétences en santé”, juillet 2014. Le 10 Juillet 2014, Chantal de Singly, Directrice Générale de l’ARS Océan Indien, a remis à la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine un rapport sur l’élaboration d’une politique régionale de développement des métiers et compétences au sein des projets régionaux de santé. Intitulé « Pour une politique régionale de développement des métiers et des compétences en santé », le rapport recense les initiatives (outils et bonnes pratiques) des ARS dans le domaine des ressources humaines de la santé. L’amélioration des conditions de travail, la prévention des maladies professionnelles, la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, l’accompagnement des jeunes professionnels étaient quelques uns des champs à étudier. Les travaux ont été menés par une commission associant l’ensemble des acteurs concernés. Douze propositions sont présentées afin de faire émerger ou renforcer dans les régions le développement des ressources humaines dans la santé (télécharger au format PDF)
  • Les orientations de la Ville de Paris en santé – Octobre 2014
  • Projet de loi de modernisation du système de santé
  •  INSTRUCTION INTERMINISTERIELLE N° DGOS/PF3/CGET/2016/96 du 31 mars 2016 relative aux conditions de co-investissement de la Caisse des dépôts et consignations dans le cadre de projets de la création, de l’extension ou de la rénovation de maisons ou centres de santé implantés dans les quartiers prioritaires ou à proximité, dans les quartiers vécus de la politique de la ville (télécharger au format PDF)
  • Évaluation du pilotage de la démocratie sanitaire – Le troisième axe de la Stratégie Nationale de Santé (SNS) visant à « approfondir la démocratie sanitaire et miser sur la déconcentration » consacre la place de la démocratie sanitaire comme levier pour améliorer la santé de Français. Cependant, partant du constat de lacunes entravant le développement de la démocratie sanitaire sur les territoires, l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a été missionnée pour évaluer le pilotage de la démocratie sanitaire au sein du ministère des affaires sociales et de la santé. L’IGAS vient de remettre son rapport de mission, dans lequel elle dresse un état des lieux et des acteurs de la gouvernance de la démocratie sanitaire. L’Inspection y qualifie le développement sanitaire de dispersé. Au niveau régional, les ARS se sont mobilisées pour intégrer et faire vivre le débat démocratique. Cependant, la charge de travail conduit à un essoufflement de ces équipes. Au niveau national, le pilotage est éclaté entre les directions d’administration centrale, et peu propice au développement de la démocratie sanitaire. Le rapport établit ensuite des propositions pour passer de l’administration de la démocratie sanitaire à son animation.
  • Plan d’action pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissiblesLe Bureau Europe de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) lance un nouveau plan d’action relatif aux maladies non transmissibles. Le plan a pour objectifs d’éviter les décès prématurés et de réduire de façon significative la charge de morbidité due aux maladies non transmissibles. Cet objectif sera notamment poursuivi par la mise en œuvre des mesures coordonnées, et plus largement par l’amélioration de la qualité de vie en recherchant une répartition plus équitable de l’espérance de vie en bonne santé. L’approche stratégique développée par ce plan relève d’une approche globale s’appuyant sur trois niveaux d’interventions que sont : les programmes de promotion de la santé et de prévention des maladies, le ciblage des groupes et des individus à haut risque, l’amélioration de la couverture des traitements et des soins efficaces dans la population. A l’occasion du lancement de ce plan, l’Organisation a souligné le besoin urgent de mesures politiques communes afin que la région Europe atteigne les objectifs mondiaux en matière de réduction de la consommation de tabac, et de lutte contre la sédentarité et de l’obésité.
  • Après dix mois de conférences, débats et événements, les Assises parisiennes de la santé touchent à leur fin, l’heure de faire le bilan de cet exercice de démocratie participative inédit
  • Santégraphie, la santé se met en cartes. Depuis le début de l’année 2017, l’ARS Île-de-France propose un nouveau système d’information géographique (SIG). Disponible en ligne et ouvert à tous, Santégraphie est une offre régionale unique de services cartographiques. (Lien vers le site web)

 

 

Politique de la ville et territoires

  • Le kit méthodologique des contrats de ville a pour objet de guider les acteurs territoriaux dans l’élaboration des nouveaux contrats. Il comprend à la fois des documents de cadrage général, des fiches méthodologiques et des fiches ressources.
  • “Territoires, incubateurs de santé” – ORS – 2014 – (télécharger au format PDF). Ce numéro spécial des Cahiers sur les liens entre santé et urbanisme a été réalisé avec l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) à l’occasion des 40 ans de l’Observatoire régional de santé (ORS) d’Île-de-France. Le numéro double fait le point sur les conditions d’un urbanismePlan d’action pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissiblesLe Bureau Europe de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) lance un nouveau plan d’action relatif aux maladies non transmissibles. Le plan a pour objectifs d’éviter les décès prématurés et de réduire de façon significative la charge de morbidité due aux maladies non transmissibles. Cet objectif sera notamment poursuivi par la mise en œuvre des mesures coordonnées, et plus largement par l’amélioration de la qualité de vie en recherchant une répartition plus équitable de l’espérance de vie en bonne santé. L’approche stratégique développée par ce plan relève d’une approche globale s’appuyant sur trois niveaux d’interventions que sont : les programmes de promotion de la santé et de prévention des maladies, le ciblage des groupes et des individus à haut risque, l’amélioration de la couverture des traitements et des soins efficaces dans la population. A l’occasion du lancement de ce plan, l’Organisation a souligné le besoin urgent de mesures politiques communes afin que la région Europe atteigne les objectifs mondiaux en matière de réduction de la consommation de tabac, et de lutte contre la sédentarité et de l’obésité.

    à la santé, par le croisement des regards et des perspectives de différents acteurs (institutionnels, chercheurs, élus). De nombreux partenaires de l’ORS d’Île-de-France ont contribué à ce Cahier : ARS Île-de-France, InVS, EHESP, Réseau français des Villes-Santé OMS, réseaux de chercheurs, etc.

  • Colloque « Santé publique et politiques publiques locales » organisé par le pôle de compétences santé du CNFPT à Paris. http://video.cnfpt.fr/   ou directement en cliquant sur les liens suivants :
  • CIRCULAIRE N° SG/CGET/2014/376 du 5 décembre 2014 relative à l’intégration des enjeux de santé au sein des contrats de ville
  • Réduire les inégalités sociales et territoriales de santé – Intérêt d’une approche locale et transversale.  Document à destination des élus de leurs communes (télécharger au format PDF)
  • Le contrat de ville Paris 2015-2020 (télécharger au format PDF)
  • Les engagements de l’État dans le cadre du contrat de ville parisien – 2015 (télécharger au format PDF)
  • L’équipe des géographes de la santé du Master « Territoires Ville et Santé » des universités Paris Ouest  Nanterre et Paris Est Créteil ont le plaisir de vous annoncer la sortie du film :
    « La santé dans la ville. Chercheurs, étudiants, acteurs et élus locaux ensembles contre les inégalités » Ce film retrace une expérience partagée entre chercheurs, étudiants, acteurs et décideurs, autour de la réalisation de diagnostics territoriaux de santé. Ce film de 15 minutes, peut être utilisé par l’ensemble des acteurs qui dans leur travail ou leur engagement citoyen, ont envie de montrer l’intérêt de décloisonner les sphères de la recherche et de l’action publique sur la question des déterminants des inégalités sociales et territoriales de santé et des politiques visant à les réduire. Vous pouvez visionner ce film en suivant ce lien : http://villesetsante.com/
  • Le contrat de ville signé en mai 2015 pour la période 2015-2020 constitue le nouveau cadre de la politique de la ville à Paris. Il s’appuie sur une géographie nouvelle comprenant 20 quartiers prioritaires et des quartiers de veille active situés dans 8 arrondissements parisiens. Au total, la géographie de la politique de la ville de Paris concerne 362 000 habitants soit 16% de la population parisienne, sur une superficie de 1 270 hectares, soit 12% du territoire parisien. Ce document rassemble des fiches descriptives des nouveaux quartiers parisiens de la politique de la ville. Une sélection de cartes, d’indicateurs statistiques et de graphiques donne à voir les principales données sociales, économiques et urbaines de ces quartiers. Certains quartiers, notamment situés aux portes de Paris, sont majoritairement constitués d’habitat social. D’autres sont plutôt formés d’un tissu d’habitat privé en partie dégradé. De manière générale, les indicateurs témoignent de la présence d’une population très modeste dans ces quartiers, avec plus d’un habitant sur quatre vivant  sous le seuil des bas revenus (26% contre 11% en moyenne à Paris). Ces quartiers accueillent plus de deux fois plus d’allocataires du RSA que la moyenne parisienne  (12,5% des ménages concernés contre 5,5% à Paris). Ils sont aussi marqués par la jeunesse de leur population : un habitant sur trois a moins de 25 ans (32% contre 28% à Paris). L’enjeu de la formation et de l’accès à l’emploi est majeur pour ces territoires où 16% des actifs sont en recherche d’emploi et 42% des habitants n’ont aucun diplôme. Enfin, les cartes de centralités présentées dans le document pour chacun des secteurs mettent en évidence un déficit de vie urbaine dans certains quartiers, notamment ceux situés le long du Périphérique. Cinq de ces territoires ont été retenus en 2015 au titre du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). (télécharger au format PDF)

  • Journée “Promotion de la santé : les liens entre structures de santé et territoire”, Inpes, novembre 2015,  Lien vers le site web
  • “La pauvreté comme dénominateur commun, mais des profils socio-démographiques différents”, Insee, Mars 2017 (Lien vers site web)

 

 

Promouvoir la santé

  • La liste des dix compétences psychosociales telles que définies par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) – 1993 (télécharger au format PDF)
  • La charte d’Ottawa :
  • Actes du colloque UNIRéS 2012 : « Éducation à la santé et complexité : recherche, formation, pratiques » (télécharger au format PDF)
  • Synthèse du colloque organisé par Médecins du Monde en Novembre 2013 : “La médiation sanitaire et sociale : pratiques nouvelles et enjeux” (télécharger au format PDF)
  • La prévention en question : attitudes à l’égard de la santé, perceptions des messages préventifs et impact des campagnes – Inpes, Évolution n°18 – Juillet 2009 (télécharger au format PDF)
  • Le Centre Léa-Roback propose une série de rencontres organisées en collaboration avec trois de ses partenaires privilégiés. Ces collaborations viennent renforcer les échanges entre l’univers de la recherche et de l’intervention en santé publique (lien vers le site web)
  • Séminaire « Devenir hôpital ou structure de santé promoteur de santé : quels avantages ? » (compte rendu en ligne)
  • les Actes du colloque UNIRéS 2012 : « Éducation à la santé et complexité : recherche, formation, pratiques » (télécharger au format PDF)
  • Les présentations des journées de la prévention et de la santé publique: L’ensemble des présentations est d’ores et déjà en ligne sur le site Internet des Journées.Vous pouvez également retrouver les Journées en images.
  • Les présentations des journées de santé publique France sont en ligne  : Retrouvez les vidéos de l’ouverture et de la plénière,
    ainsi que les présentations des intervenants sur le site www.rencontressantepubliquefrance.fr.
  • Déclaration de Shanghai sur la promotion de la santé Alors que la Charte d’Ottawa fête ses 30 ans, la Déclaration de Shangai sur la promotion de la santé dans le programme de développement durable à l’horizon 2030 voit le jour. Les dirigeants des gouvernements et des institutions des Nations Unies, les maires des villes et les experts de la santé du monde entier s’engagent, à travers ce texte, à faire des choix audacieux pour la santé. Ces choix s’inscrivent dans le contexte particulier des ODD pour 2030, et réaffirment les liens entre la santé, le bien-être et le développement durable. Le texte réaffirme la pertinence de la Charte d’Ottawa comme un repère pour agir et  transformer les environnements. Il souligne l’importance de la place des villes comme des contextes déterminants pour la santé des populations, la nécessité  d’une bonne gouvernance pour articuler l’ensemble des politiques au niveau local national et mondial. Enfin, il fait de l’éducation sanitaire et de l’autonomisation des femmes et des filles en particulier, deux principes d’action.
  • Promouvoir l’action intersectorielle pour la santé – La santé et le bien-être étant influencés par un ensemble de facteurs sociaux, économiques et environnementaux, l’action intersectorielle permet d’agir en profondeur sur des problématiques de santé publique majeure. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) publie en ce sens un rapport visant à valoriser les actions intersectorielles pour la santé. Le rapport présente des actions intersectorielles menées dans huit petits pays européens pour répondre à divers besoins sanitaires. Ces illustrations montrent comment d’autres secteurs que la santé ont pu être impliqués : l’agriculture, l’éducation, le sport, les médias ou les organisations non-gouvernementales. Puis, le rapport analyse les procédures permettant de mettre en œuvre des actions intersectorielles, la manière de mobiliser des moyens financiers, ainsi que des techniques pour évaluer l’impact de ces actions. Enfin, il se clôt avec un ensemble de recommandations visant à promouvoir l’action intersectorielle pour la santé.

  • Accès aux données de santé à des fins de santé publique, de recherche et de développement industriel. L’accès et l’exploitation des données de santé constituent un enjeu majeur pour la recherche, l’innovation, la mise à disposition de nouvelles technologies en santé, la surveillance des produits de santé. Le groupe de travail du Comité stratégique de filière des industries et technologies de santé s’intéressant à la facilitation de l’accès aux données de santé à des fins de santé publique, de recherche et de développement industriel vient de remettre son rapport. Ce document est composé de deux grandes parties. La première présente un guide de l’utilisateur présentant la gouvernance générale des accès au système national des données de santé et les procédures de dépôts de dossiers. La seconde détaille un ensemble de préconisations pour l’usage de ces données. Il s’agit notamment d’assurer la fluidité et la lisibilité du circuit des demandes, de définir les conditions de l’accès direct aux données pour les industriels, ou encore de créer un code de bonne conduite des utilisateurs. Ces préconisations interviennent peu avant la création, prévue au mois d’avril, de l’Institut national des données de santé (INDS) et du Comité d’expertise pour les recherches, les études et les évaluations dans le domaine de la santé (CEREES). (télécharger au format PDF)

 

 

Participation des habitants et pouvoir d’agir

  • Entreprendre en Santé – L’implication habitante au service des parcours de santé (télécharger au format PDF)
  • “Pour une réforme radicale de la politique de la ville : ca ne se fera plus sans nous” – Rapport à François Lamy, ministre délégué chargé de la Ville, par Marie-Hélène Bacqué et Mohamed Mechmache – 2013 (télécharger au format PDF)
  • “La participation des habitants en santé”, Camille Lehuger, Unviversité Paris 13 Master 2, pour l’Acsé (télécharger au format PDF et accéder à la page web de l’Acsé sur la participation des habitants)
  • Quand des habitants et mères s’organisent pour la réussite et l’épanouissement de leurs enfants. La vidéo du premier évènement organisé par le collectifs de femmes de la Place des Fête (les mères en place), avec de l’appui de notre réseau et plus particulièrement de Feu Vert et Asmae. (Voir la video)
  • Les actes des 8e rencontres de l’Institut Renaudot – 2014
  • Rapport sur l’accompagnement à l’autonomie des patients. L’article 22 du « projet de loi de modernisation de notre système de santé » prévoit d’expérimenter des dispositifs d’accompagnement visant l’autonomie et la capacité de décision des personnes. Afin de préparer les conditions opérationnelles de cette expérimentation, une mission sur l’accompagnement a été confiée à Christian Saout, secrétaire général délégué du Collectif Inter-associatif Sur la Santé (CISS), qui vient de remettre son rapport. Celui-ci indique que si la notion d’accompagnement est peu mise en avant dans le domaine de la santé, de nombreux dispositifs sanitaires existants peuvent en être rapprochés. S’appuyant notamment sur les apports conceptuels issus des sciences sociales, le rapport indique que l’accompagnement doit être envisagé comme un processus dempowerment des personnes concernées par une vulnérabilité en santé. Par conséquent, les actions à mener doivent être conduites en visant l’émancipation des personnes et leur capacité à faire leurs propres choix de vie librement. Le rapport consacre aussi une partie à un cadrage concret des actions à expérimenter et à promouvoir, précisant notamment des modalités de sélection et d’évaluation des projets, et recommandant la mise en place d’une animation scientifique ambitieuse. (télécharger au format PDF)

 

 

Inégalités sociales de santé et déterminants sociaux de la santé

  • Le renoncement aux soins pour raisons financières : une approche économétrique; Questions d’économie de la santé; 2011. (télécharger au format PDF)
  • Renoncement aux soins, actes du colloque, DREES 2012. (télécharger au format PDF)
  • Augmentation du nombre de bénéficiaires du Fonds CMU. Le rapport d’activité du Fonds Couverture Maladie Universelle (CMU) vient de paraître. Suite au relèvement des plafonds ouvrant des droits à la CMU Complémentaire (CMU-C) et à l’Aide à la complémentaire santé (ACS), en juillet 2013, le nombre de bénéficiaires de ces deux dispositifs d’aide a augmenté en 2014. Ce relèvement a permis à 309 000 personnes supplémentaires de bénéficier de la CMU–C et à 255 000 personnes supplémentaires de bénéficier de l’ACS. Le rapport précise que si les effectifs généraux de la CMU–C augmentent rapidement, l’évolution des effectifs de l’ACS sont plus modérés. S’agissant des dépenses entraînées par ces deux dispositifs, leur croissance reste modérée. Le rapport fait également état des mesures mises en œuvre, en 2014, afin de soutenir l’accès aux soins : la possibilité pour les étudiants isolés et en situation précaire de bénéficier de la CMU–C indépendamment de la situation de leurs foyers parentaux, l’augmentation du montant de l’ACS de 500 à 550 euros pour les personnes âgées de 60 ans et plus. Il détaille également les projets de décrets annoncés en juin 2014 et qui complèteront la réforme de la couverture complémentaire santé. (télécharger au format PDF)
  • La santé dans les zones urbaines sensibles (ZUS). L’Observatoire national des Zones Urbaines Sensibles (ONZUS), qui devient, en 2015, l’Observatoire National de la Politique de la Ville (ONPV), vient de remettre son rapport annuel. Le rapport analyse la situation 2013 en matière de niveau de vie, d’emploi, d’éducation, de santé et de sécurité et évalue l’effet des dispositifs des politiques de la ville. Les indicateurs s’agissant de la pauvreté montrent que les écarts continuent de se creuser en défaveur des zones urbaines sensibles qui accusent un taux de pauvreté trois fois plus élevé que dans le reste du territoire ou encore, un taux de chômage 2,5 fois plus élevé. Ces inégalités sociales ont également des conséquences en matière de santé. Les problèmes de surpoids et d’obésité sont plus importants que dans la population générale. Les renoncements aux soins sont plus fréquents : les adultes ont moins recours aux soins et plus d’un habitant sur quatre a renoncé à des soins dentaires pour raisons financières l’année écoulée. Par ailleurs, le rapport relève que 12,4% des habitants des ZUS n’ont pas de couverture maladie complémentaire, contre 6,1% dans le reste de la population.
  •  Rapport 2013-2014 de l’’observatoire national de la démographie des professions de santé, ONDPS – 2015. Le rapport de l’ONDPS 2013-2014 présente trois études apportant un éclairage particulier sur la question de la régulation quantitative, qualitative et géographique de la démographie des professions de santé en France. La première porte sur le numerus clausus de quatre professions, la seconde sur la démographie des chirurgiens-dentistes et la dernière dresse un bilan de la filiarisation des épreuves classantes nationales (ECN). Ces trois études aboutissent à la nécessité de poursuivre la réflexion et les travaux sur la démographie médicale dans la perspective d’une meilleure répartition sur le territoire de l’offre de soins. Aujourd’hui la question du numerus clausus doit être posée pour mieux l’adapter au contexte avec notamment la prise en compte de l’installation sur le territoire des médecins titulaires d’un diplôme étranger. La projection démographique concernant les chirurgiens-dentistes se heurte quant à elle à plusieurs obstacles dont la relative absence de travaux permettant de réaliser des projections fines sur l’évolution des besoins de soins dentaires de toutes les classes d’âge et la répartition inégale sur le territoire des UFR d’odontologie. (télécharger au format PDF)
  •  Prendre en compte les inégalités sociales de santé en médecine générale, Inpes – 2014 (télécharger au format PDF)
  •  Recherche-­‐action « Conduite d’une action de réduction des risques sexuels dans la communauté africaine d’Ile de France » – Uraca et Institut Renaudot – 2014 (télécharger au format PDF)
  • Les sans-domicile de l’agglomération parisienne se perçoivent en bonne santé – APUR, juin 2014 (télécharger au format PDF)
  • Parution du Recueil d’indicateurs régionaux “Offre de soins et état de santé” 2014 : Ce recueil d’indicateurs généraux compile les résultats d’indicateurs courants disponibles, qui sont, par ailleurs, dispersés. Il esquisse un portrait sanitaire et social synthétique de chaque région en mobilisant à la fois des indicateurs de l’offre et de recours aux soins, de la consommation de soins, de l’état de santé de la population, issus des sources de référence, mais aussi des indicateurs démographiques et sociaux dont certains proviennent de l’ouvrage La France et ses régions, publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) et mis à jour en 2014 selon la disponibilité des données.
  •  La santé, un déterminant des politiques publiques, juin 2014. Comment co-construire des politiques locales de santé publique intégrant sur chaque territoire les déterminants de santé ? Quelles seraient les conditions pour que les politiques de santé deviennent « un déterminant » des politiques publiques ? En quoi l’approche régionale peut-elle être pertinente et favoriser l’expérimentation de réponses nouvelles ? Actes de la rencontre régionale organisée en 2012 par les centres de ressources franciliens de la politique de la Ville : Profession Banlieue, le Pôle ressources de la Délégation à la Politique de la ville et à l’Intégration de Paris, le Pôle de ressources Ville et Développement social du Val-d’Oise et le Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne. (télécharger au format PDF)
  • Territoires fragilisés : quelles stratégies pour la santé des populations ? Inpes Juin 2014. La politique de santé se construit progressivement à l’échelle territoriale, mouvement accéléré par la mise en place des agences régionales de santé en avril 2010. Depuis une trentaine d’années, les territoires, qui varient du milieu rural isolé aux quartiers défavorisés des grandes métropoles, ont considérablement évolué. Les disparités se sont accentuées, avec des mouvements importants de populations. Dès lors, comment faire pour promouvoir la santé des habitants des territoires fragilisés ? Le dossier de La Santé en action n° 428 dresse l’état des connaissances sur ce sujet et explore les « nouvelles voies » empruntées par les acteurs de terrain et les décideurs. (télécharger au format PDF)
  • Précarité énergétique et santé : état des connaissances et situation en Île-de-France (ORS) – 2014. L’Observatoire régional de santé Île-de-France publie une étude sur les conséquences sanitaires de la précarité énergétique. Ce travail, basé sur une revue de la littérature internationale et sur l’analyse des données de l’enquête nationale logement de l’Insee (2006) présente ainsi un état des lieux pour l’Île-de-France.Phénomène complexe, la précarité énergétique reflète des réalités multiples. Elle résulte de la combinaison de trois principaux facteurs : faibles revenus du ménage, mauvaise qualité thermique du logement occupé et coût élevé de l’énergie. Le cumul de ces facteurs amplifie la vulnérabilité des personnes et exacerbe les conditions de vie difficiles des personnes déjà en situation de précarité et les entraîne dans une véritable spirale.Faits marquants
    • La précarité énergétique pourrait concerner entre 7,5 % et 14 % des ménages franciliens. En effet, 360 300 ménages franciliens consacrent plus de 10 % de leur revenu à leurs dépenses énergétiques pour le logement tandis que l’inconfort thermique touche 624 400 ménages qui souffrent du froid dans leur logement pendant l’hiver.
    • Telle que documentée dans la littérature, la précarité énergétique a diverses conséquences sur la santé et agit selon différents mécanismes : effet direct du froid se traduisant en termes de survenue de pathologies cardio-vasculaires et respiratoires, impact sur la santé  mentale, adoption de comportements à risque (utilisation de chauffages d’appoint, calfeutrage…), arbitrage budgétaire au détriment de l’alimentation ou des recours aux soins…
    • En termes de dépenses de santé, la précarité énergétique entraîne des coûts qui, selon une étude anglaise, apparaissent bien supérieurs aux coûts des travaux d’amélioration de l’habitat ; d’autant plus que la précarité énergétique accentue la dégradation des logements, avec un risque d’amplification du phénomène.
    • Différents programmes et dispositifs structurent la politique de lutte contre la précarité énergétique qui constitue aujourd’hui une priorité d’action. Une multitude d’acteurs œuvrent à son service, en particulier au niveau local. Un des enjeux consistent à trouver la bonne articulation, en particulier avec les acteurs du champ de la santé. (télécharger au format PDF)
    • Partageons nos expériences pour agir sur les inégalités sociales de santé – Consultation menée par la SFSP auprès de son réseau. La mise à l’agenda politique depuis quelques années de la question des inégalités sociales de santé, la multiplicité des rapports, études, colloques, etc. sur ce thème et l’aggravation de la situation renvoient nombre d’acteurs de la santé à un sentiment d’impuissance, d’autant qu’ils ont peu de prise sur la plupart des déterminants sociaux de la santé, ces derniers restant sous l’influence de l’ensemble des politiques publiques.

    Le paysage est pourtant riche d’initiatives, y compris dans d’autres secteurs que celui de la santé, mais celles-ci sont finalement peu visibles et ne se renforcent pas mutuellement.

    Face à ce constat, et s’appuyant sur une littérature émergente sur l’efficacité des interventions en matière de réduction des inégalités sociales de santé, la Société française de santé publique a mis en place une consultation sur le sujet. Il s’agissait de recueillir d’une part le positionnement et les attentes des acteurs sur la question et d’autre part des exemples d’interventions menées pour agir sur les inégalités sociales de santé, avec la perception des acteurs sur les facteurs de réussite ou d’échec.

    Ainsi, les contributeurs rappellent avec force la nécessité de mettre la lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé au cœur de la politique de santé. Les résultats montrent l’importance de l’impulsion politique pour mener les actions, de la pluridisciplinarité des approches tout comme un besoin de formation et d’accompagnement. Ils soulignent l’importance de documenter les conditions de succès et de partager les pistes pour améliorer les actions, notamment par le partage de compétences et d’expériences.

    Aussi, dans l’optique de valoriser et de partager les différentes expériences, la SFSP souhaite poursuivre le mouvement, en organisant un séminaire d’échanges entre acteurs d’ici fin 2014.

    Restons mobilisés, c’est ensemble que nous trouverons des solutions à l’échelle de chacun et que nous devons plaider sans relâche pour un effort accru de lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé. (télécharger au format PDF)

  • Réduire les inégalités sociales en santé – Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) – 2010 (télécharger au format PDF)
  • Les inégalités sociales de santé : déterminants sociaux et modèles d’action – Inspection générale des affaires sociales (IGAS) – Mai 2011 (télécharger au format PDF)
  • Les inégalités sociales de santé dans l’enfance : santé physique, santé morale, conditions de vie et développement de l’enfant – Inspection générale des affaires sociales (IGAS) – Mai 2011 (télécharger au format PDF)
  • Les inégalités sociales de santé : sortir de la fatalité – Haut conseil de la santé publique (HCSP) – Décembre 2009 (télécharger au format PDF)
  • Les différences d’états de santé en France : inégalités des chances ou reflet des comportements à risque ? – Économie et statistique – 2012 (télécharger au format PDF)
  • Les déterminants sociaux de la santé : les faits – Organisation mondiale de la santé (OMS) – 2004 (télécharger au format PDF)
  • Les bénéficiaires de la CMU-C déclarent plus de pathologies que le reste de la population. Résultats des enquêtes ESPS 2006-2008 – Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) – Février 2012 : http://www.irdes.fr/Publications/2012/Qes173.pdf
  • Le territoire, un outil d’organisation des soins et des politiques de santé ? Évolution de 2003 à 2011 – Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) – Avril 2012 :  http://www.irdes.fr/Publications/2012/Qes175.pdf
  • Le rapport de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS) – 2012 (télécharger au format PDF)
  • Le rapport de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS) – 2013 (télécharger au format PDF)
  • Agences régionales de santé : les inégalités sociales de santé – Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) – 2008 (télécharger au format PDF)
  • Plaidoyer pour l’action sur les déterminants sociaux de la santé en France (Inpes) – 2012 (télécharger au format PDF)
  • Comment les soins primaires peuvent-ils contribuer à réduire les inégalités de santé ? Revue de littérature – Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) – Septembre 2012 : http://www.irdes.fr/Publications/2012/Qes179.pdf 
  • Contexte géographique et état de santé de la population : de l’effet ZUS aux effets de voisinage – Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) – Février 2009 (télécharger au format PDF)
  • Des indicateurs de santé moins favorables pour les habitants des Zones urbaines sensibles (ZUS) – Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) – Janvier 2007 (télécharger au format PDF)
  • Indicateurs de suivi de l’évolution des inégalités sociales de santé dans les systèmes d’information – Haut conseil de la santé publique (HCSP) – Juin 2013 (télécharger au format PDF)
  • Inégalités sociales de santé : connaissances et modalités d’intervention – Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) – Juillet-août 2011 (télécharger au format PDF)
  • Pacte parisien de lutte contre la grande exclusion (télécharger au format PDF)
  • A partir des chiffres du Tableau de l’Ordre au 1er janvier 2015, le Conseil national de l’Ordre des Médecins publie la 9e édition de son Atlas de la démographie médicale. Le nombre de médecins actifs, qui atteint 215 539, n’a jamais été aussi élevé. Malgré l’augmentation du Numerus clausus ces dix dernières années, certains territoires manquent de plus en plus de médecins. Le profil des médecins évolue globalement vers une séniorisation et une féminisation de la profession : 26,4% des médecins inscrits au tableau de l’ordre ont plus de 60 ans, tandis que la proportion des femmes parmi les nouveaux inscrits est de 58%. Le cumul emploi-retraite est toujours en progression. Il concerne désormais 23% des inscrits au tableau. La répartition démographique des médecins dessine des territoires en danger pour les soins de premier recours : des territoires ruraux, des villes moyennes comme Châteauroux, mais aussi des zones en Ile-de-France où le nombre de médecins en activité régulière a diminué de 6%. A l’occasion de la sortie de cet Atlas, le Conseil national de l’Ordre des Médecins a organisé un débat sur les idées reçues liées à la démographie médicale, en présence notamment de représentants de la CNAMTS, des ARS et de l’État. (télécharger au format PDF)
  • “Les inégalités de santé” – Le défenseur des droits – 2015 (télécharger au format PDF)
  • Bien que le droit à l’accès aux soins des femmes enceintes et des enfants soit un des droits humains les plus basiques, universels et essentiels, plus de la moitié des femmes enceintes reçues par Médecins du Monde en 2014 n’avaient pas eu accès à des soins prénataux. Rapport 2015 de Médecin du monde sur l’accès aux soins de personnes confrontées à de multiples facteurs de vulnérabilité (télécharger au format PDF)
  • Les disparités sociales de santé perçue au cours de la vie : le cas de la France (2004-2012) – Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire 2015  (télécharger au format PDF)

  • Qualité de vie, habitants, territoires : rapport de l’Observatoire des territoires 2014 – Mai 2015 (lien site web)
  • L’Observatoire régional de santé Île-de-France publie une étude qui se penche sur l’apport de l’indicateur des hospitalisations potentiellement évitables (HPE) dans un diagnostic territorial. Cet indicateur est utilisé par d’autres pays de l’OCDE comme un marqueur de défaillance des parcours de soins. En France, cet indicateur est en cours d’appropriation et ses modalités sont actuellement discutées. Des études précédentes ont estimé que 5% des hospitalisations sont potentiellement évitables en Île-de-France. Leurs résultats montrent qu’il existe de fortes inégalités territoriales face aux HPE en Île-de-France qui ne s’expliquent pas uniquement par des inégalités de précarité et de morbidité. L’objectif de cette nouvelle étude est de mieux comprendre ce qui se passe en amont des HPE, en recueillant les perceptions des acteurs locaux sur l’organisation des soins de premier recours dans leur territoire. Faits marquants :

    • L’étude est basée sur le recueil des perceptions d’acteurs de santé occupant des positions institutionnelles différentes dans le parcours de soins : médecins généralistes, personnel hospitalier et délégué territoriaux
    • Ils observent sur leur territoire (au taux de HPE élevé) des problèmes d’accessibilité de soins, de recours tardif aux soins et de discontinuité des soins
    • Mais les perceptions des causes et des responsables de ces problèmes varient selon la zone d’exercice et la position institutionnelle des acteurs
    • Il existe de nombreuses initiatives locales mises en place par les acteurs de santé pour pallier ces problèmes. Mais ces initiatives reposent davantage sur des démarches personnelles, liées à la volonté des acteurs que sur une démarche construite
    • Il ressort des entretiens l’importance d’adapter les soins et les services aux besoins de la population à travers l’inscription de la santé dans la durée (évolution de la relation patient-médecin), dans la globalité (formes pluriprofessionnelles de l’exercice, implication des acteurs sociaux…) et dans un territoire (acteurs de proximité, implication des habitants…).

    Les principaux acteurs du parcours de soins ont des enjeux et des perceptions différentes sur la nature des problèmes intervenant sur leur territoire. Dans ce contexte, il paraît utile d’engager une concertation à l’échelle locale de l’ensemble des acteurs (médecins de ville, hôpital, habitants, élus) pour qu’ils trouvent des solutions aux problèmes qu’ils identifient. L’indicateur des HPE peut être utile pour identifier des zones géographiques qui méritent un diagnostic territorial approfondi.

  •  Guide Comède 2015 : “Migrants / étrangers en situation précaire : soins et accompagnement” (télécharger au format PDF)
  • L’Observatoire de l’accès aux soins de Médecins du Monde (MdM), créé en 2000, se donne pour mission de témoigner des difficultés d’accès aux soins des personnes en situation de précarité. La publication du nouveau rapport de l’Observatoire, accablant, fait état d’une aggravation des précarités. L’urgence de la prise en charge des migrants ressort en exergue du rapport, qui dénonce l’absence de réponse adaptée du gouvernement face à l’ampleur des besoins vitaux. Face à ce qu’il est désormais coutume d’appeler « crise migratoire », l’Observatoire appelle les pouvoirs publics à ne pas mettre en concurrence les précarités, et à se saisir de ce tournant historique pour renforcer les politiques publiques de lutte contre toutes les précarités. Le rapport évoque, entre autres précarités croissantes, la situation de populations agricoles en difficulté dans les zones rurales, ou la part croissante des mineurs isolés étrangers reçus dans les centres de soins de MdM. L’organisation pointe du doigt les insuffisances du projet de loi de santé s’agissant des plus démunis, regrettant que les structures de soins de premiers recours telles que les PMI ne soient pas assez sécurisées. Enfin, considérant les prix excessifs des nouveaux traitements contre l’hépatite C, MdM revendique l’ouverture d’un débat et le renforcement de la démocratie sanitaire.
  •  Guide “Occupants de campements et personnes en errance : accompagnement vers les dispositifs de santé en Ile-de-France”, ARS 2015 (télécharger au format PDF)
  • « La précarité des personnes sans domicile affecte leur santé dans toutes ses dimensions », titre Isabelle Parizot l’éditorial du numéro spécial du Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) consacré à la santé des sans domiciles. Les sans domiciles, qui ont longtemps échappé aux études quantitatives du fait de leur marginalité, constituent une population hétérogène vulnérable. Comme le précise ce numéro, cette population connaît une augmentation et une diversification, avec notamment un accroissement des familles ayant des enfants. Comblant des lacunes s’agissant de la connaissance des états de santé des sans domiciles, ce BEH comptabilise pas moins de sept articles. S’agissant de la population sans domicile au niveau national, un premier décrit la santé et les recours aux soins en 2012, un second, le nombre de décès entre 2008-2010 et le troisième, la fréquence des repas en 2011. D’autres contributions se focalisent sur la région Île-de-France, portant sur les caractéristiques sociodémographiques et de santé des familles sans domicile ; la santé mentale et les addictions chez des personnes sans logement personnel ; la couverture vaccinale des enfants sans logement et la prévalence de la gale et des pédiculoses corporelles. (télécharger au format PDF)
  • Mise en ligne des actes du séminaire d’échanges entre acteurs sur les inégalités sociales de santé, organisé par la SFSP, qui s’est déroulé les 17 et 18 mars 2015 à Paris (télécharger au format PDF)
  • « Répertoire des établissements et services proposant un hébergement » sur le site du SIAO https://siao75.fr
  • Congrès SFSP 2015 Les déterminants sociaux de la santé : des connaissances à l’action” : les diaporamas sont en ligne ! Le 9e congrès de la Société Française de Santé publique qui s’est déroulé du 4 au 6 novembre à Tours a rassemblé plus de 650 acteurs de santé publique et a permis d’échanger et de débattre. Les diaporamas des interventions sont en ligne sur http://www.sfsp.fr/manifestations/congres2015/accueil.htm
  • Synthèse du déjeuner débat de la MMPCR “Agir sur les vulnérabilités sociales” du 21 sept 2015 (télécharger au format PDF)
  • Le recours à l’interprétariat professionnel dans le domaine de la santé. Le Ministère des affaires sociales et de la santé publie un rapport d’étude des pratiques actuelles d’interprétariat en matière de prévention et de prise en charge du Vih/sida, de la tuberculose et du diabète. L’objectif de l’étude était d’analyser et d’observer les différentes pratiques d’interprétariat en santé et leurs effets sur les modalités de suivi médical, d’observance des prescriptions et sur les connaissances des modes de transmission et de prévention. L’étude révèle que la demande d’interprétariat médical professionnel en Ile-de-France est croissante sous l’effet des dernières vagues d’immigration. Cependant, plusieurs arguments sont évoqués par des médecins en faveur des autres modalités d’interprétariats habituels tels que le recours à l’accompagnant familial. Cependant, cette modalité d’interprétariat ne garantit pas le respect du secret médical et le droit du patient à la confidentialité. Faute d’éléments sur l’efficience de l’interprétariat professionnel dans la littérature internationale et des moyens d’enquête suffisants, l’étude n’a pas permis de conclure à l’efficience du recours à l’interprétariat professionnel. Cependant, il est observé qu’un nombre conséquent de patients se retrouvent en consultation sans pouvoir dialoguer avec le médecin, et que près de la moitié des patients allophones enquêtés auraient préféré avoir l’assistance d’un interprète professionnel plutôt qu’une traduction par leur accompagnant. (télécharger au format PDF)
  • Capitalisation des démarches Ateliers santé ville. La Plateforme nationale de ressources des Ateliers santé ville (ASV) publie un travail de capitalisation des expériences des Ateliers santé ville. Créé depuis 15 ans, le dispositif public de l’ASV, à la croisée de la politique de la ville et des politiques de santé, se donne pour objectif de contribuer à la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé. Ce rapport, qui s’appuie sur une cinquantaine d’expériences d’ASV, permet de valoriser les méthodes, expériences et effets du dispositif. Les plus-values observées se situent à trois niveaux : celui des habitants qui s’impliquent comme acteurs de leur santé ; celui des professionnels qui réfléchissent à leurs postures professionnelles et renforcent leurs compétences ; et celui des politiques publiques avec une mise en synergie des politiques de santé. Au-delà de l’impact sur les états de santé, le rapport souligne l’impact positif des ASV pour décloisonner les champs professionnels et favoriser l’intersectorialité. Il identifie également les conditions de réussite des projets, qui sont l’accompagnement des partenaires et des habitants impliqués, une bonne connaissance et une bonne entente des partenaires, la mise en œuvre rapide d’actions concrètes et la réponse à un besoin identifié par les habitants. (télécharger au format PDF)
  • “Invisibilité sociale” Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale (ONPES), 2016 . “L’approche de la pauvreté par la notion d’invisibilité sociale prolonge les analyses traditionnelles de la pauvreté et de l’exclusion. En se fondant sur les interactions sociales, sur la réciprocité des regards portés sur autrui et sur soi-même, cette notion constitue une manière neuve d’observer les faits sociaux qui vient enrichir les outils existants. Alors que la notion de « pauvreté » renvoie quantitativement à des privations matérielles, l’approche de l’invisibilité vient éclairer qualitativement l’exclusion sociale qui porte sur les trajectoires des individus et la place qui leur est attribuée. La notion d’invisibilité sociale, privilégiée par l’ONPES, souligne l’importance des enjeux de la reconnaissance sociale et montre comment les relations sociales contribuent ou non à créer ou à renforcer des situations de pauvreté et d’exclusion.” CP ONPES. (télécharger au format PDF)
  • Dossier documentaire sur les inégalités sociales de santé : http://www.sfsp.fr/dossiers/dossiers.php?cdossier=79
  • Le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) publie un dossier spécial de sept contributions mettant en évidence le continuum existant entre recherche, connaissance, surveillance et faits probants. Comme l’argumentent Jean-Claude Desenclos et Pierre Arwidson en Editorial, il s’agit de comprendre et documenter les inégalités sociales et territoriales de santé, afin d’intervenir pertinemment dans le champ de la prévention et de la promotion de la santé. La dimension territoriale des inégalités est abordée au travers de deux contributions, portant pour l’une sur les déterminants territoriaux du recours au frottis du col de l’utérus dans le grand Paris, pour l’autre sur l’approche géographique de la surveillance du saturnisme infantile en Île-de-France. Les thèmes des autres articles sont variés, avec notamment des contributions sur la démarche d’évaluation d’impact sur la santé, sur l’environnement social précoce et l’état de santé à l’âge adulte, ou encore, sur les inégalités socioéconomiques d’accès à la vaccination contre les infections à papillomavirus. (télécharger au format PDF)
  • Quand les inégalités de santé deviennent-elles injustes ? 3ème journée éthique, économie et santé. L’expérience du soignant confrontée à des êtres humains de chairs et d’os, à la réalité de la maladie et de la mort, est certes nécessaire mais aussi insuffisante pour prendre la mesure des inégalités de santé. C’est pourquoi l’éthique du soin pourrait être tentée de la mettre au second rang de ses préoccupations derrière d’autres problèmes éthiques plus patents, apparemment plus urgents. L’évidence de ce fait social apparaît pourtant avec force quand nous le quantifions en adoptant sur lui un point de vue statistique.
    Cette mise en évidence par la quantification est nécessaire pour prendre la mesure du phénomène des inégalités sociales de santé. Ce n’est toutefois qu’un préalable qui ne nous offre ni compréhension ni positionnement éthique et politique. L’enjeu de cette journée sera ainsi de montrer, d’un point de vue éthique et politique, l’importance du problème de l’inégalité de santé, en lui (re)donnant une certaine visibilité et en témoignant de ses incarnations dans des situations concrètes de vie. Il s’agira alors de mettre en lumière l’ambivalence des institutions sociales (sanitaires, scolaires, etc.) et des lieux de travail qui sont aussi bien des terrains de lutte contre les inégalités de santé que des creusets où elles se forment et s’entretiennent.
    L’enjeu sera aussi, dans un deuxième temps, de réfléchir aux liens que l’on peut établir entre inégalités et injustices. Toute inégalité n’est certes pas une injustice ni ne justifie une intervention publique sauf
    à considérer qu’il faille poursuivre l’objectif effrayant d’une égalité biologique de tous les êtres humains. Dès lors, quels critères établir et quelles interventions mettre en œuvre pour parvenir à une juste lutte contre les inégalités de santé ?

  • LA FRACTURE TERRITORIALE – ANALYSE CROISÉE DES INÉGALITÉS EN ILE-DE-FRANCE – Secours Catholique, février 2016. (télécharger au format PDF)

 

 

 

Santé des jeunes

  • Les déterminants sociaux de la santé et du bien-être chez les jeunes – Organisation mondiale de la santé (OMS) Europe – 2009/2010 (télécharger au format PDF)
  • Le plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale adopté le 21 janvier 2013 a prévu le principe de l’élaboration d’une stratégie nationale pour l’enfance, « axée notamment sur l’accueil de la petite enfance, le soutien à la parentalité, la lutte contre les inégalités et l’implication des parents dans l’éducation de leurs enfants ». C’est dans ce cadre que le Premier ministre a demandé à France Stratégie de constituer une commission chargée d’élaborer une stratégie nationale pour l’enfance et l’adolescence. Se basant sur un objectif de « développement complet » des enfants et adolescents, la commission présidée par François de Singly a conduit ses travaux autour de trois axes : former un individu relié à autrui et capable d’agir en coopérant ; mieux cultiver les capacités et les talents pour favoriser la réalisation de soi et l’intégration dans la société ; renforcer la protection, accompagner l’autonomisation et favoriser l’égalité d’accès aux ressources (de santé, de loisirs, d’éducation, de logement). (télécharger au format PDF)
  • La prévention en santé chez les adolescents – Académie Nationale de Médecine – Juin 2014 (télécharger au format PDF)
  • Colloque “santé et réussite éducative” : vidéos en ligne
  • Compétences des prestataires de soins primaires s’agissant de la santé des adolescents. L’Organisation Mondiale de la Santé publie un rapport dont l’objectif est d’aider les pays à élaborer, pour la formation initiale et continue, des programmes éducatifs en santé et développement de l’adolescent, fondés sur les compétences. Cette publication fait suite à un précédent rapport, intitulé « La santé pour les adolescents du monde », qui explicitait que la formation des prestataires de soins de santé était essentielle pour progresser vers la couverture sanitaire universelle pour les adolescents. L’objectif est le renforcement des capacités des prestataires de soins en matière de santé et de développement de l’adolescent, afin d’accroître la qualité des services de santé proposés aux adolescents en améliorant la formation des prestataires de soins primaires. (télécharger au format PDF)
  • Les leviers pour favoriser l’accès et le recours aux soins des jeunes en insertion – Observatoire de la jeunesse – Février 2016 (télécharger au format PDF)
  • “Loi de santé : 5 points à retenir en matière de santé des jeunes, santé sexuelle, réduction des risques” – Le Crips (lien site web)
  • Santé des collégiens en France L’enquête internationale « Health Behaviour in School-aged Children » (HBSC), menée tous les 4 ans dans plus de 40 pays, permet de documenter précisément l’état de la santé et du bien-être des adolescents de 11 à 15 ans et d’appréhender ses évolutions. Les données du volet français viennent d’être publiées sous forme de fiches thématiques. L’enquête indique que les adolescents français s’estiment majoritairement en bonne santé : 86 % des filles et 78 % des garçons ont une perception positive de leur vie. Elle identifie des évolutions positives s’agissant des comportements de santé avec l’augmentation du brossage des dents, la diminution de la violence et du harcèlement, l’augmentation de la pratique régulière d’un sport. Cependant, des évolutions négatives se dégagent également telles que la perception plus négative de la vie chez les filles, une augmentation du stress lié au travail scolaire, ou encore la diminution de la consommation de fruits et légumes. De plus, les inégalités de santé apparaissent marquées comme l’attestent certains indicateurs. L’obésité et le surpoids ou le fait de ne pratiquer aucune activité physique sont significativement plus fréquents chez les élèves de familles les moins favorisées.
  • “L’accès à la santé des enfants pris en charge au titre de la protection de l’enfance : accès aux soins et sens du soin” Défenseur des droits – Mars 2016 (télécharger au format PDF)
  • La santé des élèves de CM2 en 2015 : un bilan contrasté selon l’origine sociale (lien site web)

  • Cadre pour une action mondiale accélérée en faveur de la santé des adolescents – Partant du constat que les adolescents sont souvent oubliés par les programmes nationaux de santé, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) propose un nouveau cadre d’actions en faveur de la santé des adolescents. L’Organisation indique que, chaque année dans le monde, 1,2 millions d’adolescents décèdent, les principales causes de décès étant les accidents de la route, les infections des voies respiratoires inférieures et le suicide. Les données présentées dans le rapport permettent de cerner précisément ces causes de mortalité et leurs différences selon les pays, l’âge et le sexe. Le rapport présente également un ensemble d’interventions visant à obtenir une baisse spectaculaire du nombre de décès évitables. Il s’agit par exemple de législations sur le port de la ceinture de sécurité, l’instauration d’une limite d’âge plus élevée pour la consommation d’alcool, ou encore l’éducation sexuelle complète et l’accès aux services de santé de la reproduction.

 

 

-> Jeunes et santé mentale
  • Santé mentale et … jeunes – Psycom – 2014 (télécharger au format PDF)
  • Souffrances psychiques et troubles du développement chez l’enfant et l’adolescent – Ministère des affaires sociales et de la santé, Éducation Nationale et fédération française de psychiatrie – 2013 (télécharger au format PDF)
  • Un guide de prévention en santé mentale pour les adolescents – association sparadrap (lien site web) – guide payant
  • Situation de la psychiatrie des mineurs en France. La mission d’information sur la situation de la psychiatrie des mineurs en France vient de remettre un rapport sénatorial. Le rapport expose la crise démographique et universitaire que traverse la discipline, qui doit répondre à des besoins en évolution. Dans un premier chapitre, le rapport examine les éléments de contexte qui construisent des besoins nouveaux. La nécessité d’intervenir précocement est aujourd’hui pleinement admise, avec une évolution du regard de la société vers une approche positive et destigmatisée de la santé mentale. Dans un second chapitre, l’insuffisance de données précises est examinée, qui risque d’entraîner une prise en compte insuffisante des troubles psychiatriques. Un troisième chapitre analyse le rôle de prévention, de repérage et de dépistage que doit jouer la psychiatrie des mineurs, tandis qu’un quatrième fait état des prises en charge, avec des recommandations pour améliorer le continuum de soins. Enfin, trois derniers chapitres concernent la gouvernance de la psychiatrie des mineurs, soulignant le manque de lisibilité de pilotage, et la nécessité de favoriser les travaux de recherche dans le domaine. (télécharger au format PDF)

 

 

-> Jeunes et usages de drogue
  • Campagne de promotion des Consultations Jeunes Consommateurs (CJC ) :
    • Campagne Vidéo : Alcool, cannabis, cocaïne, ecstasy, jeux vidéo, tabac… La consommation de votre enfant vous inquiète, il est devenu difficile d’aborder le sujet sans que cela tourne au conflit ? Il existe un lieu pour en parler et faire le point afin d’éviter qu’une consommation évolue en addiction, ce sont les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC). Pour les faire connaître, la Mildeca, le Ministère chargé des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes ainsi que l’Inpes lancent une campagne de communication. (accéder aux spots vidéos)
    • Les adresses en IdF (télécharger au format PDF)
  • Les usages de drogues des adolescents à Paris et dans la Seine-Saint-Denis en 2014. La huitième édition de l’enquête ESCAPAD qui décrit les comportements de consommations de substances psychoactives des jeunes Français de 17 ans a été menée en mars 2014 par l’OFDT au plan national, au cours de la Journée défense et citoyenneté, avec le soutien de la Direction du service national.Lors de la passation de l’enquête, une initiative de la Mission métropolitaine de prévention des conduites à risques (MMPCR) rattachée aux départements de Paris et de Seine-Saint-Denis a permis de procéder dans ces deux territoires à des sur-échantillonnages autorisant ensuite des analyses infra-départementales. Au total, 1 092 jeunes ont été interrogés à Paris et 965 en Seine-Saint-Denis.
    Les principaux résultats sont détaillés dans une analyse de l’OFDT rédigée par Stanislas Spilka et Claire Bouillet.
    Globalement, les expérimentations d’alcool, tabac et cannabis sont plus élévées à Paris que dans la Seine-Saint-Denis. Pour les usages réguliers, si les niveaux affichés dans la capitale sont proches de la moyenne métropolitaine, ils sont très inférieurs dans le département séquano-dyonisien pour l’alcool et le tabac. En fait, l’usage régulier de cannabis est celui qui est le plus uniformément réparti entre les deux espaces étudiés.
    Dans les deux départements, les différences entre les sexes les plus marquées s’observent à propos de l’alcool. Les usages réguliers sont ainsi plus de deux fois supérieurs dans la Seine-Saint-Denis chez les garçons et une fois et demie à Paris.
    Concernant la capitale, le tabagisme quotidien et l’usage régulier d’alcool sont uniformément répartis mais les comportements d’alcoolisations ponctuelles importantes (API) sont plus marqués à l’ouest de Paris.
    Dans la Seine-Saint-Denis, l’ouest du département (La Plaine commune) se distingue par des consommations systématiquement inférieures au reste du territoire. Au contraire, l’est présente des prévalences plus élevées. (télécharger au format PDF)
  • Conduites à risque des jeunes franciliens – Exploitation du Baromètre santé 2010 de l’Inpes et évolution 2005-2010. L’ORS Île-de-France publie une étude sur les conduites à risque des jeunes franciliens. De nombreux constats sont préoccupants : augmentation des ivresses et de l’usage d’alcool à risque, usage élevé de tabac (31 % de fumeurs quotidiens), usage problématique de cannabis pour 25 % des Franciliens consommateurs de cannabis dans l’année, des indicateurs de santé mentale défavorables, une augmentation de l’excès de poids chez les garçons. L’essentiel de l’étude•    En Île-de-France, à l’inverse des autres régions, garçons et filles ont des comportements proches dans leurs usages de tabac, cannabis, polyconsommation ou en termes de santé mentale.•     Les Franciliennes apparaissent plus vulnérables que leurs homologues des autres régions : leurs consommations régulières d’alcool, tabac, cannabis ou polyconsommation ont augmenté alors qu’elles sont restées stables chez les filles dans le reste de la France ou chez les garçons franciliens. Elles ont aussi plus souvent déclaré des prises de risque dans la sexualité que leurs homologues en région.•     L’étude souligne le lien étroit entre déterminants sociaux et conduites à risque : des moindres niveaux de revenus, d’éducation ou vivre dans une famille monoparentale / recomposée sont associés à des risques plus élevés de conduites à risque.L’ensemble de ces éléments ainsi que la position défavorable de la France par rapport aux autres pays européens en termes de consommations de produits psychoactifs plaident pour un renforcement de la prévention.
  • Prévention des conduites addictives destinée aux jeunes – Guide méthodologique pour les acteurs des collectivités territoriales – Groupe de recherche sur la vulnérabilité sociale – Mars 2015 (télécharger au format PDF)
  • Premiers résultats de l’enquête ESCAPAD 2014. L’enquête ESCAPAD (Enquête sur la santé et les consommations lors de l’appel de préparation à la Défense), mise en place par l’OFDT en 2000, interroge très régulièrement les jeunes Français de 17 ans sur leur santé et leurs consommations de substances psychoactives. Les premiers résultats du 8e exercice, mené en 2014 auprès d’un échantillon de plus de 26 000 adolescents, sont aujourd’hui présentés dans une note.
    Ces données  2014 font apparaître plusieurs hausses des niveaux d’expérimentation en ce qui concerne les substances illicites. Les usages réguliers de tabac et d’alcool progressent légèrement, alors que ceux de cannabis se révèlent en nette augmentation par rapport à 2011.
    Sur l’ensemble des 15 dernières années, les niveaux des consommations les plus régulières de tabac, d’alcool ou de cannabis restent toutefois en deçà des niveaux atteints au début de la décennie 2000.
    La hausse de la consommation de cannabis récemment observée dans le Baromètre santé de l’Inpes (voir ci-dessous)  se retrouve donc chez les jeunes de 17 ans. En revanche, les comportements d’alcoolisation intensive se révèlent en léger recul à la fin de l’adolescence tandis qu’ils apparaissent plutôt en augmentation chez les jeunes adultes. Enfin, les usages de tabac ne sont pas aussi stabilisés que dans les tranches d’âge supérieures.

  • Un nouveau livre d’information sur les substances psychoactives : Fruit de la collaboration des pouvoirs publics (le ministère de la santé, l’Inpes et la Mildeca) avec les principaux acteurs de prévention, le nouveau livre Drogues et conduites addictives s’appuie sur les chiffres de consommation et sur les résultats de recherche les plus récents. Il est destiné en première intention aux professionnels de la santé, du social et de l’éducation mais intéressera aussi le grand public. (télécharger au format PDF)
  • Outil d’aide au repérage précoce et intervention brève : alcool, cannabis, tabac chez l’adulte, Haute Autorité de Santé (HAS) (lien site web)
  • Écrans et jeux vidéo à l’adolescence, Tendances n° 97, OFDT, 6 p. Décembre 2014 – (télécharger au format PDF)
  • Web série humoristique pour dire non (lien site web)
  • Adolescence et conduites à risques – Yapaka – Oct 2013 (télécharger au format PDF)
  • Jeunes et addictions : évolution des comportements et des pratiques professionnelles – Inpes – sept 2014 (télécharger au format PDF)
  • Guide pratique des principaux outils de repérage de l’usage problématique de cannabis chez les adolescents – Observatoire français des drogues et des toxicomanie – 2013 (télécharger au format PDF)
  • Usages d’alcool, tabac et cannabis des collégiens en 2014 : résultats de l’enquête HBSC – L’enquête scolaire HBSC (Health Behaviour in School-aged Children), menée dans une quarantaine de pays sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), concerne des élèves de 11, 13 et 15 ans. Elle permet de décrire l’ensemble de leurs comportements de santé.
  • Depuis 2004, les consultations jeunes consommateurs (CJC)  accueillent sur tout le territoire de jeunes usagers de substances psychoactives ou concernés par d’autres addictions ainsi que leurs familles. Ce dispositif, qui vise à aider en quelques séances le jeune à modifier son comportement ou à l’orienter vers un accompagnement plus long, est inscrit dans le Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives (2013-2017) coordonné par la MILDECA. Alors qu’une enquête nationale menée en 2014 auprès des intervenants avait permis de décrire l’offre, le public et les pratiques professionnelles, le numéro 107 de Tendances (rédigé par Caroline Protais,  Cristina Díaz Gómez, Stanislas Spilka et Ivana Obradovic) revient sur le dispositif des CJC en 2015.
    Cette nouvelle enquête, financée comme la précédente par la Fédération Addiction, est intervenue alors qu’une campagne de communication grand public coordonnée par l’INPES s’était déroulée en janvier afin de promouvoir le dispositif auprès des adolescents et de leurs familles. Un volet hors média était quant à lui destiné à mobiliser les professionnels de la jeunesse et de la santé, dans le but d’améliorer le repérage précoce des conduites addictives.
    Les principales évolutions présentées par cette analyse concernent notamment la plus grande présence des familles en 2015. Ceci contribue à augmenter la part des mineurs et des demandes de recours au titre du jeu vidéo. En regard, la file active liée au cannabis, largement alimentée par le canal judiciaire (qui reste depuis dix ans le premier vecteur de recrutement du public), diminue. Enfin, cette enquête confirme la difficulté à capter les jeunes qui ont une consommation intensive d’alcool, mais aussi les femmes, dont la part dans le public reste stable entre 2014 et 2015. (télécharger au format PDF)
  •  A l’occasion de la prochaine journée mondiale sans tabac le 31 mai, l’ORS publie « Le tabagisme en Île-de-France, focus sur les jeunes ».Cette étude, réalisée en partenariat avec l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France, la Ligue contre le cancer et l’Espace Prévention Santé Antéïa propose un état des lieux des données sur les consommations de tabac et un panorama des politiques régionales et d’actions de prévention menées par  des acteurs locaux. L’essentiel de l’étude :

•    Les années collège constituent le moment majeur de l’expérimentation du tabagisme tandis que c’est au lycée que la consommation quotidienne s’installe ;
•    A 17 ans, autant de filles que de garçons sont devenus des fumeurs quotidiens (27 %) ;
•    L’ARS pilote pour la région et au niveau des territoires la déclinaison régionale du Plan national de réduction du tabagisme ;
•    Les partenariats sont un élément indispensable pour la cohérence des actions et des parcours.

  • Les drogues durant les années lycée : résultats de l’enquête ESPAD en France et comparaisons européennesLe volet français de l’enquête internationale ESPAD (European School Survey Project on Alcohol and other Drugs) centrée sur les jeunes scolarisés de 16 ans a été mené en 2015 pour la 5ème fois. Comme pour l’exercice précédent de 2011, l’enquête hexagonale a interrogé des élèves dans l’ensemble des classes de lycée de la seconde à la terminale et dans toutes les filières (générale, technologique et professionnelle). Ainsi, 6 642 élèves de métropole ont répondu au questionnaire anonyme et auto administré.
    Le numéro 112 de Tendances, rédigé par Stanislas Spilka, Olivier Le Nézet, Carine Mutatayi et Eric Janssen analyse ces résultats. Ils font apparaître une large diffusion des substances psychoactives auprès des lycéens mais des reculs sensibles des usages d’alcool et de tabac, surtout pour les plus jeunes. L’usage récent de cannabis apparaît lui aussi en baisse, tandis que l’usage régulier de cannabis se révèle stable. L’enquête ESPAD fournit également des repères concernant les produits illicites plus rares et les nouveaux produits de synthèse (NPS) dont la consommation est délicate à renseigner compte tenu de la multiplicité des substances concernées.
    L’OFDT diffuse par ailleurs ce même jour une note de synthèse permettant de situer les consommations des élèves français de 16 ans dans le contexte européen (voir ci-dessous), en comparant les résultats avec ceux des autres participants. Il faut noter à ce propos que plusieurs pays dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Suisse et l’Espagne ne se sont pas joints à l’enquête.
    Même si la diffusion du tabac est en recul, les jeunes Français ont une consommation récente de cigarettes au-dessus de la moyenne européenne. Leurs usages d’alcool et leurs alcoolisations ponctuelles importantes sont proches des niveaux moyens observés dans les pays participants. En revanche, les élèves français de 16 ans se classent premiers pour l’usage de cannabis.Lire le numéro de Tendances (4 p.)
    Lire la synthèse France-Europe (20 p.)
    Lire le communiqué de presse de l’OFDT (2 p.)
  • Jeunes et addictions : un site à découvrirConnaissez-vous la définition d’une API ? Savez-vous combien le test de repérage CAST relatif aux usages de cannabis comporte de questions ? Pensez-vous que les jeunes Islandais sont de gros fumeurs de tabac ? Pour en savoir plus, découvrez les 15 nouvelles questions/réponses à propos de la thématique Jeunes et addictions sur notre nouveau site www.jeunes-addictions-ofdt.com Lancé le 7 décembre à l’occasion de la parution de l’ouvrage collectif de l’OFDT Jeunes et addictions, ce nouvel espace offre un large accès aux informations sur cette thématique. Les items mis en ligne cette semaine illustrent la variété des sujets abordés dans l’ouvrage avec à chaque fois des renvois vers les contenus des chapitres à partir des éléments de réponse. Par ailleurs, le site permet toujours d’accéder aux cinq interviews qui décrivent la situation des jeunes face aux pratiques addictives en termes de consommations, habitudes, prises de risque, prévention, ou aide. Et le téléchargement des différentes parties de Jeunes et addictions demeure bien entendu toujours possible.
  • Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit d’expérimenter le remboursement des consultations de psychologues pour les jeunes âgés de 11 à 21 ans (lien vers le site web)
  • Repérage des usages problématiques de cannabis au lycée (OFDT – dec 2016) Alors que les usages de cannabis des adolescents sont supérieurs à la moyenne nationale en Midi-Pyrénées, une campagne de sensibilisation et de repérage des usages problématiques de la substance a été lancée au printemps 2016  par le rectorat de Toulouse auprès des lycées publics de l’académie. Confiée aux soins des infirmiers scolaires des établissements, la campagne d’une durée de deux semaines avait pour but d’engager le dialogue avec les élèves en visite à l’infirmerie au sujet du cannabis, sous le sceau du secret professionnel. Il s’agissait d’identifier de façon objectivée les jeunes potentiellement en difficulté avec leurs usages pour mieux les orienter vers les services d’aide. Cette expérience pilote baptisée RepCan, programme de repérage précoce des usages problématiques de cannabis chez les lycéens, a fait l’objet d’une évaluation à court-terme à la demande du service médical du rectorat de l’académie de Toulouse. Cette étude, portant sur le processus mis en place et les premiers résultats observables, est présentée dans ce rapport de Carine Mutatayi et Stanislas Spilka de l’OFDT. (télécharger au format PDF)
  • Repérage des usages problématiques de cannabis au lycée – Une campagne de sensibilisation et de repérage des usages problématiques du cannabis a été expérimentée par le rectorat de Toulouse auprès des lycées publics de l’académie. L’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanie (OFDT) vient de publier, dans un rapport, les résultats de cette expérimentation. La campagne, qui s’est déroulée deux semaines durant, avait pour but d’engager le dialogue avec les élèves en visite à l’infirmerie au sujet du cannabis, et d’identifier de façon objectivée les jeunes en difficulté avec leur consommation. Globalement, les élèves ont bien reçu la campagne, qui nécessite que tout soit mis en œuvre pour assurer la confidentialité et l’accompagnement. La campagne a permis de faciliter un dialogue objectivé sur le cannabis, et a permis aux infirmières de repérer de jeunes usagers qu’elles n’avaient pas soupçonnés. Le rapport tire plusieurs enseignements de cette expérimentation et plaide pour un repérage plus systématique avec la reconduction fréquente de campagnes.
  • Les usages de drogues des adolescents à Paris et en Seine-Saint-Denis – L’analyse régionale des usages à 17 ans réalisée à partir de l’enquête ESCAPAD a notamment mis en lumière la moindre consommation régulière de tabac, d’alcool ou de cannabis des adolescents franciliens par rapport à leurs homologues du reste du pays.Aujourd’hui, une analyse infra-régionale menée par l’OFDT et la Mission métropolitaine de prévention des conduites à risques (MMPCR), permet de comparer, les usages des adolescents résidant dans deux départements mitoyens aux antagonismes socio-économiques marqués : Paris et la Seine-Saint-Denis. Ce numéro de Tendances rédigé par Stanislas Spilka illustre, à partir de nombreuses cartographies, les contrastes entre Paris où les usages sont généralement plus importants que dans le reste de la région et la zone nord de l’Île-de-France affichant des usages plus faibles.À 17 ans, les jeunes Parisiens sont plus nombreux à consommer des substances psychoactives que ceux résidant en Seine-Saint-Denis. Ce dernier département est aussi plus diversifié, avec notamment une partie à l’est où les usages des jeunes se rapprochent de ceux mesurés à Paris ou en métropole. Les Alcoolisations ponctuelles importantes (API) constituent le comportement pour lequel sont observés les contrastes de niveau les plus forts entre les deux territoires, les consommations d’alcool étant particulièrement faibles en Seine-Saint-Denis par rapport à la moyenne nationale.En complément, ce numéro apporte à partir de l’enquête scolaire Health Behaviour in School-aged Children 2014 (HBSC) des données comparatives s’agissant des expérimentations de tabac, d’alcool et de cannabis parmi la population des collégiens de 11-15 ans de ces deux départements. Les collégiens de Seine-Saint-Denis apparaissent là encore moins concernés que leurs homologues parisiens.Lire le numéro 116 de Tendances (4 p.)

 

 

 

-> Jeunes et vie affective et sexuelle
  • La Haute Autorité de Santé édite, en Mars 2013, des fiches mémo sur la contraception visant à fournir aux professionnels de santé, des outils afin de mieux aider les femmes, les hommes et les couples à trouver la méthode de contraception qui leur convient le mieux à une période donnée de leur vie. Fiches mises à jour en Janvier 2015.
  • L’INJEP a mené une enquête portant sur une trentaine de séances d’éducation à la sexualité dans les lycées et CFA d’Île-de-France dont l’objectif est d’analysé la façon dont les professionnel.l.e.s et les jeunes appréhendent le consentement dans la sexualité.Il en résulte que les stéréotypes de genre restent finalement très ancrés tant dans les pratiques des professionnel.l.e.s que dans les comportements des adolescent.e.s. « Consentir à … » : la sexualité à l’adolescence aux prises avec les normes socio-éducatives – Jeunesses : études et synthèses n°29 – octobre 2015 (télécharger au format PDF)
  • Gratuité et confidentialité de la contraception pour les mineures. Bien que le nombre de grossesses précoces, en France, soit en diminution, le nombre d’avortements chez les mineures s’est élevé à 12 000 en 2013. L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) s’est penchée sur la problématique de l’accès à la contraception pour les mineures, étudiant deux mesures prises dans le cadre des lois de financement de la sécurité sociale (LFSS) : la délivrance gratuite des contraceptifs remboursables et la mise en place du tiers-payant pour la consultation et les analyses biologiques pour les mineures de 15 à 17 ans. La mission de l’IGAS indique que ces mesures sont méconnues et peu appliquées, sachant que moins d’1 % des délivrances de contraceptifs aux mineures utilisent les mesures de gratuité et secret. Afin de remédier à cette situation, l’Inspection fait un ensemble de propositions, notamment la mise en place d’une procédure d’exonération et de secret générée automatiquement par les logiciels de facturation des pharmaciens. L’IGAS analyse cependant qu’un des ressorts majeurs de l’accès à la contraception repose sur l’information et l’éducation à la sexualité dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées, encore insuffisamment réalisées. (télécharger au format PDF)
  • Prévention et prise en charge des IST chez les adolescents et les jeunes adultes – Les infections sexuellement transmissibles (IST) dont le VIH sont en augmentation chez les jeunes. Face à cette situation, le Conseil National du Sida et des hépatites virales a été saisi pour établir de nouvelles orientations dans le cadre de la prévention et de la lutte contre les IST. Le CNS, face à l’ampleur du problème, recommande de faire de la lutte contre les IST chez les jeunes une priorité des politiques publiques, notamment par l’intermédiaire de la Stratégie nationale de santé sexuelle en cours d’élaboration. Il souligne la nécessité de coordonner tous les acteurs concernés, notamment au niveau régional. Il propose d’améliorer l’enseignement de l’éducation à la sexualité, notamment en renforçant le rôle de l’école et des professionnels qui y travaillent. De même, l’activité des médecins généralistes dans ce domaine doit être mieux appuyée et reconnue. Afin d’améliorer l’accès à la prévention et au dépistage, le CNS se positionne en faveur du développement d’une offre dématérialisée de prévention et de dépistage, dont l’auto-prélèvement. L’offre vaccinale contre les IST doit aussi être renforcée. Enfin, le CNS rappelle l’importance de la formation des professionnels de l’éducation et de la santé dans ce domaine.

 

 

-> Jeunes et nutrition
  • Promouvoir l’activité physique et sportive scolaire et extrascolaireLes députés Pascal Deguilhem et Régis Juanico viennent de remettre leur rapport sur la promotion de l’activité physique et sportive tout au long de la vie. La mission qui leur avait été confiée était d’identifier des moyens pour encourager et créer les conditions favorisant la pratique d’une activité physique et sportive. Le rapport s’appuie sur la réalisation d’auditions ainsi que de l’analyse documentaire des rapports, textes officiels et documents de synthèse existants. Il présente un diagnostic de la situation, décrivant la multiplicité des acteurs du sport, à l’école et en dehors de l’école. Les députés proposent ensuite une série de recommandations visant à fluidifier les parcours sportifs des élèves et des étudiants, notamment en décloisonnant les interventions et la formation des différents acteurs. Quatre enjeux majeurs sont ainsi mis en avant : la continuité de la pratique physique et sportive tout au long de la vie, la diversification des pratiques et leur adéquation aux besoins des publics ciblés, l’équité dans l’accès aux pratiques physiques et sportives, la formation des acteurs du sport.
  • Activité physique et sédentarité de l’enfant et adolescent. Premier état des lieux en France – 2016L’Observatoire National de l’Activité physique et de la Sédentarité (ONAPS) publie un premier rapport du genre faisant l’état des lieux de l’activité physique et de la sédentarité en France. Le rapport évalue les niveaux d’activité physique dans les différentes tranches d’âge, les niveaux de sédentarité, l’utilisation des transports actifs, les pratiques sportives, mais aussi leur impact en termes d’obésité et de morbidité. Ainsi, l’Observatoire relève que seule la moitié des enfants de 3 à 10 ans pratique une activité physique en dehors de l’école. De plus, moins de 40 % d’entre eux utilisent un mode de transport actif. En revanche, s’agissant de la pratique de l’activité physique dans les établissements scolaires, la France se place parmi les meilleurs scores européens. Le rapport contient un ensemble de recommandations, notamment l’accentuation de la promotion de l’activité physique chez les jeunes, en particulier les filles, mais aussi au sein des familles. –

  • Habitudes alimentaires, activité physique et sédentarité des adolescents franciliens – ORS, décembre 2016.Les comportements de santé acquis à l’adolescence vont influer directement ou indirectement sur la santé à court, moyen ou long terme à l’âge adulte.
    Suivre l’évolution de ces comportements grâce à deux enquêtes conduites en classe de 3e permet de construire des stratégies de promotion pour la santé et d’influencer les politiques de santé en faveur des jeunes.Cette étude souligne l’importance des déterminants socio-économiques dans l’adoption de comportements nutritionnels recommandés par les campagnes de promotion de la santé.Elle suggère que les populations les moins favorisées sont également celles chez qui l’impact de ces politiques de prévention est le plus faible et incite à renforcer et cibler les actions de prévention envers les jeunes les plus vulnérables.Ces éléments justifient un suivi de ces indicateurs de santé afin de s’assurer de la diminution d’éventuelles inégalités sociales de santé.L’essentiel– Les adolescents franciliens adoptent des comportements moins favorables à la santé comparé aux autres régions,
    – Les adolescents issus de milieu modeste présentent les comportements les moins favorables et un risque de surpoids,
    – L’excès de poids est globalement stable dans la région comme dans les autres régions,
    – Filles et garçons adoptent des comportements différents en termes de consommation alimentaire et d’activités physiques.

 

 

-> Jeunes et pratiques cliniques préventives
  • La vaccination des enfants et des adolescents en Île-de-France – Observatoire Régional de Santé (ORS) – Juillet 2014. A la demande de l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France, la Cellule interrégionale d’épidémiologie (Cire) et l’Observatoire régional de santé (ORS) ont réalisé un état des lieux des données disponibles en matière de maladies à prévention vaccinale en ciblant la vaccination des enfants et des adolescents. Les principales sources d’information restent à ce jour les certificats de santé de l’enfant. Cependant, la faible participation des médecins et des familles à ce dispositif pour les certificats des 9ème et 24ème mois interroge sur la représentativité des données. Un biais auquel il convient d’ajouter les difficultés rencontrées par certains Conseils généraux pour saisir les informations reçues. Le cycle triennal d’enquêtes sur la santé des enfants et des adolescents permet d’estimer les couvertures vaccinales chez les enfants franciliens âgés d’environ 6, 11 et 15 ans. Une limite à ces enquêtes est le délai entre la collecte et la disponibilité des données qui reste un peu long. D’autres sources de données permettent de suivre la vaccination en région : les ventes de vaccins aux officines et aux collectivités, des enquêtes spécifiques, les campagnes de promotion de la vaccination en milieu scolaire. Par ailleurs, l’utilisation des données du Système national d’informations inter-régime de l’Assurance maladie (SNIIRAM) est actuellement à l’étude.

Les données présentées soulignent plus particulièrement certaines difficultés :

  • Une couverture vaccinale du Bacille de Calmette et Guérin (BCG) insuffisante compte-tenu du risque francilien, mais néanmoins satisfaisante si l’on cible les populations les plus à risque
  • Des insuffisances concernant la vaccination rougeole-rubéole-oreillons (RRO) ainsi que la vaccination contre l’hépatite B

Globalement, le dispositif d’évaluation de la couverture vaccinale en Île-de-France doit être renforcé. A ce jour, aucune base de données ne présente les caractéristiques suffisantes à une exploitation territoriale ou populationnelle fine permettant de repérer d’éventuelles poches de sous-vaccination. De plus, la vaccination des jeunes franciliens vers l’âge de 15 ans reste insuffisamment renseignée. Des propositions pour améliorer ce dispositif sont présentées dans ce rapport. (télécharger au format PDF)

Santé des femmes

L’Observatoire régional de santé Île-de-France publie un état des lieux de la couverture sociale et des difficultés dans l’accès aux soins des femmes en Île-de-France. Les spécificités des Franciliennes sont mises en regard de la situation des Franciliens et des femmes dans les autres régions. Ce travail s’inscrit dans la poursuite du programme de travail sur la santé des femmes de l’ORS, après l’étude déjà publiée en 2013 sur l’espérance de vie et l’état de santé perçue.

Cette étude est réalisée à partir d’une exploitation régionale de l’enquête santé et protection sociale (ESPS) menée par l’Irdes (vagues 2008 et 2010).

Faits marquants  :

  • 8,9% des Franciliennes âgées de 18 ans ou plus déclarent n’avoir aucune couverture santé complémentaire. Elles sont moins nombreuses que les Franciliens (12,3%) mais plus nombreuses que les femmes des autres régions (3,9%).
  • Plus du quart des Franciliennes vivant avec un revenu mensuel inférieur à 876€ sont exonérées du ticket modérateur pour raisons médicales. Et les Franciliennes exonérées du ticket modérateur pour raisons médicales sont deux fois plus nombreuses que les femmes des autres régions à ne pas avoir de couverture complémentaire.
  • Les Franciliennes socialement les plus vulnérables sont moins nombreuses que les plus aisées à se rendre chez un médecin spécialiste, mais s’y rendent en moyenne plus fréquemment.
  • Le dépistage des cancers féminins est plus fréquent en Île-de-France, ce qui n’est pas le cas du dépistage du cancer colorectal, plus fréquent en région ainsi que chez les Franciliens.
  • Les Franciliennes sont plus nombreuses à renoncer aux soins comparées aux hommes dans la région et aux femmes des autres régions.
  • Par ailleurs, ce sont les plus précaires d’entre elles les plus nombreuses à renoncer pour des raisons financières, les plus aisées renonçant davantage en raison d’un problème lié à l’organisation du système de soins (trop compliqué, délais d’attente) ou de contraintes individuelles (elles préfèrent attendre que les choses aillent mieux ou parce qu’elles redoutent d’aller voir un médecin).

Si les comportements de santé se rapprochent entre les femmes et les hommes, des inégalités persistent entre sexe et selon le statut social. Il semble par ailleurs plus difficile pour les femmes les plus vulnérables de recourir à des soins en Île-de-France que dans les autres régions. (télécharger au format PDF)

  • Les enjeux de la santé des femmes d’aujourd’hui. Dans le cadre du « projet de loi de modernisation de notre système de santé », la délégation aux droits des femmes publie un rapport d’information sur les enjeux de la santé des femmes. Une première partie du rapport est consacrée à une meilleure prise en compte des spécificités de la santé féminine. Le rapport déconstruit notamment quelques méconnaissances sur la santé des femmes, telles que le fardeau des maladies cardiovasculaires, ou les risques engendrés par le tabagisme féminin. Il met le doigt sur des risques spécifiquement féminins peu connus tels que les multiples conséquences médicales des violences sexuelles, les menaces liées à la situation économique défavorable des femmes ou encore la fragilité des femmes à la dépression. Le rapport se positionne également en faveur du dispositif introduit à l’Assemblée nationale pour lutter contre l’anorexie. Une seconde partie du rapport porte sur la consolidation des acquis s’agissant de la santé sexuelle et reproductive. Il s’agit notamment de faciliter l’accès à la contraception et d’améliorer l’information sur les méthodes contraceptives, mais aussi de garantir le droit à l’avortement. Le rapport aborde au passage la question de la reconnaissance du rôle des sages-femmes. (télécharger au format PDF)
  • La santé des femmes en Ile-de-France. Espérance de vie, espérance de santé et santé perçue – Observatoire régional de la santé (ORS) – Juin 2013 (télécharger au format PDF)
  • La santé des femmes en France – Conseil économique, social et environnemental (CESE) – 2010 (télécharger au format PDF)
  • Femmes et précarité – Conseil économique, social et environnemental (CESE) – Février 2013 (télécharger au format PDF)
  • Gratuité et confidentialité de la contraception pour les mineures. Bien que le nombre de grossesses précoces, en France, soit en diminution, le nombre d’avortements chez les mineures s’est élevé à 12 000 en 2013. L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) s’est penchée sur la problématique de l’accès à la contraception pour les mineures, étudiant deux mesures prises dans le cadre des lois de financement de la sécurité sociale (LFSS) : la délivrance gratuite des contraceptifs remboursables et la mise en place du tiers-payant pour la consultation et les analyses biologiques pour les mineures de 15 à 17 ans. La mission de l’IGAS indique que ces mesures sont méconnues et peu appliquées, sachant que moins d’1 % des délivrances de contraceptifs aux mineures utilisent les mesures de gratuité et secret. Afin de remédier à cette situation, l’Inspection fait un ensemble de propositions, notamment la mise en place d’une procédure d’exonération et de secret générée automatiquement par les logiciels de facturation des pharmaciens. L’IGAS analyse cependant qu’un des ressorts majeurs de l’accès à la contraception repose sur l’information et l’éducation à la sexualité dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées, encore insuffisamment réalisées. (télécharger au format PDF)
  • Feuille de route pour la santé des femmes À l’occasion du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, la Ministre a présenté ses feuilles de route 2016 pour la santé et la protection sociale des femmes. La feuille de route pour la santé des femmes réunit les mesures de la loi de modernisation du système de santé concernant la santé des femmes et la réduction des inégalités de santé entre les femmes et les hommes, et fera l’objet d’un suivi spécifique. La feuille de route met en avant la nécessité de garantir les droits sexuels et reproductifs, et l’importance de mesures visant l’accès effectif à l’IVG. Plus largement, elle souligne la nécessité d’une politique globale de promotion de la santé des femmes, notamment s’agissant de l’alimentation et de la prévention des troubles du comportement alimentaire. Elle insiste également sur  l’amélioration des droits des patientes atteintes d’une maladie chronique. Enfin, elle fait ressortir les mesures visant l’accès aux soins et l’amélioration de la qualité des soins. La feuille de route sur la protection sociale des femmes reprend notamment les mesures visant l’amélioration des retraites des femmes, issues de la loi du 20 janvier 2014 garantissant l’avenir et la justice du système de retraites. Elle détaille également l’intérêt de la Protection universelle maladie (PUMA) pour l’autonomisation des droits des femmes, ainsi que les mesures visant l’amélioration de la situation des femmes élevant seules leurs enfants.
  • Santé et bien-être des femmes en Europe. Au-delà des données s’agissant de la mortalité et de l’espérance de vie, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) propose un rapport abordant spécifiquement la santé et le bien-être des femmes européennes. Dans un premier chapitre, les données épidémiologiques s’agissant de la mortalité, de l’espérance de vie et de la morbidité des femmes sont présentées. Un second chapitre discute les facteurs sociaux influençant la santé et le bien-être des femmes en Europe. Puis, un troisième chapitre se focalise sur les discriminations basées sur le genre, les stéréotypes sexués et leurs conséquences en termes de santé féminine. Le quatrième chapitre nous invite à considérer le système de santé avec une approche genre, afin d’envisager comment celui-ci peut répondre plus adéquatement aux besoins de santé des femmes. Enfin, un dernier chapitre reconsidère l’importance d’un cadre international pour promouvoir la santé et le bien-être des femmes européennes. Il souligne que ce cadre doit lutter contre les inégalités homme-femme et faire de l’empowerment des femmes une clef du changement.

 

-> Santé des femmes : périnatalité
  • La santé des mères et des nouveaux-nés franciliens en 2013. Exploitation des premiers certificats de santé de l’enfant. Octobre  2016, ORS ile-de-france. La lutte contre les inégalités territoriales en matière de santé périnatale reste une priorité. Dans ce contexte, disposer d’indicateurs suivis dans le temps est essentiel à la connaissance des évolutions.
    Les premiers certificats de santé (PCS) de l’enfant, collectés pour l’ensemble des naissances vivantes, constituent l’un des maillons du système d’information en périnatalité.
    En Île-de-France, un groupe de travail régional s’est mis en place au début des années 2000, réunissant les représentants des huit départements, de l’Inserm U1153, de l’ARS et de l’ORS.
    Fruit de cette collaboration, cette publication permet, au travers des indicateurs étudiés, d’avoir une vision globale sur la grossesse et la naissance.
  • La santé périnatale dans les quartiers politique de la ville du 19e arrondissement de Paris : influence des représentations des professionnels sur le parcours des femmes enceintes en situation de vulnérabilité – 2016 – Fanny Thébault et Stella Dujardin – Universités Paris X et Paris V (télécharger au format PDF)
  • Nutrition maternelle et prévention des maladies non-transmissibles – Le bureau Europe de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) publie un rapport intitulé : « Une bonne nutrition maternelle. Le meilleur départ dans la vie. » Une première partie de ce rapport synthétise les connaissances existantes s’agissant des liens entre la nutrition maternelle et la survenue de l’obésité et des maladies non-transmissibles. La revue de littérature réalisée montre que le statut nutritionnel de la femme enceinte influence la croissance et le développement du fœtus et détermine la vulnérabilité de l’enfant à naître s’agissant des maladies non-transmissibles. Une seconde partie du rapport s’attache à examiner les recommandations existantes dans les différents pays européens s’agissant de la nutrition, de l’activité physique et de la prise de poids durant la grossesse. Ces données proviennent d’une étude réalisée en 2014 dans 51 pays, qui a permis d’identifier des priorités pour améliorer le statut nutritionnel des mères. Enfin, une troisième partie propose des possibilités d’action à mener pour améliorer la nutrition des mères, des nouveau-nés et des nourrissons dans le contexte de la politique-cadre Santé 2020.
  • Prévention de l’exposition à l’alcool pendant la grossesseLe Bureau Europe de l’Organisation Mondial de la Santé (OMS) vient de publier un rapport s’intéressant à la prévention de l’exposition à l’alcool pendant la grossesse et de ses effets néfastes. En effet, dans les pays européens, un certain nombre de femmes continuent de boire après avoir pris connaissance de leur état. Dans une première partie, le rapport propose une revue de littérature consacrée aux interventions visant à prévenir l’exposition à l’alcool pendant la grossesse, qui ciblent à la fois les femmes enceintes et non enceintes. Cette revue de littérature, qui rassemble 29 études, met notamment en évidence l’efficacité des interventions pré-conceptionnelles pour prévenir l’exposition du fœtus à l’alcool. Dans une seconde partie, le rapport présente les études de huit pays européens, qui analysent leurs politiques et actions respectives dans le domaine de la lutte contre l’exposition à l’alcool pendant la grossesse.
  • Systèmes d’information et connaissance des IVG en France. La Commission sur les données et la connaissance de l’IVG, mise en place en 2015 dans le cadre du programme national d’action pour améliorer l’accès à l’IVG, vient de remettre le rapport présentant les travaux de sa première année d’activité. Les objectifs de cette commission sont d’établir un constat partagé sur les connaissances actuelles en matière d’IVG et leurs limites. Cette année, la commission a notamment mené une réflexion sur les systèmes d’informations permettant de fournir des données relatives aux IVG. Les bases de données médico‐administratives ont notamment permis de fournir de nombreuses données, complétées par des enquêtes ponctuelles et des données émanant d’associations. Les données disponibles indiquent que le taux de recours à l’IVG est stable depuis une dizaine d’années, et que des difficultés d’accès concernent en particulier les mineures sans autorisation parentale et les femmes en grande précarité. La Commission repère les lacunes des données et connaissances actuelles, et élabore un ensemble de propositions pour y remédier.
  • Participation des médecins généralistes au suivi de la grossesseDans une récente publication, la Drees présente les résultats d’une étude sur les attitudes et pratiques des médecins généralistes dans le cadre du suivi de la grossesse. En effet, la participation des médecins généralistes aux suivis de grossesses progresse nettement depuis plusieurs années, notamment s’agissant des jeunes praticiens. Leur contribution aux suivis de grossesses reste cependant minoritaire par rapport à celle des professionnels spécialisés que sont les gynécologues et les sages-femmes. Les diagnostics de grossesse représentent une part non négligeable de leur activité, puisqu’en moyenne, les praticiens interrogés en ont effectué au moins un par semaine. En revanche, ils ne sont que 57 % à avoir reçu au moins une fois par trimestre une patiente dans le cadre d’un suivi de la grossesse. L’étude montre que les perceptions et les pratiques des médecins généralistes s’agissant du suivi de la grossesse varient selon leur niveau de formation en gynécologie-obstétrique. L’âge de la patiente est un facteur important influençant leur décision d’assurer le suivi de la grossesse. L’étude souligne également que l’entretien prénatal précoce est peu compatible avec les pratiques des généralistes, et que les praticiens demeurent peu informés des dispositifs d’accompagnement après l’accouchement. (télécharger au format PDF)
  • Tableau de bord d’indicateurs départementaux et régionaux en périnatalité et orthogénie – Mise à jour Mai 2016, ORS, ARS : L’essentiel de l’étude – En 2014, ce sont environ 52 000 IVG qui ont été réalisées par des femmes franciliennes ; 182 719 enfants franciliens sont nés cette même année, dont 1% avant 32SA et 7% avant 37 SA. La région compte 92 maternités dont 15 de type III. La mortinatalité est de 9,4‰ et la mortalité infantile de 3,5‰. De nombreux autres indicateurs sont présentés dans le document et sont mis au regard des données de nationales.Ce tableau de bord s’appuie sur l’ensemble des sources disponibles : état civil ou recensements de population, statistiques de causes médicales de décès, programme de médicalisation des systèmes d’information, premiers certificats de santé de l’enfant, et enquêtes spécifiques. Il adopte une présentation thématique qui va de la grossesse, à l’accouchement et au début de la vie de l’enfant. Les indicateurs sont présentés au département et à la région, en données domiciliées (lieu d’habitation) et/ou enregistrées (lieu de réalisation), sur les dernières années disponibles. Définitions et limites accompagnent chaque indicateur (télécharger au format PDF)
  • Santé des mères et des nouveaux-nés – Drees – Mars 2016. Avec 800 000 femmes qui accouchent chaque année en France, les pratiques médicales autour de la naissance représentent un enjeu majeur de santé publique. Afin d’améliorer en permanence ses actions et orienter ses politiques de prévention, le ministère met en place régulièrement, depuis 1995, des enquêtes nationales périnatales, en partenariat avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Objectif de ce vaste dispositif : mieux connaître l’état de santé des femmes et de leurs nouveau-nés, évaluer la qualité de la prise en charge et mesurer les facteurs de risque périnatal. (lien site web)
  • Commission nationale de la naissance et de la santé de l’enfant : textes réglementaires et documents issus de groupes de travail de la Commission nationale de la naissance et de la santé de l’enfant (CNNSE) – (lien site web)

  • Évaluation d’une formation croisée organisée par le Réseau de Santé Périnatal Parisien et les Ateliers Santé Ville des 19e et 20e arrondissements de Paris – UNIVERSITÉ VERSAILLES SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES – 2015 – THOMAS, Ella (télécharger au format PDF)
  • Santé des mères et des enfants de Paris – Observatoire régional de la santé – Septembre 2010
  • La politique de périnatalité : l’urgence d’une remobilisation – Rapport public annuel de la Cour des comptes – 2012 (télécharger au format PDF)
  • Rapport européen sur la santé périnatale : dossier de presse France – EuroPeristat / Inserm – Mai 2013 (télécharger au format PDF)
  • Santé et parentalité, l’approche des Villes – EHESP – 2013 (télécharger au format PDF)
  • Mécanismes et facteurs qui influencent les parcours de santé des femmes enceintes de différents statuts socioéconomiques à Paris – Madeleine Collombier – EHESP – Juin 2013 (télécharger au format PDF)
  • L’accès aux soins des plus précaires dans une Europe en crise sociale, le cas des femmes enceintes et des enfants – Médecins du Monde – Mai 2014 (télécharger au format PDF)
  • Promouvoir la santé dès la petite enfance – Inpes – Juin 2014 (télécharger au format PDF)
  • Les résultats de l’enquête ENFAMS (Enfants et Familles sans logement en Ile-de-France) menée par l’observatoire du Samu social de Paris viennent d’être rendus publics. Vous trouverez le rapport sur leur site : http://www.samusocial-75.fr/docs-actus/actualites/, et également téléchargeable en PDF:
  •  Pour une hospitalité périnatale – Sylvain Missonnier – 2014 (télécharger au format PDF) Ce texte est un plaidoyer en faveur d’une clinique périnatale attentive aux processus du devenir mère et père. Il ouvre des pistes de réflexion clinique et éthique de la fonction soignante bientraitante dans le temps spécifique de la grossesse, fort de son potentiel de vulnérabilité et de créativité.
  • Migration et maternité dans le 19ème arrondissement de Paris  – Marie Gabrielle Rietsch – EHESP – Juin 2014 (télécharger au format PDF)
  • L’ARS cherche à améliorer le parcours d’accès à l’IVG.Pour cela, elle a mis en ligne le site Frida qui a deux axes :- pour les centres d’orthogénie : la possibilité pour les professionnels de ces centres de noter “en temps réels” les places disponibles, surtout dans les périodes critiques comme les vacances scolaires. Plateforme accessible sur mot de passe (contacter le RPPNE pour obtenir le mot de passe et les coordonnées du site)- pour les femmes et tout autre professionnel : questionnaire en ligne permettant de témoigner des difficultés rencontrées (délais de rdv, accueil, attitudes de professionnels , …)
  • Rapport annuel “PMSI périnatalité 2013 Ile-de-France” – Périnat ARS IDF – Nov 2014 (télécharger au format PDF)
  • Les interruptions volontaires de grossesse en Île-de-France, ORS, décembre 2014. L’Observatoire régional de santé Île-de-France publie un état des lieux des données sur les interruptions volontaire de grossesse en Île-de-France. Dans le cadre de la mise en place d’un projet de l’agence régionale de santé visant à favoriser la réduction des inégalités d’accès à l’avortement (projet FRIDA), ce travail contribue à la réflexion sur le recours à l’IVG dans les territoires infra-régionaux. Les données présentées proviennent du programme médicalisé des systèmes d’information (PMSI) et des données de l’assurance maladie pour l’année 2012, ainsi que d’une synthèse des données antérieures exploitées par la Drees. Faits marquants :
    • En 2012, l’estimation du nombre total d’IVG concernant les Franciliennes est de 51 625, soit un taux de 17  ‰ femmes âgées de 15 à 49 ans ;
    • D’importantes disparités sont notées au sein de la région, avec un taux de recours allant de 22,7 ‰ pour les femmes de Seine-Saint-Denis à 13,1 ‰ pour celles des Yvelines ;
    • Les femmes ont majoritairement recours à des structures situées dans leur département de domicile, avec cependant des variations d’un département à l’autre (de 62,1% dans le Val-de-Marne à 83,6% à Paris).
    • Une proportion d’IVG réalisées en milieu hospitalier ou en ville très différente selon les départements (de 69,3% d’IVG hospitalières pour les Parisiennes à 86 ,4% pour les Yvelinoises). (télécharger au format PDF)
  • Bulletin épidémiologique hebdomadaire n°34-35, ORS, 9 dec 2014 : deux articles en périnatalité concernant les nouveaux nés vulnérables et les risques de prématurité (télécharger au format PDF)
  • Accompagnement et alliance en cours de grossesse – Françoise Molenat, Avril 2012 (télécharger au format PDF)
  • Inégalités de santé périnatale en France. Le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) consacre un numéro aux inégalités sociales et géographiques de santé périnatale sur le territoire français. Au sommaire, cinq articles traitent de ces inégalités s’agissant de la morbidité maternelle sévère, de la mortalité infantile et périnatale, et des inégalités d’accès aux soins. Le dossier s’ouvre sur un article portant sur les disparités régionales du taux de mortinatalité, en 2012 et 2013, qui au niveau national a concerné 8,9 pour 1000 naissances. Afin d’analyser pourquoi la mortalité maternelle est plus élevée en Ile-de-France que dans les autres régions, un second article analyse les différences de morbidité maternelle sévère selon le lieu de résidence des franciliens. De même, un article interroge les raisons de la surmortalité infantile et périnatale dans le département de Seine-Saint-Denis. Au niveau national, une autre contribution analyse la pertinence des indications sur le lieu de résidences des mères pour la surveillance des inégalités de santé périnatale. Enfin, une enquête sur les réseaux de périnatalité documente les déterminants de l’accès à l’entretien prénatal précoce. (télécharger au format PDF)
  • La Haute Autorité de Santé édite, en Mars 2013, des fiches mémo sur la contraception visant à fournir aux professionnels de santé, des outils afin de mieux aider les femmes, les hommes et les couples à trouver la méthode de contraception qui leur convient le mieux à une période donnée de leur vie. Fiches mises à jour en Janvier 2015.
  • L’accès à l’IVG à Paris. La situation de l’IVG en France n’est pas satisfaisante. Les femmes qui souhaitent interrompre leur grossesse sont confrontées chaque jour à des difficultés. Nous sommes témoins de ces problèmes dans notre pratique au Planning Familial et il reste du chemin à parcourir pour faire de ce droit un droit à part entière.Un des objectifs du Planning familial est « d’écouter et orienter pour une demande d’IVG dans le respect des personnes et de leur choix sans pression ni culpabilisation, veiller à l’application des lois, à l’accès et aux conditions dans lesquelles sont pratiquées les interventions et favoriser une meilleure prise en charge » (voir : www.planning-familial.org).L’objectif premier de cette enquête est d’avoir un état des lieux général des structures pratiquant les IVG. Un tableau récapitulatif actualise les capacités d’accueil des structures vers lesquelles les femmes sont orientées. (télécharger au format PDF)
  • L’activité des services de PMI en 2012. Créée par une ordonnance de 1935, les services de protection maternelle et infantile (PMI) ont pour missions la protection sanitaire de la mère et de l’enfant, la planification et l’éducation familiale. Les consultations et les actions sociales y sont en accès libre et gratuit pour les femmes enceintes et les enfants de moins de six mois. La Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES), publie les résultats de son enquête annuelle sur la protection maternelle et infantile auprès des Conseils généraux, concernant les 5100 points fixes de consultations. L’enquête indique qu’en 2012, le cœur de l’activité reste centré sur la santé infantile, avec au moins 700 000 enfants qui ont bénéficié d’au moins une consultation, ce qui représente 59% des activités de consultations et de visites. Le suivi des mères et la planification familiale représentent pour leur part 12% et 29% de l’activité de consultations et de visites. La DREES évalue également le respect des normes d’activités en matière de consultations infantiles, de consultations pré et post-natales, de planification et d’éducation familiale, trouvant des taux d’activité contrastés d’un département à l’autre. (télécharger au format PDF)
  • Dans le cadre des enquêtes nationales de santé scolaire, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie les derniers résultats s’agissant des élèves en grande section de maternelle pour 2012-2013. Cette nouvelle édition atteste de la persistance des disparités sociales en termes d’habitudes de vie et d’indicateurs de santé. L’enquête trouve notamment que 12% des enfants sont en surcharge pondérale, proportion allant de 7% pour les enfants de cadres à 16% pour les enfants d’ouvriers. L’hygiène bucco-dentaire, la prise d’un petit déjeuner ou le temps passé devant des écrans, sont autant d’indicateurs montrant des disparités sociales au détriment des enfants des familles les plus modestes. Autres tendances relevées par cette nouvelle enquête : la proportion d’enfants portant des lunettes, la légère augmentation de la prévalence de l’asthme et la progression des couvertures vaccinales contre la rougeole et l’hépatite B. (télécharger au format PDF)
  • Tableau de bord d’indicateurs départementaux et régionaux en périnatalité et orthogénie – ORS, 2015 – Chaque année en Île-de-France, ce sont plus de 50 000 interruptions volontaires de grossesses (IVG) qui sont réalisées et plus de 180 000 nouveau-nés qui voient le jour dont 6% prématurément. L’accès à l’IVG, la baisse de la mortalité périnatale et infantile, le suivi des nouveau-nés vulnérables sont de véritables enjeux de santé publique.Ce tableau de bord s’appuie sur l’ensemble des sources disponibles : état civil ou recensements de population, statistiques de causes médicales de décès, programme de médicalisation des systèmes d’information, premiers certificats de santé de l’enfant, et enquêtes spécifiques. Il adopte une présentation thématique qui va de la grossesse, à l’accouchement et au début de la vie de l’enfant. Les indicateurs sont présentés au département et à la région, en données domiciliées (lieu d’habitation) et/ou enregistrées (lieu de réalisation), sur les dernières années disponibles. Définitions et limites accompagnent chaque indicateur (télécharger au format PDF)
  • Un nouvel éclairage sur les causes de mortalité infantile et périnatale en Seine-Saint-Denis : publication des rapports de recherche de l’Inserm et de l’Observatoire du Samusocial de Paris
  • Prévention et nouveaux outils de dépistage de l’alcoolisation fœtale. De nombreuses avancées ont été réalisées dans la connaissance de l’alcoolisation fœtale, ses mécanismes, son épidémiologie et ses méthodes de détection clinique. L’alcoolisation fœtale se manifeste dans sa forme la plus grave par le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF) mais provoque de nombreux autres troubles tels que les troubles de l’apprentissage, de la mémorisation, de troubles cognitifs et du comportement. Dans ce contexte, l’Académie Nationale de Médecine publie un communiqué de presse prônant la tolérance zéro alcool pendant la grossesse, ainsi qu’un rapport émettant un ensemble de recommandations pour lutter contre l’alcoolisation fœtale. L’Académie souligne notamment l’importance de repositionner le message sanitaire de prévention de l’alcoolisation fœtale, d’investir dans un vaste plan de formation et d’information. Elle recommande l’instauration d’une politique de prévention, avec notamment la promotion de la consultation pré-conceptionnelle, mais aussi la généralisation de l’usage des auto-questionnaires et des dosages de biomarqueurs par prélèvement capillaire chez la mère et méconial chez le nouveau-né, afin de dépister l’alcoolisation fœtale.
  • La synthèse
  • Le rapport
  • L’essentiel :
    • Des mères de plus en plus âgées : en 2010, 4,8% des nouveau-nés avaient une mère de 40 ans ou plus, ils sont 5,4% en 2013.
    • Environ 5% de nouveau-nés issus d’une grossesse déclarée tardivement, soit au-delà du premier trimestre (selon les départements de 1,9% à 8,3%) .
    • Prévalence du diabète gestationnel en augmentation : 5,5% en 2010, 7,5% en 2013.
    • Près d’une naissance sur quatre par césarienne et environ 7% de naissances prématurées.
    • Une intention d’allaiter pour trois quarts des nouveau-nés.
  • Dans le monde, environ 10 % des femmes enceintes et 13 % des femmes qui viennent d’accoucher souffrent d’un problème de santé mentale, le plus souvent d’une dépression. Dans les pays en développement, ces pourcentages sont plus élevés et atteignent 15,6 % chez les femmes enceintes et 19,8 % chez les femmes qui viennent d’accoucher. (Lien site web)
  • Nouvelles recommandations concernant les soins anténatalsL’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de publier de nouvelles recommandations concernant les soins prénatals, afin d’améliorer la qualité des prises en charge, prévenir les complications de la grossesse et réduire le risque de mortinaissance. Les soins prénatals doivent permettre aux femmes enceintes de bénéficier d’une bonne prise en charge, de soutien, de conseils et d’informations, de détecter et de prévenir des maladies et d’aider les femmes en cas de violence du partenaire intime. Avec ces nouvelles recommandations, l’Organisation entend plus globalement permettre aux femmes de bénéficier de soins efficients et respectueux, et ainsi leur donner « une expérience positive » de leur grossesse socle d’une maternité en bonne santé. Ces nouvelles lignes directrices comportent 49 recommandations concernant  les conseils dont les femmes enceintes devraient bénéficier lors des consultations, notamment s’agissant de la nutrition et la consommation de substances psychoactives ; les pratiques de prévention du paludisme et de l’infection à VIH ; les analyses à réaliser ; la prise en charge des symptômes les plus courants. Afin de faire baisser la mortalité périnatale, l’OMS recommande en particulier le passage de quatre à huit consultations pour le suivi de la grossesse.
  • Imprégnation des femmes enceintes françaises aux polluants organiques Santé Publique France a présenté, début décembre 2016, les résultats d’une étude sur l’exposition des femmes enceintes à certains polluants organiques. L’étude concernait 4145 femmes ayant accouché en 2011, en France (hors Corse), qui ont participé à ce volet périnatal du programme national de biosurveillance. Issu du Grenelle de l’environnement, le programme national de biosurveillance a pour finalité l’aide à la décision pour les acteurs de la santé publique. Avec 117 biomarqueurs d’exposition à des polluants organiques dosés chez des femmes enceintes, le volet périnatal du programme de biosurveillance a permis de décrire notamment le niveau d’imprégnation des femmes enceintes françaises au bisphénol A, aux phtalates, aux  pesticides, aux dioxines, aux furanes, aux retardateurs de flamme. Les résultats confirment l’omniprésence de ces polluants malgré les restrictions d’usage de certains de ces polluants.
  • Rapports PMSI des maternités d’Ile-de-France (télécharger au format PDF)
  • Accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) – Le Haut Conseil de l’Egalité (HCE) entre les femmes et les hommes vient de publier (2017) un rapport, qui, 42 ans après l’entrée en vigueur de la loi Veil, dresse un bilan des actions mises en œuvre ces dernières années pour faciliter l’accès à l’avortement. Le bilan du Haut Conseil est plutôt positif, bien qu’il identifie quelques obstacles pouvant être encore levés. Globalement, le Haut Conseil estime que deux tiers des recommandations qu’il avait formulées en 2013 ont été mises en œuvre. Le droit à l’avortement a été réaffirmé comme un droit à part entière. L’information sur l’IVG a été rendue plus accessible, et l’offre de soins a été développée pour faciliter en pratique l’accès à l’avortement. Les points sur lesquels les pouvoirs publics peuvent encore agir sont l’examen de la proposition relative à l’extension du délit d’entrave aux informations publiées sur « l’IVG internet », mais aussi la levée des derniers obstacles à l’avortement tels que la suppression de la double clause de conscience. Enfin, le Haut Conseil recommande à long terme des testings annuels pour contrôler les conditions d’accès à l’IVG partout sur le territoire. (télécharger au format PDF)
  • Les interruptions volontaires de grossesse en Île de France. Quatre ans de suivi régional de 2012 à 2015. Décembre 2016. L’essentiel de l’étude : L’Île-de-France se situe au 3e rang des régions de métropole pour le recours à l’IVG.À travers ces quatre ans de suivi régional, l’Observatoire régional de santé (ORS) propose un suivi d’indicateurs à l’échelle infra-régionale.Parmi les résultats marquants :
    En 2015, un peu plus de 50 000 recours à l’IVG pour des Franciliennes soit un taux de 17,1‰ femmes en âge de procréer. Ces taux varient selon les départements de 13,5 ‰ dans les Yvelines à 22,4 ‰ en Seine-Saint-Denis,
    Près de trois quarts des IVG réalisées dans le département de domicile avec des écarts importants selon les départements, de 86,5 % à Paris à 58,9% pour le Val-de-Marne,
    Une offre hospitalière en diminution et une augmentation de l’offre « en ville ».
  • Bibliographie “parentalité et immigration” (télécharger au format PDF)
  • Alcoolisation prénatale du fœtus : décryptage d’un mécanisme clé de l’atteinte cérébrale – Inserm – 04 avril 2017 – La toxicité de l’alcool sur le système nerveux des enfants à naître peut être sévère, pour les neurones comme pour les vaisseaux sanguins du cortex cérébral. Au cœur de ce mécanisme : l’autophagie des cellules. Une découverte qui permet d’avancer sur la piste d’un futur traitement… (lien vers le site web)
  • La qualité de la relation qui s’établit entre le parent et son nouveau-né est déterminante pour le développement et la santé à venir de celui-ci. Or, les conditions de vie dans lesquelles les parents accueillent leur premier enfant varient et n’offrent pas les mêmes chances à tous. C’est pourquoi Santé publique France conduit, avec ses partenaires, l’étude PANJO. Celle-ci a pour but de comprendre comment mieux accompagner les futurs parents se sentant seuls ou trop peu entourés lorsqu’ils se préparent à accueillir leur premier enfant. Santé Publique France / Inpes : l’étude Panjo (lien vers le site web).
  • Depuis le démarrage du Programme National de Médiation Sanitaire en 2011, plusieurs outils de prévention ont été co-construits avec des partenaires de santé et parfois avec les personnes concernées, afin qu’ils puissent être utilisés dans un objectif de promotion de la santé avec des habitants de bidonvilles. (…) Le carnet de grossesse « Car’Mat’ » , il s’agit d’un document bilingue français/roumain qui retrace tous les enjeux et rendez-vous de suivi de grossesse, comme celui proposé par chacun des départements. La forme et les messages sont adaptés à des femmes/ménages qui ne parlent pas français, qui ne maîtrisent pas l’écrit et qui peuvent être amenées à changer de maternité au gré des expulsions. Il a été élaboré par la CPAM Loire Atlantique et Médecins du Monde à Nantes

 

 

-> Santé des femmes : Cancers et promotion des dépistages (organisés, individuels, …)
  • Cancer du sein en Ile-de-France : épidémiologie, pratiques du dépistage, orientations pour les actions de promotion de la santé intégrant le dépistage. Bulletin de santé – Observatoire régional de la santé (ORS) Ile-de-France – Mai 2011 (télécharger au format PDF)
  • Dépistage organisé du cancer du sein. Bulletin épidémiologique hebdomadaire – institut de veille sanitaire (InVS) – 26 septembre 2012  (télécharger au format PDF)
  •  Éthique et dépistage organisé du cancer du sein en France. Synthèse du rapport – Institut national pour le cancer (INCa) – Octobre 2012 (télécharger au format PDF)
  • Participation au dépistage du cancer du sein : recommandations de la HAS pour les femmes de 50 à 74 ans – Haute autorité de santé (HAS) (télécharger au format PDF)
  • Améliorer la participation aux programmes organisés de dépistage du cancer du sein et du cancer colorectal – Université de Louvin – 2011 (télécharger au format PDF)
  • Plan Cancer 2014-2019, guérir et prévenir les cancers, donnons les mêmes chances à tous, partout en France – République Française – 2014 (télécharger au format PDF)
  • Le dépistage du cancer du sein chez les femmes à haut risque – HAS – Mars 2014 (lien site web)
  • Webdocumentaire : Comment le cancer du sein m’a changé (lien site web)
  • Scénario pour le dépistage du cancer du col de l’utérus. L’Institut national du Cancer (INCa) publie le second volet de son enquête médico-économique sur la généralisation du dépistage du cancer du col de l’utérus. Afin de réduire l’incidence et la mortalité par cancer du col utérin, la généralisation de ce dépistage est l’un des thèmes centraux du Plan cancer 2014-2019. En tenant compte du contexte actuel s’agissant de la démographie médicale, l’enquête avait pour objectif d’évaluer l’efficacité de différentes stratégies de dépistage organisé. L’évaluation a été réalisée grâce à un modèle de micro simulation reproduisant l’évolution de l’infection à papillomavirus (HPV), la confrontant aux stratégies de dépistage possibles. Elle montre l’intérêt de la mise en place d’un programme de dépistage organisé avec relance des femmes non participantes. Le passage au dépistage du HPV en dépistage primaire, chez les femmes à partir de 35 ans, a été identifié comme l’une des stratégies les plus efficaces et comme cible. Cependant, l’Institut indique que cette stratégie ne peut être immédiatement mise en œuvre, car elle nécessite des prérequis non satisfaits à ce jour, et des risques associés qui doivent être anticipés.
  •  Évaluations pour organiser le dépistage du cancer du col de l’utérus – En vue de la généralisation d’un programme national de dépistage du cancer du col de l’utérus, une expérimentation a été menée pendant trois ans dans 13 départements. Un numéro spécial du Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) est consacré à cette expérimentation dont les résultats mettent en valeur l’intérêt de la mise en œuvre d’un dépistage organisé pour ce cancer. Dans les départements où l’expérimentation a été menée, le taux de couverture global du dépistage a été amélioré, et a permis de toucher des femmes qui habituellement échappent au dépistage. D’autres contributions viennent compléter ce numéro. Une contribution apporte un éclairage médico-économique sur le dépistage du cancer du col de l’utérus. Une autre contribution porte sur le dépistage des femmes de moins de 25 ans, qui concernent 35,5% des femmes sur la période étudiée alors qu’il n’est pas recommandé. Un article analyse le profil des femmes ne réalisant pas le dépistage par frottis en France. Enfin, une dernière contribution présente les résultats d’un essai randomisé s’agissant du recours à l’auto-prélèvement vaginal pour augmenter le taux de participation au dépistage.

-> Santé des femmes : autre thématique santé
  • L’implication des entreprises dans la lutte contre les violences faites aux femmes, 2015 (télécharger au format PDF)
  • les ACTES de notre journée interprofessionnelle du 19 novembre 2015,organisée par l’Observatoire parisien des violences faites aux femmes (OPVF) (télécharger au format PDF)
  • Le collectif d’associations « Excision parlons-en ! » rappelle que la période estivale est un « moment à risque » ! (télécharger au format PDF)
  • Violences à l’encontre des femmes en ile-de-france : situations et parcours de femmes victimes de violences conjugales.

    Cette étude inédite permet de dégager des pistes d’actions en matière de politiques publiques afin d’améliorer le repérage, l’accompagnement des victimes, l’accès au logement, et la prévention des violences à l’encontre des femmes.

    La Fédération Nationale Solidarité Femmes, membre du Centre Hubertine Auclert et l’Union régionale Solidarité Femmes Ile-de-France (URSF-IDF), ont mené une étude avec l’Observatoire régional des violences faites aux femmes du Centre Hubertine Auclert à partir des données associatives 2013. L’enjeu est de mieux saisir les spécificités des situations et parcours des franciliennes victimes de violences conjugales.

    L’étude complète

    La synthèse

  • Améliorer l’accès à l’emploi des femmes victimes de violences – Guide pratique à destination des acteurs et actrices de l’emploi – 2016 – guide pratique, issu d’un travail partenarial entre le Centre Hubertine Auclert, les expert-e-s de terrain et universitaires propose des recommandations concrètes pour favoriser l’accès et le maintien en emploi des femmes victimes de violences. En outre, il présente les résultats d’une enquête sur les parcours d’insertion professionnelle des femmes menée auprès d’associations accompagnant les femmes victimes de violences. (télécharger au format PDF)
  • Le 5e plan de lutte contre toutes les violences faites aux femmes (télécharger au format PDF)
  • Usages de drogues et conséquences : quelles spécificités féminines ?En France, comme partout ailleurs, les hommes consomment plus de drogues licites ou illicites que les femmes et ce d’autant plus qu’il s’agit d’un usage intensif en quantité et en fréquence. Ce constat général demande néanmoins à être nuancé car, parmi les récentes évolutions observées, celle d’un rapprochement progressif des niveaux de consommation masculins et féminins est souvent soulignée.Publié à l’occasion de la journée internationale des femmes du 8 mars dernier, le numéro 117 de la revue Tendances de l’OFDT (signé par François Beck, Ivana Obradovic, Christophe Palle, Anne-Claire Brisacier, Agnès Cadet-Taïrou, Cristina Díaz-Gómez, Aurélie Lermenier-Jeannet, Caroline Protais, Jean-Baptiste Richard et Stanislas Spilka) revient sur les niveaux de prévalence par sexe, les éléments de convergence et la place des femmes dans le dispositif de soins en addictologie et d’application de la loi.Les situations sont très contrastées selon les produits et les catégories d’âge. Ainsi, par exemple, la prédominance masculine est-elle très nette pour l’alcool, moins marquée pour le cannabis et inexistante en matière de tabac au sein des jeunes générations. Un seul cas de surconsommation féminine est observé, il concerne les médicaments psychotropes.Concernant les réponses, traitements et prises en charge, la proportion de femmes est moindre. Ce point illustre le déséquilibre des niveaux de consommation mais aussi le fait que les pratiques addictives féminines sont plus stigmatisées et demeurent donc souvent plus clandestines.
  • « Vers l’égalité réelle entre les femmes et les hommes – l’Essentiel » – Édition 2017 – rassemble les dernières données statistiques sexuées dans différents domaines. Lutter contre les violences faites aux femmes, le sexisme, dans la sphère publique, au travail, à l’école, contre les inégalités professionnelles, à tous les niveaux de décisions, etc… et pour l’égalité réelle, implique de connaître la manière dont ces inégalités se créent et se traduisent. (télécharger au format PDF)

 

 

Accès à la santé (droits, soins, prévention)

  • La santé et l’accès aux soins des sans-domicile.En France, selon les derniers chiffres de 2012, 141 500 personnes sont considérées comme sans-domicile. Outre les personnes hébergées dans les centres d’hébergement d’urgence ou par des associations, 9% d’entre elles sont sans-abri. La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) s’est penchée sur la santé et l’accès aux soins de santé de ces personnes. Une première étude met en avant une santé physique et psychique dégradée par rapport à la population générale. Problèmes dentaires, tabac, surpoids, dépression, les personnes sans domicile sont vulnérables à de nombreuses pathologies. Seule la moitié d’entre elles se considèrent en « bonne » ou « très bonne » santé, contre 69% dans la population générale. Une seconde étude traite de leur accès aux soins : si près de neuf sans-domicile sur dix avaient consulté un généraliste l’année écoulée, leur accès aux soins dentaires était beaucoup moins fréquent. Un sans-domicile sur dix déclare n’avoir aucune couverture maladie, ce taux étant plus accru chez ceux dormant dans la rue. Compte tenu de cette moindre couverture médicale, les sans-domicile s’adressent plus souvent aux services hospitaliers. L’étude relève également qu’un tiers d’entre eux ont été hospitalisés l’année écoulée.
  • Les chiffres-clés de l’offre de soins La Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) publie l’édition 2015 des « chiffres-clés de l’offre de soins ». Au sommaire, un panorama chiffré de l’offre de soins autour de quatre grandes thématiques : les professionnels de santé, les structures et leur activités, le financement de l’offre de soins, le soutien à des modes de prise en charge novateurs et à l’amélioration de la qualité. Il s’agit d’un panorama large avec des indications précises telles que les effectifs des différentes professions de santé, la répartition territoriale des cabinets, l’activité hospitalière des différents types de services ou encore l’évolution du montant du financement des établissements de santé. Dans le cadre de la mise en œuvre des premières étapes de la Stratégie nationale de santé, cette édition permet d’apporter des éclairages sur l’accès aux soins, les parcours de santé, ou encore le virage ambulatoire et le développement de l’exercice coordonné. (télécharger au format PDF)
  • Mesurer les renoncements aux soins pour raisons financières (Drees, 2015).  Afin d’étudier l’accessibilité financière aux soins du système de santé, la question du renoncement aux soins est fréquemment mobilisée, aux côtés d’autres indicateurs tels que les restes à charge, les taux de recours ou les dépenses moyennes. Il s’agit d’un indicateur subjectif dépendant de la perception d’un besoin de santé. La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) vient de publier une étude dont l’objectif était d’évaluer l’influence de la formulation des questions dans l’évaluation des renoncements aux soins. Quatre différents types de formulation ont été testés dans le cadre du Baromètre d’opinion de la Drees, auprès de quatre sous-échantillons de répondants. L’étude montre que la mesure du renoncement aux soins est très sensible à la formulation de la question, tandis que le classement des types de soins faisant l’objet de renoncement y est moins sensible. Enfin, quelle que soit la formulation adoptée, les déterminants sociaux du renoncement aux soins pour raisons financières sont identiques. En conclusion, la Drees dicte un ensemble de préconisations en matière d’utilisation des taux de renoncement, s’agissant des méthodes de collecte et de l’interprétation des chiffres.  (télécharger au format PDF)
  • La prise en charge des personnes vulnérables – Agir ensemble à l’hôpital et dans le système de santé – FHF et MDM – Mai 2014 (télécharger au format PDF)
  • Renoncements aux soins des bénéficiaires du RSA – DREES – Juin 2014 – Études et résultats n° 882. La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), dans une récente publication, évalue l’état de santé et l’accès aux soins des personnes bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA). Ceux-ci perçoivent plus négativement leur santé : ils sont moins de 60% à la juger « bonne » ou « très bonne », contre 77% en population générale. La part des bénéficiaires se considérant en « mauvaise » ou « très mauvaise » santé est par contre trois à quatre fois plus élevée que dans la population générale. Le niveau de santé perçu est cependant hétérogène, variant selon les caractéristiques des bénéficiaires telles que l’âge, le sexe, mais aussi le niveau de diplôme ou le fait d’être propriétaire de son logement. L’étude montre également que les bénéficiaires du RSA présentent une plus grande fragilité psychologique : ils sont 36% à présenter une détresse psychologique, contre 14% dans la population générale. S’agissant des renoncements aux soins, ils s’avèrent être significativement plus fréquents chez les bénéficiaires du RSA : 18% d’entre eux déclarent avoir renoncé à une consultation médicale dans l’année écoulée, contre 4% dans la population générale. (télécharger au format PDF)
  • Observatoire de l’accès aux soins en France – Médecins du Monde – Octobre 2012 (télécharger au format PDF)
  • Le renoncement aux soins pour raisons financières : une approche économétrique – Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) – Novembre 2011 : http://www.irdes.fr/Publications/2011/Qes170.pdf
  • Le renoncement aux soins : une étude socio-anthropologique – Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) – Octobre 2011 : http://www.irdes.fr/Publications/2011/Qes169.pdf
  • Influence du contexte de résidence sur les comportements de recours aux soins. L’apport des méthodes d’analyse multiniveaux et spatiales – Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) – Décembre 2005 (télécharger au format PDF)
  • État de santé et recours aux soins des immigrés : une synthèse des travaux français – Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) – Janvier 2012 : http://www.irdes.fr/Publications/2012/Qes172.pdf
  • Distances et temps d’accès aux soins en France métropolitaine – Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) – Avril 2011 : http://www.irdes.fr/Publications/2011/Qes164.pdf
  • Accès aux soins : les déterminant socioculturels – Médecins du Monde – Janvier 2012 (télécharger au format PDF)
  • Accès aux soins des enfants des familles précaires – Direction générale de la cohésion sociale – Avril 2010 (télécharger au format PDF)
  •  Mesurer les délais d’attente dans l’accès aux soins. Afin de mettre en place un dispositif statistique permettant de mesurer les délais d’attente dans l’accès aux soins, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a commandité une analyse qualitative préalable. L’étude, qui vient d’être publiée, montre qu’en dehors des cas urgents, dont la prise en charge est toujours assurée, les délais d’attente peuvent être longs dans certains territoires déficitaires en professionnels de santé. Les secteurs les plus touchés par cette problématique sont l’ophtalmologie, la chirurgie dentaire, la psychiatrie, la cardiologie, l’endocrinologie et la gynécologie. Les auteurs, qui appuient leur analyse sur une méthodologie combinant revue de littérature, entretiens avec des acteurs institutionnels et monographies de quelques territoires, recommandent la mise en place d’un dispositif répondant à trois objectifs. Le dispositif devra permettre de comparer les délais d’attente dans le temps et par rapport aux autres pays ; évaluer s’il y a un lien entre les délais d’attente, les inégalités d’accès aux soins et les inégalités de santé ; et mesurer en vue de mettre en place des dispositifs correctifs. (télécharger au format PDF)
  • L’accès au droit des personnes vulnérables à Paris (télécharger au format PDF)
  •  Aide alimentaire à Paris
  • Guide du routard dédié aux réfugiés et aux travailleurs sociaux (télécharger au format PDF)
  • Permanences d’accès aux soins de santé (PASS) : Les horaires en IdF (télécharger au format PDF)
  • Permanences d’accès aux soins de santé (PASS) : un annuaire pour mieux prendre en charge et orienter les patients Un annuaire (lien site web)
  • “Parcours de soins, parcours de santé, parcours de vie : Pour une prise en charge adaptée des patients et usagers – Lexique des parcours de A à Z” – ARS – Janvier 2016 (télécharger au format PDF)
  • Première édition des Rencontres de la MMPCR “Face aux conduites à risques : les chemins créatifs de la prévention :
  •  La FNARS publie 10 fiches actions thématiques, pratico-pratiques, téléchargeables sur http://www.fnars.org/champs-d-action/sante/ressources-sante-menu/publications-fnars-sante-m/6233-dix-fiches-actions-pour-promouvoir-l-accompagnement-sante-2
  • Rapport annuel du défenseur des droitsLe défenseur des droits, Jacques Toubon a remis son deuxième rapport d’activité. Ce nouveau rapport est l’occasion de lister toutes les entorses au principe d’égalité devant les services publics. Les inégalités relevées concernent notamment l’accès aux droits sociaux tels que la retraite, les prestations familiales, l’aide médicale ou le chômage ; l’accès à l’hébergement d’urgence ; l’enregistrement des demandes d’asiles. S’agissant des questions de santé, le rapport aborde plusieurs problématiques. Il s’agit des inégalités d’accès aux soins, du fait de disparités territoriales, de modalités d’affiliation à la sécurité sociale spécifiques (étudiants) ou de statuts administratifs précaires (migrants). S’agissant des droits des enfants, le défenseur relève une dégradation des conditions d’hospitalisation en pédiatrie, et adopte une décision relative au respect des droits des enfants et des adolescents au sein des établissements de santé. Enfin, le rapport fait état d’actions menées à l’encontre de discrimination dans l’emploi pour des raisons de santé.  (lien site web)
  • “Schéma départemental de la domiciliation des personnes sans domicile stable – département de Paris 2016-2018” – préfecture de région, préfecture de Paris – Février 2016 (télécharger au format PDF)
  • Les bornes CAF à Paris (télécharger au format PDF)
  • “L’accompagnement des mineurs étrangers isolés” – Infomie – septembre 2013 (télécharger au format PDF)
  • Plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale Le plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale entre dans sa dernière année. Adopté en janvier 2013, ce plan décline de nombreuses mesures articulées autour de six thématiques : l’accès aux droits, l’emploi et la formation, le logement, l’accès à la santé l’enfance et la famille, la lutte contre le surendettement et l’accès à l’aide alimentaire. Un premier document retrace l’ensemble des mesures et leur état d’avancement distinguant les réalisations entre 2013 et 2015 et ce qu’il reste à accomplir d’ici la fin du plan, en 2017. Un quatre pages complète cette synthèse et présente les chiffres-clefs pour chacun des domaines du plan.
  •  Le nombre de médecins en baisse jusqu’en 2025 : http://www.cget.gouv.fr/nombre-de-medecins-baisse-jusquen-2025
  • SantéBD est un outil de communication référentiel, composé de fiches décrivant les consultations médicales, dentaires, paramédicales et hospitalières. Les fiches sont rassemblées dans une application android qui permet de les personnaliser. http://santebd.org/, Il s’adresse principalement aux personnes en situation de handicap mental et d’autisme, et peut également être utilisé auprès de migrants.
  • ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ – Édition 2016 du panorama des établissements de santé – Comme chaque année, le Ministère des Affaires sociales et de la Santé publie son panorama des établissements de santé. L’édition 2016 présente les données de l’année 2014 pour la France métropolitaine et les départements et régions d’outre-mer. Cet ouvrage fournit, au travers de fiches synthétiques, les chiffres clés sur l’activité et les capacités des structures hospitalières, ainsi que sur les personnels et leur rémunération. Il propose des analyses plus détaillées s’agissant d’activités spécifiques comme la médecine, la chirurgie et l’obstétrique, la psychiatrie, l’hospitalisation à domicile, les soins de suite et de réadaptation ou encore la médecine d’urgence. Différentes fiches thématiques portent sur le cadrage juridique et institutionnel, la capacité d’accueil des établissements, les effectifs de personnel médical et non médical, les plateaux techniques. D’autres fiches concernent, par ailleurs, la situation économique du secteur. Ce document permet notamment de comprendre comment le secteur hospitalier français s’adapte aux modifications de l’environnement et des morbidités par des restructurations régulières et la mise en place de formes de coopération très diverses. (télécharger au format PDF)
  • Baisse du reste à charge des ménages en 2015La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) vient de publier un rapport documentant le niveau de consommation de soins et de biens médicaux, ainsi que la part des dépenses de santé supportée par les ménages. La croissance de la consommation de soins et de biens médicaux a ralenti en 2015 : elle était de 1,8 % en 2015, contre 2,7 % en 2014. En 2015, ces dépenses de santé ont été financées à hauteur de 76,8 % par la sécurité sociale. Ce taux est l’un des plus élevés parmi les pays de l’OCDE. La part assurée par les organismes complémentaires a diminué depuis deux années consécutives, pour représenter 13,3 % des dépenses de santé en 2015. Pour la quatrième année consécutive, la part du reste à charge des ménages diminue légèrement, s’abaissant à 8,4 % en 2015. Ainsi, malgré la progression des dépenses de santé, les dépenses à la charge des ménages ont diminué en valeur absolue depuis 2011.

    Profils des assurés endossant des restes à charge élevésBien que l’Assurance Maladie assure une part importante des dépenses de santé, les restes à charge sont hétérogènes et peuvent être très élevés pour certains patients. L’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) s’est intéressé aux profils des 10 % d’individus qui ont supporté les restes à charge les plus élevés en 2010. Quatre profils de patients endossant des restes à charge élevés ont été identifiés : des patients principalement traités en ambulatoire pour des maladies chroniques, des patients plutôt précaires et hospitalisés dans un établissement public, des actifs consommant des soins dentaires et enfin, des seniors non hospitalisés. L’étude relève que parmi les assurés endossant les dépenses de santé les plus importantes, les restes à charge varient beaucoup. Le reste à charge des individus de l’étude, au minimum de 1 110 euros, s’élève en moyenne à 1 914 euros. Enfin, 10 % de la population étudiée a supporté des restes à charge de plus de 3 090 euros. Cette étude a permis de montrer que les restes à charge élevés découlent de catégories de soins peu remboursés par le régime obligatoire, comme l’optique ou les soins dentaires, mais peuvent aussi provenir d’une accumulation de restes à charge de différentes natures issues de soins davantage associés à la maladie.

  • Guide à destination des acteurs de l’hébergement. Il est le fruit d’un partenariat entre l’Agence Régionale de Santé d’Île-de-France, la Fédération Nationale des Associations d’Accueil et de Réinsertion Sociale (FNARS Île-de-France) et la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Hébergement et du Logement (DRIHL). Ce guide a pour vocation de permettre une meilleure prise en compte des problématiques de santé spécifiques rencontrées par les publics accueillis. Il donne des repères sur les problèmes de santé les plus fréquemment rencontrés et sur les ressources pouvant être mobilisées. Il permettra ainsi aux acteurs de terrain de mieux connaître le système de santé, les ressources à mobiliser et les partenaires à solliciter en fonction des situations. (télécharger au format PDF)
  • Pratiques spatiales d’accès aux soins. L’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes) publie un rapport d’étude sur l’accès aux soins. Plutôt que de s’intéresser à l’accessibilité des soins avec l’examen du maillage territorial, l’étude analyse les recours effectifs des patients. L’objectif de ce travail est ainsi d’analyser les mobilités des patients et comprendre pourquoi, dans certains cas, ils se déplacent pour consulter un médecin ou choisir un établissement de santé plus éloigné que celui correspondant à l’offre de proximité. L’étude, qui exploite notamment les données de l’Enquête santé et protection sociale (ESPS) de 2010, montre que les recours aux soins sont fortement dépendants des préférences individuelles, des caractéristiques contextuelles de l’offre et du type d’espace dans lequel résident les patients. Elle indique qu’une faible accessibilité de l’offre de soins engendre des déplacements et réduit le choix des patients les moins mobiles, majorant les inégalités sociales d’accès aux soins.
  • Accès aux soins des plus démunis – Médecins du Monde publie son rapport 2016 sur l’accès aux droits et aux soins des plus démunis. Dans le contexte d’une crise migratoire sans précédent, l’Organisation dénonce une réponse politique insuffisante et des conditions d’accueil inadaptées conduisant à la violation des droits fondamentaux. Dans son rapport, l’Organisation interpelle sur la gravité de la situation, avançant les données recueillies s’agissant des patients consultant dans ses centres de soins. Près de 98 % de ces patients vivent en-dessous du seuil de pauvreté, plus de 90 % vivent dans un hébergement précaire et 88 % ne disposent d’aucune couverture maladie, alors que près de trois quarts d’entre eux devraient théoriquement pouvoir en bénéficier. Les plus démunis souffrent d’inégalités de santé criantes. Le rapport pointe également la situation des mineurs isolés, vivant le plus souvent dans la rue, qui sont cinq fois plus nombreux à s’être rendus dans les centres de Médecins du Monde en 2015. L’Organisation souligne que la protection des mineurs isolés non accompagnés est un devoir, et que les politiques publiques doivent développer des réponses à la hauteur de la problématique.
  • Une Charte concernant les parcours de santéÀ la demande de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, la Conférence nationale de santé (CNS) a élaboré une Charte du parcours de santé intitulée : « Usagers et professionnels ensemble pour notre santé ! ». L’objectif de cette Charte est de promouvoir le respect des droits des usagers, et de créer les conditions favorables à la réalisation de parcours de santé de qualité, sans rupture et adaptés. La Charte met en avant trois grands principes : usagers et professionnels sont dans une relation partenariale, tous les usagers participent aux décisions concernant leur santé, et usagers et professionnels partagent des responsabilités s’agissant du système de santé et de solidarité. La Charte se fixe également quatre sous-objectifs que sont l’inscription dans une démarche de promotion de la santé ; l’accès aux soins de tous les usagers ; la coconstruction de parcours de santé personnalisé entre usagers et professionnels de santé ; et l’engagement à garantir la qualité, la continuité et la sécurité des prises en charge.
  • Le tiers payant devient un droit pour les personnes à 100% (lien site Web)
  • Le Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS) publie les résultats d’un sondage sur le droit des malades. Le sondage a été réalisé par téléphone auprès de plus de 1000 personnes. Il indique que le niveau d’information en matière de santé sur les situations courantes se maintient à un niveau élevé : neuf français sur dix se disent bien informés sur les gestes à adopter pour être en bonne santé et huit sur dix sur les parcours de soins et leur orientation dans le système de santé. Cependant, la notoriété des dispositifs de représentation des usagers reste minoritaire puisqu’elle ne concerne que un français sur dix. Ce sont plutôt les complémentaires santé qui sont perçues les plus légitimes pour représenter les intérêts des malades. Par ailleurs, la perception de la bonne application des droits des malades continue d’augmenter. La perception des droits s’agissant de la rédaction des directives anticipées sur la fin de vie a notamment augmenté, dans le contexte d’une campagne de communication en cours sur la question.

  • L’accès aux données de santé est un enjeu stratégique déterminant pour la recherche en France, pour les patients et les citoyens, pour les autorités sanitaires et les professionnels de santé, pour les industriels et pour tous les acteurs opérant dans le champ de la santé.L’exploitation encadrée des données de santé constitue un levier majeur pour la recherche et le développement d’innovations ainsi que pour la mise à disposition de nouvelles technologies en santé. Par ailleurs, l’accès aux données répond à la nécessité pour les entreprises de fournir des études aux autorités, afin de répondre aux exigences d’évaluation, notamment dans le cadre de l’accès au marché, du suivi et de la sécurité en conditions réelles d’utilisation des produits de santé.Un cadre de dialogue a été mis en place au sein d’un groupe de travail réunissant pouvoirs publics et industriels dans le cadre de la mesure 1-5 « Promouvoir une démarche active visant à faciliter l’accès aux données de santé à des fins de santé publique, de recherche et de développement industriel » du Comité stratégique de filière des industries et technologies de santé.Les résultats des travaux approfondis menés par ce groupe de travail entre septembre 2016 et mars 2017, avant la création de l’Institut national des données de santé en avril 2017, sont restitués dans le présent rapport composé :
    - d’un guide de l’utilisateur présentant la gouvernance générale des accès au système national des données de santé (SNDS) et les procédures de dépôts de dossiers ;
    - des préconisations du groupe pour l’usage des données du SNDS par les industriels des produits de santé. (télécharger au format PDF)
  • Enquête sur l’accès aux droits : relations des usagers avec les services publics : le risque du non-recours. Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, vient de publier une grande enquête intitulée « accès aux droits » visant à évaluer les relations que les usagers entretiennent avec les services publics. Se confirme ainsi que la dématérialisation accentue plusieurs inégalités. (télécharger au format PDF)

  • DEMOGRAPHIE MEDICALE – Définir et mesurer les déserts medicaux – La démographie des médecins et les aspirations des jeunes générations concourent à une probable diminution des effectifs libéraux, ce qui laisse craindre un accroissement des inégalités territoriales d’accès aux soins. Dans un nouveau rapport, la Direction de la recherche, des Etudes, de l’évaluation et des statistiques (Drees) se propose de revenir sur la terminologie de l’accès aux soins et les moyens d’évaluer l’accessibilité aux soins. D’emblée, le rapport souligne la relativité de l’accès aux soins « Il n’existe pas de référence externe permettant de caractériser un « bon » ou un « mauvais » accès aux soins « en soi » : l’évaluation ne peut être que comparative ». De même, il souligne que l’emploi du terme de « désert médical » n’a pas fait l’objet d’une définition rigoureuse qui supposerait de définir un seuil à partir duquel on puisse parler de « désert médical ». Puis, le rapport décrit les différents indicateurs permettant d’évaluer l’accès aux soins dans les territoires et de suivre son évolution dans les années à venir. L’indicateur d’accessibilité potentielle localisée (APL), développé par la Drees et l’Iresp, tient notamment compte à la fois de la proximité et de la disponibilité des médecins. La Drees propose également un seuil à partir duquel parler de commune sous-dense s’agissant des médecins généralistes.

 

 

Autres thématiques santé

-> Cancers
  • Cancers et inégalités territoriales en île-de-France. Septembre  2016. Première cause de mortalité dans la région, le cancer représente 21 500 décès annuels en Île-de-France. A travers cette nouvelle étude, l’ORS propose une analyse cartographique sur les inégalités territoriales relatives à certains cancers avec plus d’une cinquantaine de cartes et graphiques commentés. Les résultats obtenus confortent les résultats antérieurs publiés dans les atlas produits par l’ORS sur les périodes 1990-1999 et 2000-2007. L’originalité de l’approche réside dans l’analyse de l’incidence médico-administrative à un échelon infra-départemental à travers l’exploitation des données d’admission en affections de longue durée (ALD). Cette étude montre les nombreuses disparités infra-régionales et les met en regard des inégalités sociales dans la région. Elle permet de mettre en évidence des territoires atypiques quant aux liens inégalités sociales-inégalités de santé nécessitant des analyses plus approfondies. L’essentiel :
    • L’épidémiologie des cancers peut être fortement contrastée au sein des départements d’Île-de-France.
    • Les données sur les nouvelles admissions en affections de longue durée (ALD) apportent des éclairages pertinents et complémentaires des données de mortalité, notamment pour les pathologies les moins létales.
    • Les indicateurs socio-économiques cartographiés aident à la compréhension des disparités territoriales mais pourrraient être utilement complétés par une connaissance fine des territoires et de leur population.
    • Le rapport
    • La synthèse
  • Accès aux soins en cancérologie – L’offre de soins en cancérologie a connu une importante restructuration ces dix dernières années, avec la mise en place du système de la tarification à l’activité d’une part, et des seuils d’activité minimale d’autre part. Dans un nouveau numéro de Question d’économie de la santé, l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) s’intéresse aux effets de ces évolutions sur l’accès aux soins en cancérologie. Globalement, les résultats présentés montrent que, sur la période allant de 2005 à 2012, le nombre d’établissements pratiquant la chirurgie des cancers a diminué alors que l’activité de chimiothérapie s’est développée. Cette recomposition de l’offre a cependant eu peu d’effets sur les distances parcourues par les patients concernés par une chirurgie carcinologique ou une chimiothérapie. En revanche, l’étude révèle la persistance de fortes disparités entre les départements s’agissant du recours à la chirurgie et à la chimiothérapie.
  • Guide pour le diagnostic précoce du cancer – Alors que le cancer est responsable de près d’un décès sur six dans le monde, les pays ont convenu d’une cible visant à réduire d’un tiers le taux de mortalité prématurée due aux cancers et à d’autres maladies non transmissibles d’ici 2030. Afin d’atteindre cet objectif, il est essentiel d’investir dans la prévention et le diagnostic des cancers. Aussi, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient de publier de nouvelles orientations stratégiques pour le diagnostic précoce du cancer. Trois étapes du diagnostic précoce y sont présentées : la sensibilisation du public aux symptômes du cancer, le renforcement des services de santé et des compétences des soignants afin qu’ils puissent poser rapidement un diagnostic, l’accès des personnes malades à un traitement sûr et efficace qui ne les plonge pas dans des difficultés financières. L’Organisation recommande notamment aux pays dont les ressources sont limitées de donner priorité aux services de diagnostic et de traitement de base ayant un fort impact et un faible coût. Guide pour le diagnostic précoce du cancer – en anglais http://www.who.int/cancer/publications/cancer_early_diagnosis/en/

  • Les chiffres des cancers en France en 2016 – L’Institut national du Cancer (INCA) publie une synthèse présentant les principales données sur les cancers ainsi que les faits marquants de l’année 2016. Ces derniers chiffres indiquent qu’en 2015, le nombre de nouveaux cas de cancers est de 385 000 pour la France métropolitaine. Quant au nombre de décès par cancer en 2015, il est estimé à 149 500 pour la France métropolitaine, dont 84 000 chez les hommes et 65 000 chez les femmes. S’agissant de l’offre de soins de cancérologie, le rapport note que les effectifs de personnels sont en augmentation. Il fait également le point sur les volumes d’activité de soins en cancérologie, ainsi que l’augmentation des dépenses qui découlent des hospitalisations liées aux cancers. Certains chiffres permettent d’appréhender l’impact de la maladie sur la vie personnelle : ainsi, 8,5 % des malades disent être l’objet d’attitudes de rejet ou de discrimination liées directement à leur maladie, et la situation professionnelle se dégrade deux ans après le diagnostic d’un cancer. La synthèse intègre deux focus consacrés à la généralisation du dépistage organisé du cancer du col de l’utérus et à la cigarette électronique.
  • Troisième rapport sur la réalisation du Plan Cancer – L’Institut national du cancer (INCa), responsable du pilotage du Plan 2014-2019, a remis au Président de la République un troisième rapport. Le rapport évalue l’avancement du Plan, action par action. La réalisation des actions se déroule globalement dans les délais, sachant qu’à mi-parcours, 690 des 1 365 jalons prévus d’ici la fin du Plan sont définitivement acquis, soit 51 % des jalons du Plan. Par ailleurs, le planning de 414 autres jalons est respecté. Seuls 19 % des jalons du Plan sont en retard. Ces retards sont notamment imputables à des glissements de calendrier indépendants de la volonté des organisations pilotes comme un retard législatif ou d’autres raisons conjoncturelles qui ne devraient pas mettre en difficulté la réalisation des actions à moyen terme. Le rapport contient par ailleurs un focus sur la santé des enfants, des adolescents et des jeunes adultes, ainsi qu’une partie faisant le point sur la mise en œuvre du Plan par les Agences Régionales de Santé (ARS).
  • Vers la généralisation du dépistage organisé du col de l’utérus – BEH, janvier 2017 (lien site web)
  • Bénéfices de l’activité physique pendant et après un cancerL’Institut National du Cancer (INCa) vient de publier un rapport dressant l’état des lieux des connaissances sur les bénéfices de l’activité physique chez les patients souffrant d’un cancer. Le rapport s’appuie sur une revue de la littérature scientifique réalisée par une équipe d’experts pluridisciplinaires sur la base de données Pubmed pour la période 2000-2016. Cette analyse permet de conclure aux bénéfices de l’activité physique à divers niveaux : la prévention d’un déconditionnement physique, le maintien de la composition corporelle, la réduction de la fatigue liée aux cancers, l’amélioration globale de la qualité de vie, l’amélioration de la tolérance des traitements. L’activité physique permet même un allongement de l’espérance de vie et une réduction du risque de récidive. Les résultats des méta-analyses disponibles montrent que la pratique de l’activité physique post-diagnostique permet une réduction de 40 % de la mortalité dans les études concernées. Ces bénéfices sont observés pour une activité d’intensité modérée à intense pratiquée au moins cinq fois par semaine durant plus de trente minutes, sachant qu’une activité de moindre intensité apporte tout de même des bénéfices en comparaison de l’état sédentaire..

 

 

-> Conduites addictives
  • Lancement d’Addict’Aide, un nouveau portail sur les addictions. PARIS, 6 avril 2016 (APM) – Le Pr Michel Reynaud, de l’hôpital Paul-Brousse à Villejuif (AP-HP, Val-de-Marne), le Fonds actions addictions et 60 acteurs de la santé inaugurent mercredi Addict’Aide, un portail d’information, de prévention et d’orientation, qui souhaite rassembler à la fois professionnels de santé et de recherche, associations de patients, familles et usagers.A chaque acteur de l’addictologie ses préoccupations et “sa maison”: sur le portail Addict’Aide, on rentre dans la maison des patients et usagers quand on a des questions à poser sur les admissions; la maison des associations de patients, qui donne tous les éléments importants pour la vie des associations, la maison des jeunes ou encore celle des familles.”Il y a aussi la maison des professionnels de santé, dans laquelle se trouvent cabinet médical, centres médico-sociaux et hôpitaux. Chaque maison est gérée par un acteur clé du champ. Celle des acteurs de santé est gérée par la Fédération française d’addictologie (FFA) et celle des hôpitaux par le Collège professionnel des acteurs de l’addictologie hospitalière (Copaah), par exemple”, s’enthousiasme le Pr Michel Reynaud, à l’initiative du projet.”A côté de cela, il y a le centre de recherches, qui réunit toutes les unités de recherche en sciences économiques, humaines et sociales, et puis en science clinique et fondamentale. On a réuni là toutes les unités qui font de l’addictologie, même les plus petites: chacune a son intérêt, et donc sa page, il faut les mettre en valeur”, poursuit-il.”Il existe déjà beaucoup de sites: avec ce portail, on a cherché à les rassembler, les mettre en valeur avec une ergonomie qui permette à chacun de s’y retrouver très facilement. Par exemple, dans la maison des patients, on trouve des explications sur ce que sont les addictions, ainsi que des auto-tests informatisés qui permettent de repérer une addiction et d’évaluer sa gravité”, explique le Pr Reynaud à l’APM.”Cela présente l’avantage de faciliter l’accès aux soins, de façon progressive, sans entrer directement à l’hôpital”, pointe-t-il.Alcool, tabac, cannabis et autres drogues, médicaments, jeux d’argent ou autres addictions comportementales (pornographie, jeux vidéos, usages d’internet), toutes les addictions sont abordées sur le portail.Des annuaires regroupés, avec une fonction de géolocalisation, permettront également aux internautes de trouver des consultations au plus près de chez eux.Sur le portail se trouvent aussi des vidéos, des tchats, des forums, un agenda des actualités en addictologie, ainsi que des liens vers des lignes d’aide et d’écoute.”Les professionnels sont tous réunis sur la question des risques et des dommages, mais il y a encore une perception dans la population qui est très clivante, en particulier autour de l’alcool et du cannabis, une sous-évaluation considérable des dommages sanitaires et sociaux, dont on ne sortira que lorsque les associations de patients et de familles seront plus audibles. Le but du portail, c’est aussi que ceux qui sont touchés se manifestent”, ajoute le Pr Reynaud.”Chaque année en France, 20% de la mortalité et 50% des faits de délinquance sont liés aux addictions; 800.000 hospitalisations et 49.000 décès sont liés à la consommation d’alcool; 79.000 décès sont liés au tabac”, rappelle dans un communiqué le Fonds de dotation actions addictions, créé en août 2014 par le psychiatre.Le portail a été financé par le Fonds actions addictions, doté de 300.000 euros apportés par plusieurs mécènes: la Caisse des dépôts et consignations, le groupe La Poste, la Française des jeux, la banque Rothschild, Engie ainsi que les laboratoires pharmaceutiques Lundbeck et Indivior. Le développement du site a nécessité 40.000 euros, sans compter le recrutement d’un webmaster à temps plein, “ainsi que l’inestimable investissement bénévole de nombreux partenaires”, souligne le Pr Reynaud.Avec Addict’Aide, dont l’ergonomie a été travaillée avec les différentes parties prenantes, il voit son premier projet se concrétiser. D’autres viendront par la suite, comme la sortie d’un cours ouvert en ligne (Mooc) sur l’addictologie, en septembre.Addict’Aide, le village des addictions
  •  Rapport d’orientation et recommandations de la commission publique sur la réduction des risques et des dommages liés aux conduites addictives. La Fédération Française d’addictologie vient de publier le rapport de l’audition publique qu’elle a organisée les 7 et 8 avril avec le soutien méthodologique de la Haute Autorité de Santé sur la réduction des risques et des dommages (RdRD) liés aux conduites addictives. Au-delà de son intérêt de synthèse historique, sur le concept et sa philosophie, le rapport propose un état des lieux de la mise en œuvre de la RdRD en France et présente les quinze recommandations issues de l’audition publique. Parmi celles-ci, la dépénalisation de l’usage et la réflexion sur la régulation des marchés des produits licites et illicites, le débat sociétal – en lien avec les collectivités territoriales- sur les enjeux des addictions et les stratégies de la RdRD marquent particulièrement le changement de paradigme indispensable à son développement. Enfin, le rapport rappelle que le préalable à la RdRD réside dans une alliance entre intervenant et usager/personne ayant une conduite addictive, où le droit du libre choix et le savoir des usagers est reconnu. (télécharger au format PDF)
  • Evolution du phénomène des drogues en 2016 – L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) a déposé son rapport à l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, qui fait état des principales évolutions du phénomène des drogues en France. Ce rapport 2016 est composé de dix cahiers indépendants portant sur les politiques nationales, le cadre légal, les usages des drogues, la prévention, la prise en charge et l’offre de soins, les bonnes pratiques, les conséquences sanitaires des consommations et la réduction des risques, le marché des drogues et la criminalité, les consommations en détention et les recherches dans le domaine. L’année 2016 a notamment été marquée par l’adoption de la loi de santé du 26 janvier, qui accorde une place prioritaire à la prévention et propose de nouvelles mesures de réduction des risques. S’agissant des consommations, les dernières données disponibles indiquent que le cannabis reste la substance illicite la plus consommée, avec 1,5 million de consommateurs réguliers. Le rapport présente également de nouvelles données concernant les consommations en zones rurale et périurbaine. Chez les jeunes, le rapport relève une augmentation préoccupante des taux de polyconsommation régulière (cannabis, tabac et alcool).
  • Évolution du discours public en matière de consommation d’alcool – Santé Publique France et l’Institut National du Cancer ont constitué un groupe d’experts pluridisciplinaire chargé d’établir, en concertation, un avis pour faire évoluer le discours public en matière de consommation d’alcool. Le rapport s’appuie notamment sur une analyse des connaissances disponibles, afin de réviser les repères de consommation à faible risque. Par ailleurs, une étude qualitative a permis d’analyser les perceptions du discours public en matière de consommation d’alcool. Cette étude a notamment montré que les repères de consommation actuels sont peu connus et peu utilisés, et que les Français perçoivent une certaine hypocrisie des pouvoirs publics qui recommandent de limiter sa consommation tandis que qu’ils encaissent des taxes sur ces ventes. L’Avis indique les informations claires et précises qu’il recommande de délivrer largement au grand public. Il établit également des recommandations en termes de stratégie de prévention, mais aussi sur le rôle et le discours des pouvoirs publics. Pour plus de cohérence, l’Avis défend notamment que les taxes soient proportionnelles à la quantité d’alcool et non pas au type de boissons alcoolisées. Il recommande également l’usage d’un nouveau message d’avertissement qui serait : « Toute consommation d’alcool comporte des risques pour votre santé ».

 

 

-> Discrimination et santé
  • Le centre Hubertine Auclert met en ligne des vidéos pédagogiques (lien site web)
  • Fiche du plan de lutte contre les discrimination de Paris 19e sur les impératifs de santé publique et discrimination – 2015 (télécharger au format PDF)
  • Guide Laïcité et gestion du fait religieux dans les établissements publics de santé, réalisé par l’observatoire de la laïcité – février 2016 (télécharger au format pdf)
  • Les pathologies couvertes par le droit à l’oubli (télécharger au format PDF)

 

-> État de santé de la population française
  • L’état de santé de la population en France (édition 2015) – Direction de la recherche, des études, de l‟évaluation et des statistiques (DREES). Le 6e rapport de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) sur l’Etat de santé en France, réalisé avec l’ensemble des producteurs de données, dresse un panorama détaillé de la santé des français à partir de plus de 200 indicateurs, et conjugue une approche par population, pathologie et déterminant de santé. Si l’état de santé en France se révèle globalement favorable comparé aux autres pays développés, des disparités continuent d’exister entre les hommes et les femmes, entre les territoires et entre les catégories sociales. Ainsi, l’espérance de vie à la naissance demeure particulièrement élevée chez les femmes (85,4 ans vs 79,2 ans chez les hommes), avec un écart qui tend toutefois à se réduire avec une diminution de 2 ans au cours des 20 dernières années. Les inégalités hommes/femmes concernant l’espérance de vie avant 65 ans s’expliquent notamment par une consommation de tabac et d’alcool plus forte, une exposition professionnelle plus importante et des comportements nutritionnels plus préjudiciables à la santé. Les inégalités de santé constituent aussi une des caractéristiques de l’état de santé de la population française. Les problèmes de santé demeurent étroitement liés à la position sociale et au niveau d’études et ce même avant la naissance, se poursuivant tout au long de la vie. Les inégalités sociales sont renforcées par des inégalités territoriales particulièrement criantes entre les Dom et la Métropole mais aussi entre les régions avec la persistance d’un gradient nord-sud pour la mortalité prématurée, particulièrement chez les hommes. L’analyse des déterminants liés aux comportements de santé fait apparaître, quant à elle, une tendance à la baisse de la consommation d’alcool depuis les années 2000 et une modification des comportements vis-à-vis du tabac. La consommation de fruits et légumes reste inférieure aux recommandations du PNNS avec 40% de la population française consommant cinq portions quotidiennes.
  • Usages de substances illicites en France par les adultes : résultats du Baromètre santé 2014. L’OFDT et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) publient les premiers résultats du Baromètre santé 2014 sur les usages de produits illicites des adultes.Mené auprès d’un échantillon représentatif de la population résidant en France métropolitaine, le Baromètre santé 2014 de l’Inpes permet de mesurer les consommations de substances psychoactives licites et illicites tout en suivant leurs évolutions. L’échantillon de l’enquête porte sur plus de 15 000 personnes âgées de 15 à 75 ans qui ont été interrogées entre décembre 2013 et mai 2014.
    Les principaux constats en matière de substances illicites sont les suivants :
  • Une consommation de cannabis élevée, surtout chez les jeunes adultes:

Le cannabis demeure, de très loin, le produit illicite le plus consommé en France, expérimenté par 4 personnes sur 10 (42 %) chez les 18-64 ans. L’usage au cours de l’année (usage actuel) est en 2014 le fait d’une personne sur dix (11 %) contre 8 % en 2010. L’usage régulier (au moins 10 usages au cours des 30 derniers jours) est passé de 2 % à 3 % entre 2010 et 2014.

L’enquête montre qu’entre 2010 et 2014 l’usage actuel a augmenté pour toutes les tranches d’âge, la hausse touchant particulièrement les femmes de 18 à 40 ans et les hommes de 18 à 55 ans.
Les jeunes générations demeurent toutefois les plus concernées  puisque l’usage au cours de l’année atteint son niveau maximum chez les 18-25 ans : il est alors le fait de 34 % des jeunes hommes et 23 % des jeunes femmes contre, respectivement, 29 % et 17 % en 2010.
Cette hausse des consommations fait suite à une relative stabilité observée entre 2005 et 2010 et s’inscrit dans un contexte d’évolution de l’offre. « On constate ces dernières années un développement de l’offre tant pour l’herbe – sous l’effet notamment de l’autoculture – que pour la résine, dont la forte augmentation du taux de THC est à souligner » analyse François Beck, directeur de l’OFDT .

  • Des usages de substances stimulantes orientés à la hausse

Ce constat vaut particulièrement pour la MDMA/ecstasy. Que ce soit sous la forme de poudre et de cristal (MDMA) ou de comprimés (ecstasy), l’expérimentation de la substance concerne 4,3 % des 18-64 ans. L’usage dans l’année est passé de 0,3 % en 2010 à 0,9 % en 2014. Atteignant son niveau maximum entre 18 et 25 ans (3,8 %), il est trois fois moindre entre 26 et 34 ans (1,3 %) et devient quasi nul après 35 ans. Les progressions des prévalences interviennent alors qu’on observe qu’un renforcement de la diffusion des différentes formes du produit (poudre, cristal ou comprimés) ainsi que de leurs teneurs en principe actif.
Concernant la cocaïne, la part des 18-64 ans qui l’ont expérimentée est de 5,6 % en 2014. Cet usage au cours de la vie se situait à 1,2 % en 1995. Il a donc quadruplé en deux décennies, la disponibilité de la substance n’ayant en parallèle cessé de s’accroître au cours de la même période. L’usage de cocaïne au cours de l’année se situe pour sa part à 1,1 % des 18-64 ans contre 0,9 % en 2010. En 2014, l’usage actuel est déclaré par 3,1 % des 18-25 ans et 2,2 % des 26-34 ans, et régresse ensuite nettement. Les hommes sont 2 à 3 fois plus consommateurs

  • Des usages rares d’autres substances

Les niveaux d’expérimentations des autres substances sont faibles, qu’il s’agisse de l’héroïne (1,5 % des 18-64 ans en ont pris au moins une fois au cours de leur vie), des champignons hallucinogènes (4,8 %) ou du LSD (2,6 %). Les consommations actuelles de ces différentes substances sont stables et demeurent tout à fait marginales puisqu’elles ne dépassent pas 0,2 % de la population pour chacune d’entre elles.

Enfin, 7,3 % des 18-64 ans indiquent avoir consommé des poppers au cours de leur vie. Il s’agit majoritairement d’hommes de moins de 35 ans. L’usage actuel de ces produits, dont certains ne sont pas interdits à la vente, demeure rare (0,9 %).

Les résultats sur l’ensemble des substances seront présentés dans le prochain numéro de la publication Tendances de l’OFDT.
François Beck, Jean-Baptiste Richard, Romain Guignard, Olivier Le Nézet, Stanislas Spilka, Les niveaux d’usage des drogues en France en 2014. Baromètre santé 2014, Tendances n°99, 2015, 8 p.

 

  •  L’alcool, une des toutes premières cause d’hospitalisation en France, BEH, Invs, 2015 (télécharger au format pdf)
  • Les cancers en France. L’Institut National du Cancer (INCa) publie la nouvelle édition de son panorama sur les cancers en France. Les taux d’incidence entre 2005 et 2012 sont en baisse chez les hommes (- 1,6 % par an) et se stabilisent chez les femmes (+ 0,2 % par an). Les taux de mortalité par cancer sont aussi en baisse, entre 1980 et 2012, ils ont diminué de 1,5 % par an chez les hommes et de 1 % par an chez les femmes. En 2015, les cancers les plus meurtriers sont toujours les cancers du poumon chez les hommes et les cancers du sein chez les femmes. S’agissant des nouveaux cas de cancer, ils sont au nombre de 385 000 en 2015 dont 211 000 nouveaux cas chez l’homme et 174 000 nouveaux cas chez la femme. Le rapport fait également l’état des lieux de la recherche dans le domaine de la recherche et des essais cliniques, l’organisation de l’offre de soins en cancérologie, la prise en charge des cancers. Il décrit également l’impact de la maladie sur la situation personnelle.

     

  • L’état de santé de la population en France (édition 2017) – Santé publique France et la Direction de la recherche, des Etudes, de l’évaluation et des statistiques (Drees) viennent de publier l’édition 2017 du rapport sur la santé de la population en France. Les principaux indicateurs de la santé de la population y sont présentés. Globalement, l’espérance de vie des Français reste très élevée. Elle atteint 85 ans pour les femmes et 78,9 ans pour les hommes. Cependant, on constate un léger recul de l’espérance de vie entre 2014 et 2015, de 0,4 % par an pour les femmes et 0,3 % par an pour les hommes. Ce recul est notamment imputable à l’épisode grippal de l’hiver. Le rapport fait par ailleurs état d’une réduction de la mortalité toutes causes, de la mortalité prématurée (avant 65 ans), et d’une amélioration de la durée de vie des personnes souffrant de maladies chroniques. Le poids de la mortalité prématurée demeure cependant important, puisqu’il concerne près d’un décès sur cinq. L’incidence des maladies chroniques ne régresse pas et sa prévalence est même en forte hausse. Cette augmentation est liée au vieillissement mais aussi à la persistance de certains facteurs de risque. Le surpoids et l’obésité sont notamment toujours en augmentation, bien que cette augmentation s’infléchisse. Enfin, le rapport décrit des inégalités sociales de santé importantes à tous les âges de la vie.

     

-> Éducation Thérapeutique du Patient (ETP)
  • Saed : un guide pour faciliter la communication entre professionnels de santé (lien site web)
  • Évaluation des programmes d’éducation thérapeutique : Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a remis son avis suite à une évaluation des programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP). Affirmant l’importance de l’éducation thérapeutique dans la prise en charge des malades, notamment des malades chroniques, le HCSP réinterroge les programmes d’ETP. Menée dans une perspective prospective, l’évaluation vise à produire des recommandations stratégiques et opérationnelles. Dans son avis, le HCSP dresse l’état des lieux des programmes d’ETP, fait état de leur mode de financement, décrit leur structuration et leur mode de coordination, leurs diverses modalités de mise en œuvre. Il analyse le rôle de l’ETP dans la réduction des inégalités de santé. L’avis organise ensuite ses recommandations autour de grands axes : le rôle des instances nationales et régionales, la meilleure prise en compte des inégalités de santé et l’enrichissement des connaissances s’agissant de l’éducation thérapeutique. (télécharger au format pdf)

 

-> Maladies et infections transmissibles (VIH, IST, tuberculose …)
  • “Suivi de l’infection à VIH/sida en Île-de-France  – Des données localisées pour agir au plus près des populations et réduire les inégalités”, ORS 2014. À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, et comme chaque année depuis 1999, l’Observatoire régional de santé (ORS) Île-de-France réalise un état des lieux de l’épidémie de VIH/sida dans la région.Cette année, pour la première fois, l’ORS présente des analyses infra-départementales de l’épidémie, à partir d’une exploitation des données relatives aux 42 404 Franciliens pris en charge en 2012 par le régime général de l’Assurance maladie au titre de l’Affection de longue durée pour le VIH (ALD 7). Ces données permettent de présenter les informations au niveau du canton-ville, soit dans 286 territoires en Île-de-France.Cette première cartographie infra-départementale de l’épidémie en Île-de-France offre une perspective nouvelle de réflexion et d’action pour faire face au VIH/sida.L’analyse des données épidémiologiques issues des différents systèmes d’informations sur le VIH/sida souligne que les territoires et les populations de la région sont très inégalement touchés par l’épidémie. Au niveau départemental, Paris et la Seine-Saint-Denis se démarquent par une situation défavorable par rapport aux autres départements. Mais, plus précisément, au sein même des départements, de fortes disparités sont notées. A Paris, par exemple, le taux de personnes en ALD pour VIH en 2012 varie de 1 602 pour 100 000 habitants dans le 1er arrondissement à 263 pour 100 000 dans le 7ème arrondissement, soit un écart de un à six entre ces deux territoires distants de quelques kilomètres. La cartograp hie des ALD,  mise en perspective avec des données sociales de contexte des territoires ainsi qu’avec l’histoire de l’épidémie dans la région, permet de mieux comprendre comment les populations et les territoires dans lesquels elles vivent ont été inégalement touchés. (télécharger au format PDF)
  • Suivi de l’infection à VIH/sida en Île-de-France. Approche territoriale du VIH : constats et pistes stratégiques pour agir. A l’occasion du 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le sida, l’ORS Île-de-France réalise un état des lieux de l’épidémie dans la région. La thématique centrale du Bulletin est celle des approches territoriales face au VIH/sida, avec des contributions de Pierre Chauvin (Inserm et Sorbonne Universités UMPC) et de France Lert (chargée de mission pour la Ville de Paris). L’épidémiologie du VIH dans la région souligne des disparités territoriales majeures qui devraient trouver leurs traductions dans la mobilisation de moyens, mais aussi dans la capacité de chaque territoire à trouver les leviers sur lesquels agir pour faire reculer l’épidémie. L’essentiel de l’étude :

• Depuis 2011, chaque année, en moyenne 2 650 Franciliens et Franciliennes découvrent leur séropositivité. Ce chiffre ne diminue plus depuis trois ans. Environ 60% ont été contaminés par voie hétérosexuelle et 40% lors de rapports sexuels entre hommes.
• Parmi ces Franciliens, un quart sont à un stade clinique très tardif au moment du dépistage, déjà au stade sida ou avec un système immunitaire très faible. Cette situation est plus fréquemment rencontrée parmi les personnes contaminées par voie hétérosexuelle ou parmi les personnes migrantes. Or, l’enjeu du dépistage précoce est majeur pour permettre aux personnes séropositives d’accéder au plus tôt aux traitements.
• Si les populations sont diversement touchées, l’épidémiologie du VIH souligne des disparités territoriales d’une grande ampleur, avec un gradient de 1 à près de 20 selon les communes franciliennes, quand on considère la part de la population prise en charge au titre d’une Affection de longue durée pour VIH.
• Dans les territoires franciliens à faible densité d’offre libérale de soins, il existe un lien positif entre le niveau de recours au dépistage des habitants et l’offre de dépistage gratuit dans leur quartier de résidence.
• Il est nécessaire d’élaborer des stratégies de prévention dite combinée, qui intègrent le traitement comme outil de prévention chez les personnes séropositives (Treatment as prevention, TasP) et chez les personnes séronégatives avec la prophylaxie pré-exposition (PreP), et d’ajuster ces stratégies aux besoins locaux.
• Pour faire reculer l’épidémie, l’élaboration de nouvelles stratégies, territoriales et populationnelles, est plus que jamais nécessaire (télécharger au format PDF)

  • Les objectifs de développement durable contre la tuberculose – L’élimination de la tuberculose est l’une des cibles des objectifs de développement durable (ODD) que l’Organisation Mondiale de la Santé inaugure en 2016. Dans un rapport récemment publié, l’OMS présente la manière dont les 30 pays les plus touchés par la tuberculose adoptent et mettent en œuvre la Stratégie éradiquer la tuberculose. Les vignettes « pays » illustrent les appropriations nationales des différents piliers de la lutte contre la tuberculose : des soins et prévention intégrés et centrés sur le patient, des politiques audacieuses et des systèmes de soutien et l’intensification de la recherche et de l’innovation. Différentes approches sont ainsi présentées, en mettant en avant les innovations permettant d’accélérer la lutte contre l’épidémie. Le rapport évoque, également, la multitude et l’importance des défis auxquels les pays lourdement touchés doivent faire face, notamment en ce qui concerne le système de santé, les ressources humaines et les contraintes financières.
  • Pourquoi me rendre dans un Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD) des IST (Infections Sexuelles
    Transmissibles) ? Outil créé par l’ASV du 14e et le CMS Ridder. (télécharger au format PDF)

 

 

-> Nutrition
  • Nutrition et santé des élèves de CM2 – La Direction de la Recherche, des Etudes, de l’évaluation et des Statistiques (Drees) publie les résultats de l’enquête nationale santé réalisée auprès des élèves de CM2. Les principales thématiques explorées sont : l’asthme, la surcharge pondérale, la santé bucco-dentaire ou encore la couverture vaccinale. Les résultats de l’édition 2014-2015 font notamment apparaître que le taux de surcharge pondérale est relativement stable depuis 2002. La surcharge pondérale concerne 18 % des enfants tandis que 4 % des enfants sont obèses. La santé bucco-dentaire des enfants s’améliore : 7 enfants sur 10 n’ayant aucune carie dentaire. L’étude, qui documente également les habitudes de vie concernant l’alimentation et l’activité physique, fait ressortir que 35 % des enfants disposent d’une télévision ou d’un ordinateur dans leur chambre, et que 20 % consomment quotidiennement des boissons sucrées. Les résultats de cette étude sont globalement encourageants, mais contrastés si l’on considère l’origine sociale des élèves. Les enfants de cadres adoptent des comportements plus propices à la préservation de leur santé, ce qui contribue au gradient social s’agissant de la prévalence du surpoids.
  •  NUTRITION – Évaluation des systèmes d’étiquetage simplifiés – Le Ministère de la Santé et des Affaires sociales publie un rapport présentant les résultats de l’évaluation des systèmes d’étiquetage simplifiés en conditions réelles d’achat. Quatre systèmes ont été testés : Nutri-score, système proposé par des chercheurs de santé publique ; SENS, système proposé par des industriels et des chercheurs nutritionnistes ; Nutri-couleur, système analytique adapté de celui utilisé au Royaume-Uni ; et Nutri-repère, un système améliorant les « repères nutritionnels journaliers » déjà utilisés. L’objectif de l’expérimentation en conditions réelles d’achat était de classer les logos en fonction de leur impact sur les achats des consommateurs et de leurs effets sur la qualité nutritionnelle globale. Combinant des méthodes qualitatives et quantitatives, l’expérimentation a montré que trois des quatre logos ont un effet significatif sur l’acte d’achat (Nutri-Score, Nutri-Couleurs et SENS). Par ailleurs, l’expérimentation montre qu’une échelle facilite le classement par les consommateurs. L’analyse fait apparaître les avantages et les inconvénients de chaque système mais, au total, l’échelle continue et colorielle l’emporte.

    La SFSP a apporté son soutien, aux côtés de nos partenaires, à la mise en place d’un logo nutritionnel permettant à chaque citoyen d’être informé de manière simple et accessible sur la qualité des aliments qu’il achète et consommera.
    La SFSP se réjouit des avancées récentes en ce domaine. Il nous faut toutefois rester vigilant et poursuivre notre plaidoyer en ce domaine pour parvenir à son application concrète et effective.

 

 

-> Personnes âgées et aidants familiaux
  • Extension du programme PAERPA à 16 territoires. Le dispositif Parcours santé des aînés (PAERPA) a pour objectifs d’améliorer la prise en charge des personnes âgées de 75 ans et plus, et de résoudre les difficultés ou ruptures dans leur prise en charge. Voté par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2013, il permet de mieux coordonner les actions des différents intervenants et d’éviter des recours excessifs à l’hôpital. L’enjeu est en particulier de maintenir autant que possible les personnes âgées à leur domicile et de préserver leur autonomie. La ministre des Affaires sociales et de la Santé, a annoncé l’extension du programme PAERPA à 16 territoires, élargissant le nombre de bénéficiaires à plus de 550 000 personnes âgées. Un ensemble d’acteurs territoriaux – conseils départementaux, professionnels de santé, établissements de santé et médico-sociaux, secteur social, assurance maladie… – sont mobilisés pour prendre part à ces expériences-pilotes qui se mettront en place progressivement.
  • Mise en ligne sur www.soin-palliatif.org de l’article « Le deuil blanc : un phénomène peu connu des aidants » qui comprend 4 podcasts à écouter avec Selma Rogy, psychologue : http://www.soin-palliatif.org/actualites/deuil-blanc-phenomene-peu-connu
  • Vieillir chez soi, enjeux de santé dans l’adaptation des logements – ORS – Juillet 2016 : Vieillir chez soi en bonne santé est l’ambition actuelle portée par les politiques de nombreux pays de l’OCDE, dont la France.
    Des études menées en Europe du Nord suggèrent que disposer d’un logement adapté permet de favoriser le maintien à domicile et présente des effets bénéfiques sur la santé.
    Et en France, quels sont les enjeux de santé pour une personne âgée à vivre dans un logement adapté ?Cette étude, menée par l’ORS Île-de-France, a pour objectif d’éclairer les enjeux d’adaptation du logement pour la France et les territoires de la région Île-de-France face au vieillissement en bonne santé.
    Elle recommande de mettre en place une stratégie d’anticipation dans certains territoires franciliens pour permettre de vieillir chez soi en bonne santé.
  • Seuls 7% des Franciliens de 60 ans ou plus vivent dans un logement  aménagé et moins de 1 % disposent de nouvelles technologies (monte escaliers, volets roulants électriques, chemins lumineux,  objets connectés etc.) ;
  • Etre locataire apparaît comme un frein à l’aménagement du logement ;
  • La perception de l’état de santé des personnes âgées est associée au niveau d’adaptation de leur logement ;
  • Il existe de fortes inégalités territoriales en Île-de-France face à la possibilité de vivre dans un logement adapté.

– L’étude et la synthèse de l’étude

  • Santé et dépendance des personnes âgées – La Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (Drees), vient de publier les résultats d’une étude sur la santé et la dépendance des personnes âgées en institution ou à domicile. L’étude s’appuie sur les données relevées dans le cadre de l’enquête Handicap-Santé recueillies en 2009 s’agissant de personnes de plus de 75 ans. Dans cette population, une personne sur douze vit dans une institution, le plus souvent en raison de maladies et d’une perte d’autonomie. Aussi, 86 % des personnes âgées de 75 ans ou plus sont dépendantes, contre 13 % des personnes du même âge vivant à domicile. Les personnes âgées vivant en institution déclarent plus souvent des limitations fonctionnelles, qu’elles soient sensorielles, cognitives ou physiques. L’étude montre également que les personnes âgées vivant en institution ont une moins bonne santé bucco-dentaire, et souffrent davantage de dénutrition. En revanche, les prévalences de maladies telles que le diabète, les cancers ou les maladies cardiaques, sont comparables entre les personnes âgées vivant à domicile et celles vivant en institution.

 

 

 

-> Risques auditifs

 

 

 

-> Santé environnementale
  • Comment éviter les jouets toxiques sous le sapin – WECF France (accéder à la vidéo)
  • Erpurs: 20 ans de surveillance et d’évaluation de la pollution urbaine sur la santé – ORS – dec 2014. Le programme Erpurs, initié au début des années 1990 par l’Observatoire régional de santé Île-de-France, constitue un système permanent de surveillance des effets de la pollution atmosphérique urbaine en Île-de-France.Depuis 20 ans, il diffuse auprès de ses partenaires les connaissances scientifiques permettant de mieux cerner les enjeux sanitaires de cette problématique et de guider l’action publique.L’ORS Île-de-France publie aujourd’hui le bilan de ce programme qui a provoqué une vraie révolution dans l’histoire de la lutte contre la pollution atmosphérique et a essaimé vers la mise en place d’un dispositif national de surveillance des effets sanitaires.Alors que les effets de la pollution de l’air sur la santé ne sont plus à démontrer, ce travail se penche également sur les enjeux de demain.
  •  Les actes de la 16e journée nationale d’étude de l’association “Élus, santé publique & territoires”. Fruit d’un partenariat avec la Mairie de Paris et le Réseau environnement santé, la journée a reçu le soutien de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris et s’est déroulée à Paris, le 27 novembre 2015 (pdf 204p., 3,73 M).Les conditions environnementales ont une importance croissante sur la santé humaine et comme facteur explicatif de l’épidémie mondiale de maladies chroniques. Nous avons vu, ainsi, qu’à l’échelle d’une ville ou d’une intercommunalité, il est possible d’identifier les leviers d’actions disponibles et de les mettre en œuvre au service de la santé de tous. L’objectif de cette Journée était de présenter, du point de vue d’une collectivité locale, les enjeux politiques ainsi que les controverses que pose la prise en compte des facteurs environnementaux dans l’élaboration d’une politique locale de santé.Cette journée a permis :- De partager des connaissances scientifiques : Les acquis et connaissances actuels sont nombreux et suffisamment partagés à l’échelle mondiale pour savoir et agir.- De mettre en évidence l’implication nécessaire de la population : Pour des projets réussis cette participation est primordiale pour prendre en compte le gradient social qui concerne tout un chacun et dans lequel se distribuent les inégalités sociales de santé (évitables et injustes).- D’illustrer l’engagement de nombreuses villes et de leur capacité à peser, par l’ensemble de leurs politiques, en faveur d’une santé environnementale juste et équitable. Lien vers … Présentations, références et dossier documentaire de la journée
  • Pour la première fois, Santé publique France estime avec l’ORS Île-de-France, l’impact de l’exposition chronique aux particules fines (PM2,5) sur la mortalité et propose des données régionalisées.

    Cette plaquette de deux pages spécifique à la région Île-de-France permet de quantifier les bénéfices sanitaires attendus d’une amélioration de la qualité de l’air. Elle offre aussi un résumé des principaux résultats de cette évaluation quantitative des impacts sanitaires (EQIS) de la pollution de l’air en France.
    La pollution agit aux niveaux respiratoire et cardio-vasculaire, mais également sur des troubles de la reproduction et du développement de l’enfant, des maladies endocriniennes ou encore neurologiques. Ainsi, améliorer la qualité de l’air se traduirait non seulement par une baisse de la mortalité, mais aussi par une amélioration de la santé et de la qualité de vie significative ce qui démontre l’ampleur des enjeux, notamment pour l’Île-de-France.
    En France, si toutes les communes atteignaient les concentrations les plus faibles observées dans les communes équivalentes (en termes de type d’urbanisation et de taille), 34 000 décès seraient évités chaque année, et les personnes de 30 ans gagneraient en moyenne 9 mois d’espérance de vie.
    En Île-de-France, 7 000 décès seraient évités chaque année. Ceci représenterait un gain moyen de 11 à 13 mois d’espérance de vie à 30 ans selon la typologie de la commune (rurale, moyenne, grande). (télécharger au format PDF)

  • Plusieurs scénarios de réduction de la pollution atmosphérique et leur impact sur la santé. La pollution de l’air est aujourd’hui la première cause environnementale de mort prématurée au niveau mondial, devant les problèmes d’eau et d’hygiène. L’Institut de veille sanitaire (InVS) présente un rapport édité par Santé Publique France intitulé : « Impacts de l’exposition chronique aux particules fines sur la mortalité en France continentale et analyse des gains en santé de plusieurs scénarios de réduction de la pollution atmosphérique ». Le rapport présente des résultats sur la corrélation entre l’exposition chronique aux particules fines et l’existence de risques de décès. Selon ces études, entre 2007-2008, plus de 48.000 personnes auraient été victimes des particules fines. En respectant la recommandation l’Organisation Mondiale de la Santé de 10 µg/m3 (10 µg de particules fines dans 1 m³ d’air) dans les communes de plus de 100.000 habitants, l’InVS estime que 17.000 décès pourraient être évités en France. Dans les communes les plus polluées, le respect de cette recommandation pourrait augmenter l’espérance de vie moyenne à 30 ans de plus d’un an. Le rapport incite donc à la mise en œuvre de mesures de mitigation contre la pollution aux particules fines qui se traduiraient par une baisse de la mortalité.
  • Imprégnation des femmes enceintes françaises aux polluants organiques – Santé Publique France a présenté, début décembre 2016, les résultats d’une étude sur l’exposition des femmes enceintes à certains polluants organiques. L’étude concernait 4145 femmes ayant accouché en 2011, en France (hors Corse), qui ont participé à ce volet périnatal du programme national de biosurveillance. Issu du Grenelle de l’environnement, le programme national de biosurveillance a pour finalité l’aide à la décision pour les acteurs de la santé publique. Avec 117 biomarqueurs d’exposition à des polluants organiques dosés chez des femmes enceintes, le volet périnatal du programme de biosurveillance a permis de décrire notamment le niveau d’imprégnation des femmes enceintes françaises au bisphénol A, aux phtalates, aux  pesticides, aux dioxines, aux furanes, aux retardateurs de flamme. Les résultats confirment l’omniprésence de ces polluants malgré les restrictions d’usage de certains de ces polluants.
  • Objectifs et indicateurs des résultats pour l’évaluation du PNSE3 – Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a été saisi par les ministères en charge de la Santé et de l’Environnement afin de formuler des propositions en vue de faciliter la future évaluation des effets du troisième Plan national santé-environnement. Le HCSP a proposé des objectifs de résultats pour les actions du Plan, et définit des indicateurs jugés les plus appropriés pour mesurer les avancées vers ces objectifs. Considérant le domaine d’intervention, les objectifs de résultats concernent principalement la réduction des niveaux d’exposition de la population à des nuisances ou contaminations. Ils couvrent un grand nombre de domaines environnementaux tels que l’air extérieur et intérieur, la qualité des eaux, les sites et sols pollués, les risques émergents et ré-émergents, les agents physiques, le changement global ou encore la qualité de l’alimentation. D’autres objectifs de résultats concernent par ailleurs l’amélioration des connaissances sur des menaces environnementales possibles. Des recommandations sont également énoncées afin d’améliorer l’accessibilité et l’opérationnalité des systèmes d’information existants sur la qualité des milieux ou sur l’état de santé de la population.
  • Analyse de dispositifs participatifs en santé-environnement – Santé publique France publie un rapport analysant quatre dispositifs participatifs mis en place dans le cadre d’études locales en santé-environnement. Il s’agit d’analyser le fonctionnement de quatre dispositifs participatifs, d’évaluer les intérêts dégagés mais aussi les difficultés rencontrées s’agissant de l’implication des acteurs locaux. Le rapport présente les résultats des différents dispositifs instaurés dans l’ancien site Kodak de Vincennes, dans le comptoir des minéraux et des matières premières d’Aulnay-sous-Bois, au sein de l’école élémentaire des Bourdenières de Chenôve, et au niveau du Centre de stockage de l’Aube à Soulaines. Puis, le rapport discute transversalement de trois aspects : l’incontournable participation des parties prenantes, les limites des dispositifs de concertation et les sources d’amélioration envisageables. En conclusion, Santé publique France indique que ces dispositifs permettent aux parties prenantes d’exprimer publiquement leurs attentes, d’engager un dialogue avec les scientifiques sur l’ensemble de l’étude, et, sans entraver le raisonnement scientifique, débouchent le plus souvent sur un enrichissement mutuel des points de vue.

 

-> Santé mentale
  • Guide de la Santé mentale : soins, accompagnement, entraide à Paris, Psycom, 2014 (télécharger au format PDF)
  • Les actes du colloque 2013 ” Home sweet home, un chez-soi pour quoi faire ? “, association IntervalleCAP (télécharger au format PDF)
  • Cartographie des structures intervenants dans le domaine des violences faites aux femmes (lien site web)
  • Que faire en cas d’urgence psychiatrique? par le Psycom et la Cité de la santé
  • L’estime de soi – qu’est-ce que t’en dis? : paroles d’enfants (lien site web)
  • Le rapport “Comment va la vie ?”(OECD 2015) décrit les facteurs déterminants du bien-être dans les pays membres et partenaires de l’OCDE. Il présente un large éventail de statistiques, qui portent à la fois sur le bien-être matériel (à savoir les revenus, l’emploi et le logement) et la qualité de la vie au sens large (à savoir la santé, l’éducation, l’équilibre entre travail et vie privée, l’environnement, les liens sociaux, l’engagement civique, le bien-être subjectif et la sécurité). Le rapport fait le point sur les niveaux de bien-être les plus récents, sur son évolution dans le temps et sur sa répartition entre différentes catégories de population. (télécharger au format PDF)

  •  Évaluation du plan psychiatrie et santé mentale 2011-2015. Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a remis le rapport d’évaluation du Plan psychiatrie et santé mentale. Ce rapport fait suite à une saisine de la Direction Générale de la Santé (DGS), qui a demandé que l’évaluation porte une attention particulière au degré d’appropriation des orientations stratégiques du plan par les principaux effecteurs régionaux. Le rapport indique que le plan est « consensuel et pertinent », soulignant la pertinence des axes et des orientations stratégiques retenus au regard des besoins observés. Il précise que la plupart des acteurs se sont approprié le contenu du plan. Le rapport relève des progrès dans la reconnaissance du rôle des personnes vivant avec des personnes souffrant de troubles psychiques, et le développement des études sur le handicap psychique. Mais, malgré ces progrès, le HCSP identifie des difficultés persistantes, notamment une trop grande hétérogénéité des pratiques et des moyens, l’absence de remboursement des soins de psychothérapie et la surmédicalisation du mal-être. En conclusion, le Haut Conseil a assorti son rapport d’un ensemble de recommandations. (télécharger au format PDF)
  • Instauration d’un Conseil national de la santé mentaleLe Ministère des Affaires sociales et de la Santé a annoncé l’instauration d’un Conseil national de la santé mentale, qui sera présidé par le sociologue Alain Ehrenberg. L’objectif de cette nouvelle instance sera de développer une approche globale et transversale de la santé mentale, chargée d’améliorer la prévention et la prise en charge des troubles psychiques et psychiatriques. En collaboration avec les autres instances existantes, le Conseil national de la santé mentale travaillera en particulier sur quatre axes prioritaires : le bien-être des enfants et des jeunes, la prévention du suicide, le suivi des personnes en situation de grande précarité, et l’appui à la mise en œuvre des projets territoriaux de santé mentale. Les réflexions du Conseil seront notamment étayées par les travaux de Michel Laforcade, qui vient de publier un rapport  comprenant des recommandations pour l’amélioration de l’organisation territoriale de la politique de santé mentale. Par ailleurs, afin de favoriser la consolidation et la généralisation des conseils locaux de santé mentale, une instruction vient d’être publiée. Elle présente les principales caractéristiques des conseils locaux de santé mentale, et analyse les modalités de leur mise en place au regard de l’expertise développée par le Centre Collaborateur de l’OMS de Lille.

  • Guide santé mentale – soins, accompagnement et entraide  à Paris (édition 2017) – Ces guides recensent les lieux de soins et d’accueil psychiatriques, les dispositifs médico-sociaux pour les personnes en situation de handicap psychique, les associations d’usagers et les Groupes d’entraide mutuelle (GEM), des informations sur les droits des usagers, les partenaires institutionnels et les ressources documentaires utiles sur un département. (télécharger au format PDF)
  • Un site pour tout savoir sur les soins en psychiatrie et en neurosciences à Paris : http://www.ght-paris.com/fr/ght-paris/ et le guides des structures de soins à Paris (télécharger au format PDF)
  • Guide santé mentale – soins, accompagnement et entraide. Disponible pour Paris (édition 2017) (télécharger au format PDF), la Seine-et-Marne (édition 2017) et la Seine-Saint-Denis (édition 2017). Ces guides recensent les lieux de soins et d’accueil psychiatriques, les dispositifs médico-sociaux pour les personnes en situation de handicap psychique, les associations d’usagers et les Groupes d’entraide mutuelle (GEM), des informations sur les droits des usagers, les partenaires institutionnels et les ressources documentaires utiles sur un département.
  • Les soins sans consentement en psychiatrie : bilan après la loi du 5 juillet 2011 – La législation française prévoit, en cas de troubles psychiatriques sévères affectant la conscience du trouble et le besoin de soins, le recours aux soins sans consentement. La législation s’agissant des soins sans consentement en psychiatrie a été transformée par la loi du 5 juillet 2011. L’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes) vient de publier les résultats d’une étude dressant le bilan des soins sans consentement en psychiatrie après la mise en œuvre de cette loi. L’étude révèle qu’en 2015, 92 000 personnes ont été prises en charge sans consentement, soit 12 000 de plus qu’en 2012. Cette hausse est notamment liée à l’extension de ces soins en dehors de l’hôpital et dans le cadre de programmes de soins, mais aussi à l’augmentation du nombre de prises en charge pour péril imminent. Les auteurs de l’étude indiquent qu’il serait nécessaire de réaliser plus largement une évaluation des dispositions mises en œuvre par la loi sur ce sujet sensible qui peut porter atteinte aux libertés individuelles.

 

 

-> Santé au travail
  • Santé mentale au travail. Depuis 2003, le programme « Santé mentale observatoire travail Rhône-Alpes et Centre » (Samotrace) se donne pour objectif d’estimer la fréquence des troubles de la santé mentale selon l’emploi, afin de pouvoir mieux identifier les facteurs de risques professionnels pour la santé mentale. S’appuyant sur des données recueillies dans le cadre de ce programme, Santé publique France vient de publier un rapport présentant les résultats issus du volet épidémiologique en entreprises sur un échantillon aléatoire de salariés dans les régions Centre, Pays de la Loire et Poitou-Charentes. L’échantillon constitué de 6 056 salariés dont 57 % d’hommes et 43 % de femmes a été surveillé par des médecins volontaires entre 2006 et 2008. L’étude relève peu de différences de prévalence de troubles de santé mentale selon la catégorie sociale. En revanche, les femmes et les personnes travaillant dans les secteurs de la production et distribution d’électricité, de gaz et d’eau, des activités financières et de l’administration publique, sont significativement plus touchées. Par ailleurs, ce travail a permis d’établir l’existence de liens entre certaines expositions psychosociales et la souffrance psychique ainsi que la consommation de psychotropes.
  • Améliorer la qualité de vie au travail des professionnels de santé – Les réformes du système de santé ont modifié l’organisation territoriale de l’offre de soins, l’organisation du travail et les modes d’exercice. Dans ce contexte, les professionnels de santé subissent davantage de pression et éprouvent souvent un certain malaise. Afin de soutenir et aider tous les professionnels de santé, le ministère des Affaires sociales et de la Santé vient de lancer une stratégie nationale pour améliorer leur qualité de vie au travail. Cette stratégie s’articule autour de trois axes. Premièrement, il s’agit de porter la qualité de vie au travail comme une priorité politique dont les enjeux sont majeurs. Deuxièmement, il s’agit d’améliorer l’environnement et les conditions de travail au quotidien, en donnant plus de place à l’écoute et aux initiatives individuelles, mais aussi en favorisant la conciliation entre vie professionnelle et vie privée. Troisièmement, un ensemble de mesures visent à accompagner les professionnels face aux changements et à améliorer la détection des risques psychosociaux.
  • Risques psychosociaux des personnels médicaux – L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) vient de remettre un rapport s’intéressant aux risques psychosociaux chez les personnels médicaux. L’objectif de ce travail est notamment de préciser les conditions de mise en œuvre et d’évaluation des actions menées afin de prévenir, détecter et prendre en charge les risques psychosociaux des personnels médicaux. La mission dresse un état des lieux des publications dans le domaine et rend compte de plusieurs expériences et initiatives hospitalières. Elle souligne combien la question des risques psychosociaux des personnels médicaux est cruciale, puisqu’elle a des conséquences sur l’organisation et la qualité des soins. Au terme de son analyse, la mission émet un ensemble de recommandations, notamment améliorer la structuration du pilotage national de la stratégie visant à réduire l’exposition des personnels médicaux aux risques psychosociaux. Elle recommande également un renforcement de l’implication du niveau régional et de la gouvernance des établissements.
  • Être bien au travail quelque soit son âge (lien site web)

 

 

-> Vaccination

A la demande de l’ARS Île-de-France et afin d’accompagner dans sa réflexion l’un des groupes de travail du projet régional vaccination, l’Observatoire régional de santé Île-de-France (ORS) a réalisé en 2013 un état des lieux des acteurs impliqués dans la politique vaccinale régionale.

Ce travail s’est centré sur les dispositifs de vaccination gratuite en Île-de-France avec une analyse de ses deux maillons : les centres de vaccinations gratuites conventionnés ou habilités, et les services de Protection maternelle et infantile.

Il relève d’une méthodologie qualitative, avec une trentaine d’entretiens conduits auprès de la quasi-totalité des pilotes et coordinateurs des dispositifs de vaccination gratuite, d’acteurs locaux principalement effecteurs directs de la vaccination. Des représentants des Unions régionales des professionnels de santé infirmiers et sages-femmes ont également été interviewés.

L’étude souligne l’hétérogénéité des dispositifs publics sur les territoires malgré la recentralisation de 2004. Les modalités d’organisation adoptées par le passé en fonction des volontés politiques et des ressources des territoires persistent en partie.

Un certain nombre de pistes sont proposées pour agir : améliorer la communication, augmenter les temps consacrés à la vaccination en particulier en déléguant plus largement les actes de vaccination aux infirmier(ières), et mieux coordonner les acteurs.

En outre, il est souligné la nécessité de mise en cohérence des différents dispositifs pour permettre à l’ensemble de la population d’accéder de manière optimale à la vaccination.

(télécharger au format PDF)

  •  La vaccination des enfants et des adolescents en Île-de-France. Actualisation 2015 – Observatoire Régional de Santé (ORS) – Avril 2016
    En collaboration avec la Cellule interrégionale d’épidémiologie, et à la demande de l’Agence régionale de santé, l’Observatoire régional de santé a réalisé une actualisation de l’état des données disponibles en matière de maladies vaccinales dans notre région, en ciblant la vaccination des enfants et des adolescents.Les données présentées sont issues des certificats de santé de l’enfant, des enquêtes en santé scolaire, des bilans en école maternelle, des données de l’assurance maladie ainsi que d’enquêtes ponctuelles. L’essentiel de l’étude :
  • Si les couvertures vaccinales en Île-de-France sont plutôt supérieures aux données nationales, des progrès restent à accomplir. Cette publication souligne la nécessité de renforcer les dispositifs permettant de mieux vacciner les enfants en situation de précarité, notamment ceux arrivés récemment en France.
  • La vaccination BCG, recommandée en Île-de-France compte-tenu de la prévalence élevée de la tuberculose, atteint ou approche les 90% selon les territoires. Cependant, certains territoires, en particulier en grande couronne, présentent des couvertures vaccinales peu élevées.
  • La vaccination contre l’hépatite B poursuit sa progression, ainsi que la vaccination RRO « 2 doses », sans néanmoins atteindre des taux de couverture vaccinale de 95% tels que préconisés dans la loi de santé publique de 2004. Des données pour la vaccination contre le méningocoque C, disponibles pour la première fois à un niveau infrarégional, montrent la progression rapide de cette vaccination recommandée depuis 2010 tout en pointant l’importance des stratégies de rattrapage chez les jeunes.
  • Le rapport
  • La synthèse (2 pages)
  • Troisième étape de la concertation citoyenne sur la vaccination. Le quatrième axe du plan d’action pour la rénovation de la politique nationale consiste à organiser une concertation citoyenne sur la vaccination. L’objectif de cette consultation est d’identifier les questions que se pose la population française, puis d’organiser des échanges constructifs, afin d’élaborer des propositions concrètes pour la rénovation de la politique vaccinale. Il s’agit, notamment de repenser une politique de vaccination qui fait actuellement coexister des vaccinations obligatoires et des vaccinations recommandées. Cette consultation est menée par un comité d’orientation indépendant présidé par le Pr Alain Fischer. Deux étapes ont déjà été réalisées : les enquêtes d’opinion et la tenue de jurys de citoyens et de professionnels de santé. L’heure est désormais à l’expression des opinions, avec l’ouverture d’un espace participatif sur Internet, qui a déjà recueilli plus de 4 600 contributions. Enfin, pour clore ce processus, le comité d’orientation devra remettre ses propositions en fin d’année 2016.
  • Résultats de la concertation citoyenne sur la vaccination. Le quatrième axe du plan d’action pour la rénovation de la politique nationale consistait à organiser une concertation citoyenne sur la vaccination. L’objectif de cette consultation était d’identifier les questions que se pose la population française, puis d’organiser des échanges constructifs, afin d’élaborer des propositions concrètes pour la rénovation de la politique vaccinale. Le comité d’orientation indépendant chargé de réaliser cette consultation, présidé par le Pr Alain Fischer, vient de remettre son rapport. Le rapport décrit que, bien que les experts soient unanimes s’agissant de l’intérêt de la vaccination dans la prévention des maladies infectieuses, une défiance s’est développée dans la population, qui se traduit par une insuffisance de mise en œuvre de certaines vaccinations. Aussi, le Comité a formulé un ensemble de recommandations visant à rétablir la confiance et améliorer la couverture vaccinale à tous les âges de la vie. Afin de susciter des perceptions plus positives de la vaccination, il s’agit d’organiser une diffusion indépendante d’informations validées, d’éduquer la population dès l’école, et de réaliser des campagnes de communication fortes et à grande échelle. Par ailleurs, le Comité souligne l’intérêt de faciliter la pratique de l’acte vaccinal, de suivre les vaccinations à travers un carnet électronique, et d’améliorer la disponibilité des vaccins.
  • Vaccination antiméningococcique C – Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) vient de remettre un nouvel avis sur la vaccination antiméningococcique C. En 2009, le Haut Conseil avait recommandé la vaccination systématique des nourrissons âgés de 12 à 24 mois avec une seule dose de vaccin antiméningococcique C. L’objectif était de mettre en place une immunité de groupe afin de protéger indirectement les jeunes nourrissons de moins de 1 an non ciblés par cette stratégie. Cette stratégie permettait de réduire le schéma vaccinal déjà lourd chez le jeune nourrisson. Cependant, compte tenu de l’insuffisance de la couverture vaccinale globale, l’incidence des infections méningococciques invasives de groupe C est restée élevée. Aussi, le Haut Conseil rappelle l’importance de l’application des recommandations vaccinales en vigueur, insistant sur la vaccination des adolescents et des jeunes adultes. Afin de promouvoir la vaccination, le Haut Conseil encourage les autorités de santé à lancer d’une campagne nationale pour une vaccination de rattrapage. De façon transitoire en attendant l’instauration d’une immunité de groupe, il recommande la vaccination des nourrissons dès la première année de vie suivie d’un rappel à 12 mois.

[dernière consultation des liens : le 25/10/13]